Phytopte du poirier
L’adulte de cet acarien de la famille des ériophyides (Eriophyes pyri) est blanc ou rouge pâle (0,16-0,25 mm). Son corps allongé s’amincit à l’extrémité et porte de longues soies. L’activité du phytopte débute lors de l’ouverture des bourgeons et s’arrête pendant les mois de juin à août.
Adultes et œufs de phytotope du pommier (source : Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection, MAPAQ)
Dégâts observables
Tôt au printemps (stades pré-bouton rose à bouton rose), ce ravageur cause des cloques aux feuilles affectées et, un peu plus tard, des taches du même genre sur les fruits. En plus d’être rarement rencontré sur le pommier, le phytopte n’est présent qu’occasionnellement sur le poirier.
Dommages sur feuilles de poirier : face supérieure (à gauche), face inférieure (au centre) et branche complète (à droite) (source: Stéphanie Gervais).
Stratégie de lutte
En vergers commerciaux, les traitements appliqués contre les principaux ravageurs du pommier répriment adéquatement ce ravageur. Cependant, en l’absence de traitement, des applications localisées peuvent être recommandées au besoin au stade débourrement avancé.
Thrips du poirier
Le thrips du poirier (Taeniothrips inconsequens) est un insecte suceur, aux ailes frangées et au corps en forme de cigare. Les jeunes stades sont blancs aux yeux rouges, alors que l’adulte est noir. Il mesure un peu moins de 2 mm à maturité.
Dégâts observables
Les adultes entrent dans les bourgeons à fruits au stade bouton rose avancé et s’en nourrissent, causant leur rabougrissement, leur brunissement et parfois même leur chute. Lors d’attaques sévères, les thrips se nourrissent aussi des feuilles, lesquelles se recroquevillent alors et deviennent brunâtres. La couronne de l’arbre peut s’en trouver clairsemée et le pommier peut souffrir de stress et perdre ses feuilles prématurément. Les attaques sont presque uniquement limitées aux vergers situés près d’érablières.
Larve (à gauche) et adulte (à droite) de thrips du poirier (source : ravageursexotiques.qc.ca et Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection, MAPAQ).



