Avertissements

Les stades « calice » et « début nouaison » sont atteints en Montérégie. L’éclaircissage a commencé dans le sud du Québec. Premières apparitions de taches de tavelure sur les feuilles en Montérégie-Ouest. Stratégie post-florale en cours contre l’hoplocampe, le charançon de la prune et la TBO. Premiers dommages de cécidomyies observés. Premières observations du puceron rose, du tétranyque à deux points et de la tétranyque McDaniel en Montérégie.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(J. Tinslay et S. Gervais)

Le stade « calice » et la fin de la floraison sont atteints en Montérégie. Le stade « nouaison », soit lorsque les fruits sont visibles sur les fleurs fécondées et atteignent environ 5 mm de diamètre, a déjà débuté dans certains cultivars et certains sites.

En Montérégie-Est, les calibres rapportés sont :

  • de 3 à 4 mm pour la McIntosh.
  • de 3,5 mm pour la Spartan.
  • de 4 à 5 mm pour la Cortland.
  • de 3 à 4 mm pour l’Empire.

En Montérégie-Ouest, les calibres rapportés sont :

  • de 6 mm pour la McIntosh.
  • de 8 mm pour la Paula Red.

Dans les Laurentides et en Estrie, la pleine floraison a été atteinte pour la plupart des variétés et le stade « chutes des pétales » a débuté pour certaines variétés et dans les sites plus chauds.

Dans les régions de la Mauricie, de la Capitale Nationale, du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches, le stade « bouton rose » est atteint.

Dans la région du Centre-du-Québec et de la Mauricie, la floraison est débutée.

En Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, les stades du pommier varient de « pré-bouton rose » à « bouton rose ».

Consultez la section « Pollinisateurs et espèces utiles » de l’avertissement N° 5 du 13 mai 2026 pour obtenir des conseils sur la protection de ces espèces et sur la prévention de l’intoxication des abeilles et des pollinisateurs indigènes.

Des épisodes de gel ont été rapportés au cours de la semaine dernière dans différentes régions dont l’Estrie, la Mauricie et Québec, sans dommages jugés importants.

Calice avec un tout début de nouaison, le 27 mai 2026
Source : CSO

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA consulté le 27 mai 2026, voici les prochains stades à venir pour le cultivar McIntosh, pour les régions plus au nord :

  • Québec : la floraison est prévue autour du 1er juin pour plusieurs sites.
  • Chaudière-Appalaches : la floraison est imminente.
  • Bas-Saint-Laurent : le stade « bouton rose avancé » est prévu entre le 1er et le 5 juin.
  • Gaspésie : le stade « bouton rose avancé » est prévu autour du 7 juin.

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

PLANIFIER L’ÉCLAIRCISSAGE, ÇA COMMENCE MAINTENANT
(S. Gervais)

Consultez l’avertissement N° 7 du 20 mai 2026 pour les outils et informations concernant le contrôle de la charge fruitière et l’éclaircissage.

TAVELURE
(V. Philion)

Les observateurs du réseau confirment l’apparition des premières taches foliaires de tavelure dans la région de Franklin. Selon RIMpro, les taches issues des petites infections de la fin avril et du début mai sont déjà en partie visibles et celles attendues avec l’infection majeure du 14-15 mai ont commencé à apparaître. D’ici au 3 juin, la plupart des taches de l’infection majeure de la mi mai seront visibles. Les infections secondaires prendront ainsi le relais aux infections primaires qui se termineront vers le 5 juin dans les secteurs les plus avancés. La saison des grosses infections primaires va s’achever avec la pluie prévue d’ici au 1er juin. Surveillez attentivement la croissance foliaire : les feuilles déployées et exposées à la pluie suite à votre traitement ne sont pas protégées.

Dans les vergers dépistés où il n’y a pas de tavelure apparente, la stratégie ne change pas. Adaptez vos traitements selon le risque sur l’échelle de RIM d’ici la fin des infections primaires. Dans les vergers où des taches sont visibles, le modèle RIMpro des infections primaires n’est pas applicable puisque les spores d’été (conidies) sont beaucoup plus nombreuses que les spores du printemps (ascospores). Dans les vergers avec taches, la protection régulière des fruits devient l’objectif, plutôt que de tenter de réprimer chaque infection. Consultez la fiche La tavelure : traitements d’été.

Capture d’écran du modèle prévisionnel tavelure à Franklin, le 27 mai 2026
Source : RIMpro

STRATÉGIE POST-FLORALE : POUR UNE APPLICATION BIEN CIBLÉE CONTRE LE CHARANÇON DE LA PRUNE, L’HOPLOCAMPE DES POMMES ET LA TORDEUSE À BANDES OBLIQUES
(S. Gervais)

Entre les phases du « calice » et de la « nouaison », plusieurs insectes ravageurs atteignent un stade où ils sont particulièrement vulnérables aux traitements insecticides, avant même d’avoir causé des dommages aux fruits. Le choix du moment d’intervention — au stade « calice » ou à la « nouaison » — doit être déterminé selon la présence du ravageur, le dépassement du seuil d’intervention et les antécédents du verger.

Une bonne planification des traitements après la floraison est essentielle et doit s’intégrer à la stratégie de protection estivale. En effet, plusieurs insecticides homologués pour lutter contre le charançon de la prune et l’hoplocampe des pommes sont également utilisés contre le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme. Il est donc important d’adopter une approche de gestion de la résistance en évitant les applications répétées de produits appartenant au même groupe chimique. Pour connaître les catégories et groupes chimiques des pesticides, consultez l’affiche PFI 2026, dans la section de droite consacrée à cette information.
Hoplocampe des pommes: Les captures d’hoplocampes des pommes sont généralement faibles selon les collaborateurs en Montérégie avec un peu plus de pression en Montérégie-Ouest et l’atteinte d’un pic de captures. Les premiers dommages sur fruit ont été observés en Montérégie-Ouest. Dans la région des Laurentides, les captures demeurent élevées, quoique le ravageur ait été moins actif au cours de la dernière semaine dans certains secteurs de cette région. Le début des captures est noté dans les régions de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches. Pour les méthodes de dépistage, consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI et la fiche L’hoplocampe des pommes pour plus d’information sur le ravageur et les stratégies d’intervention.

Jeune dégât sur fruit d’hoplocampe des pommes
Source : IRDA

 

Charançon de la prune et autres charançons
L’activité du charançon de la prune est commencée et une première capture dans un piège à phéromones a été notée dans la région de l’Estrie. La méthode de dépistage de ce ravageur est décrite au tableau-synthèse « Dépistage par observation des fruits ou du feuillage » de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers. Vous pouvez suivre l’activité de la ponte chez la femelle sur le site d’Agrométéo, en sélectionnant le modèle « charançon de la prune ».  Pour connaître les stratégies d’intervention et les moments de traitement, consultez la fiche Le charançon de la prune du guide PFI.

Les traitements de kaolin (SURROUND WP) ont débuté en Montérégie-Ouest dans les vergers biologiques. Il y a eu une première mention du charançon de la pomme dans la région de Québec. D’autres charançons phytophages, tels que Phyllobius oblongus et le charançon radicole européen, sont également observés, parfois en grand nombre dans des vergers biologiques, avec des dommages visibles sur les fleurs et les feuilles.

Tordeuses
Une première chrysalide de la tordeuse à bandes obliques a été observée en Montérégie-Ouest, ce qui marque le début de la fin de la période d’intervention possible contre les larves de cette espèce dans cette région. Aucune capture de papillon n’a été signalée jusqu’à présent.

Dans les régions du nord, la présence de larves de tordeuses à bandes obliques est généralement faible. Pour la région de la Gaspésie, les seuils d’intervention concernent surtout les chenilles printanières.

La méthode de dépistage des tordeuses sur le feuillage est décrite au tableau-synthèse « Dépistage par observation des fruits ou du feuillage » de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers et les interventions possibles sont décrites dans la fiche La tordeuse à bandes obliques.


Chrysalide de tordeuse à bandes obliques
Source : Joseph Moisan-De Serres (MAPAQ)

ACARIENS
(S.Gervais)

Une forte pression de la tétranyque rouge mobile est observée dans les régions de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches. Dans la région de Québec, l’éclosion des œufs est observée et la pression en début de saison semble également élevée.

Les premières observations de tétranyque à deux points et de tétranyque McDaniel ont été rapportées par les collaborateurs en Montérégie. Un premier seuil d’intervention est déjà atteint en Montérégie-Ouest.

Les prédateurs d’acariens sont également déjà présents dans les vergers de la Montérégie. Les premières observations de phytoséiides, de stigmaéides ainsi que de la punaise de la molène ont été signalées. Cette dernière peut avoir un double rôle : elle est un excellent prédateur d’acariens et de pucerons, mais lorsque les populations sont élevées et que la nourriture se fait rare, elle peut aussi s’attaquer aux fruits en les piquant, particulièrement lorsque les conditions météorologiques sont chaudes et sèches. Consultez la fiche Les punaises mirides occasionnelles du fruit afin d’estimer le risque qu’elle peut représenter et les stratégies d’intervention appropriées.

Afin de déterminer si une intervention est nécessaire, consultez la section « Dépistage par observation des fruits ou du feuillage » de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers  et la fiche Stratégie globale de lutte contre les acariens pour les stratégies d’intervention en début de saison.

Pour les régions plus au sud où le stade « calice-nouaison » a été atteint, nous sommes rendus à la deuxième fenêtre d’intervention, soit la section « traitements en début de saison » de la fiche correspondante, avec des acaricides tels que l’AGRI-MEK.

LES PUCERONS
(J. Tinslay et S.Gervais)

Les premières observations de pucerons ont été rapportées en Montérégie et dans les Laurentides. Plusieurs espèces ont été observées : les pucerons roses, les pucerons verts et les pucerons des graminées.

Le puceron rose est un ravageur secondaire en PFI et s’attaque aux bourgeons à fruits et végétatifs. Afin d’estimer le risque associé à ce puceron, observez 100 bouquets floraux par bloc (10 par arbre standard et 5 par arbre nain ou semi-nain). Le seuil d’intervention est atteint lorsque plus de 10 % des bouquets contiennent plus de 20 pucerons. Consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers pour la technique du dépistage et la fiche Les pucerons pour les stratégies d’intervention.


Pucerons roses
Source : IRDA

Les pucerons verts et pucerons graminées sont très semblables et faciles à confondre. Toutefois, les pucerons graminées apparaissent plus tôt dans les vergers (au débourrement). Selon la fiche Les pucerons, « les bourgeons peuvent supporter de fortes populations de pucerons des graminées sans qu’il y ait de pertes économiques. » Quant aux pucerons verts, les populations atteignent leur maximum au mois de juin. Le suivi des pucerons verts se fait toutes les semaines dès le mois de juin, en observant 100 pousses sur 10 arbres par bloc. Le seuil d’intervention varie selon la sévérité des pousses affectées (voir la fiche Grilles de dépistage pour les vergers pour plus de détails).

Pucerons des graminées (gauche) et pucerons verts (droite)
Source : Francine Pelletier et Franz Vanoosthuyse

Les prédateurs de pucerons ont déjà été observés par plusieurs conseillers dans différentes régions. En effet, des coccinelles, des larves de syrphes, des larves de chrysopes et des punaises de la molène ont été signalées. Consultez la fiche Description et efficacité des prédateurs de pucerons pour plus de détails sur les prédateurs de pucerons.

CARPOCAPSE DE LA POMME
(S. Gervais)

C’est toujours le début des captures du carpocapse de la pomme et des petits carpocapses de la pomme en Montérégie.

Pour les régions les plus au nord, l’installation de diffuseur pour la confusion sexuelle du carpocapse de la pomme est toujours possible. La confusion sexuelle est une pratique à moindre risque efficace dans la répression des carpocapses de la pomme. L’article Focus sur une pratique à moindre risque (1): la confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme détaille l’efficacité et le fonctionnement de cette méthode.

Consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers et la fiche Le carpocapse de la pomme pour plus de détails sur le suivi et la répression du carpocapse de la pomme.

CÉCIDOMYIE DU POMMIER
(S. Gervais)


Dommages de cécidomyie du pommier
Source : Stéphanie Gervais

Les premiers dommages foliaires causés par la cécidomyie du pommier ont été observés en Montérégie-Ouest et dans les Laurentides. Il s’agit d’un ravageur mineur en PFI qui attaque principalement les jeunes feuilles des pousses terminales. Il affecte surtout la croissance, ce qui peut être problématique dans les nouvelles plantations. Une intervention peut être nécessaire dans ces cas. Plusieurs insectes prédateurs s’attaquent à ce ravageur, notamment les coccinelles et la punaise de la molène, déjà présentes dans les vergers. Consultez la fiche La cécidomyie du pommier pour plus d’information.

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Consultez le Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers afin d’apporter les éléments nutritifs essentiels et d’obtenir des rendements optimaux et des fruits de qualité, sans pour autant accroître les problèmes de maladies et d’insectes.

RESSOURCES ET OUTILS
(S. Gervais)

Accès aux modèles prévisionnels RIMpro pour la tavelure, le feu bactérien, l’oïdium et l’éclaircissage des pommiers :

Tavelure

Feu bactérien

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc. (IRDA) et Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agronome, Ph. D. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

 

Floraison en cours en Montérégie et dans les Laurentides. Début de l’ouverture des fleurs en Estrie et dans certaines régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Blanc du pommier : apparition des symptômes pour le sud du Québec. Feu bactérien : raisonnez vos interventions. Planifier l’éclaircissage, c’est maintenant. Captures faibles pour l’hoplocampe des pommes sauf pour les Laurentides. Augmentation des observations de tordeuses dans le sud du Québec.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(S. Gervais)

La floraison est en cours en Montérégie et dans les Laurentides pour plusieurs cultivars. Dans le secteur de Franklin, le stade « calice » est atteint dans certains sites pour la McIntosh. Consultez la section « Pollinisateurs et espèces utiles » de l’avertissement N° 5 du 13 mai 2026 pour obtenir des conseils sur la protection de ces espèces et sur la prévention de l’intoxication des abeilles et des pollinisateurs indigènes.

Le début de la floraison de la McIntosh est imminent dans les régions du Centre-du-Québec et de l’Estrie. Quelques fleurs de pommiers sont déjà ouvertes en Estrie, et la première fleur s’est ouverte hier dans le secteur de Trois-Rivières.

Dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, le stade « pré-bouton rose » est atteint. Les fleurs commencent également à s’ouvrir chez les poiriers dans la région de Québec.

Au Bas-Saint-Laurent, les stades varient du « débourrement avancé » au « pré-bouton rose ».

En Gaspésie, les pommiers ont atteint le stade « débourrement avancé ».

Floraison en cours, Montérégie-Est
Source : IRDA

Franklin le 20 mai 2026

Source : CSO

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA consulté le 20 mai 2026, voici les prochains stades à venir pour le cultivar McIntosh, pour les régions plus au nord :

  • Québec : le stade « bouton rose » est prévu autour du 27 mai et la floraison est prévue selon les normales, soit autour du 2 juin.
  • Chaudière-Appalaches : le stade « bouton rose » est prévu autour du 22 mai et la floraison est prévue selon les normales, soit autour du 29 mai.
  • Bas-Saint-Laurent (près de Rivière-du-Loup) et Gaspésie : le stade « pré-bouton rose » est prévu autour du 26 mai.

 

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

BLANC DU POMMIER (Podosphaera leucotrica)
(V. Philion)

Les premiers symptômes de blanc sont maintenant visibles dans les vergers du sud du Québec. Ces symptômes sont inévitables dans les vergers où la maladie était présente l’an passé.

L’objectif des traitements est de limiter la propagation aux nouvelles pousses. Les conditions actuelles de chaleur sans pluie sont parfaites pour la propagation. Une intervention spécifique contre le blanc du pommier est souvent recommandée quand tous les facteurs de risque sont réunis : historique de maladie, cultivar sensible, conditions propices à la propagation.

Plusieurs fongicides sont efficaces : soufre, bicarbonate de potassium, fongicides du groupe 7, du groupe 11 et certains fongicides du groupe 3.

Les traitements non ciblés dits du « calendrier » (à l’américaine) ne sont pas aussi efficaces que les stratégies ciblées. RIMpro est utile pour cibler les périodes favorables au blanc.

Capture d’écran du modèle oïdium pour Rougemont
Source : RIMpro

FEU BACTÉRIEN (ou BRÛLURE BACTÉRIENNE)
(V. Philion)

Les infections sur fleurs procèdent en 3 étapes :

1) Les insectes porteurs visitent les fleurs ouvertes.
Les fleurs non écloses ne sont pas visitées par les insectes et ne sont donc jamais contaminées.

2) La chaleur favorise la multiplication bactérienne.
Même quand il fait très chaud, la multiplication n’est pas instantanée. Le modèle RIMpro est bien calibré pour suivre le risque.

3) La rosée et la pluie facilitent l’entrée des bactéries dans le pommier. En absence d’un film d’eau, l’infection est marginale.

Il est parfois nécessaire de traiter la même parcelle à 48 h d’intervalle pour bien atteindre toutes les fleurs en éclosion qui sont à risque, mais les traitements à chaque jour sont excessifs. Raisonnez vos interventions de sorte à limiter vos passages au verger. Il est interdit d’appliquer la streptomycine plus de trois fois par saison. Cette contrainte n’est pas problématique si vous suivez l’ouverture des fleurs et que votre décision de traiter est stratégique.

PLANIFIER L’ÉCLAIRCISSAGE, ÇA COMMENCE MAINTENANT
(S. Gervais)

Le contrôle de la charge fruitière demeure une intervention incontournable pour assurer un bon équilibre entre le rendement, la qualité des fruits et la vigueur des pommiers, tout en améliorant l’efficacité de la lutte antiparasitaire. Les fruits regroupés en bouquets créent un environnement favorable à plusieurs ravageurs. Des insectes comme la tordeuse à bandes obliques et le petit carpocapse profitent de ces paquets de pommes pour se protéger des prédateurs et des interventions phytosanitaires.

L’éclaircissage doit être planifié en fonction des stades de développement du pommier et des conditions météorologiques. Différentes approches peuvent être utiles pour atteindre la charge fruitière désirée.

La fiche Contrôle de la charge (éclaircissage chimique, mécanique et manuel) présente plusieurs tableaux et conseils sur les différentes approches : chimique, mécanique ou manuelle.

La fiche Mode d’emploi des agents éclaircissants explique les règles générales à suivre, la description des agents éclaircissants et une suggestion de programme d’éclaircissage. Le nouveau produit BREVIS 150 SC (métamitrone) y est également présenté,  en plus d’un nouveau tableau résumé des produits éclaircissants.

Capture d’écran de la fiche Mode d’emploi des agents éclaircissants
Source : Réseau-pommier

Les outils d’aide comme RIMpro éclaircissage et son mode d’emploi permettent d’évaluer la sensibilité des pommiers aux traitements et d’adapter les stratégies selon les conditions propres à chaque verger.

Capture d’écran du modèle prévisionnnel sur l’éclaircissage pour Franklin
Source : RIMpro

 

HOPLOCAMPE DES POMMES
(S. Gervais)

Les captures d’hoplocampes des pommes sont généralement faibles selon les collaborateurs en Montérégie, mais elles sont plus élevées dans la région des Laurentides. Pour les méthodes de dépistage, consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI. Il peut être fréquent que le seuil d’intervention soit atteint pendant la floraison alors que les interventions insecticides contre ce ravageur à ce stade phénologique sont interdites. La meilleure fenêtre d’intervention sera au stade « calice » du pommier.

TORDEUSE
(S. Gervais)

Situation actuelle
Une augmentation des observations de larves de tordeuse à bandes obliques est toujours notée cette dernière semaine dans le sud du Québec avec des seuils d’intervention atteints. Toutefois, aucune capture de papillons ni aucune observation de chrysalides n’a été signalée jusqu’à présent.

Dans les régions du nord, la présence demeure faible, bien qu’une légère augmentation ait été observée dans la région de Chaudière-Appalaches. Première observation de larves de tordeuse à bandes obliques en Gaspésie.

Dépistage
La méthode de dépistage des tordeuses sur le feuillage est décrite au tableau-synthèse « Dépistage par observation des fruits ou du feuillage » de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers.

Traitement
La tordeuse à bandes obliques est un ravageur difficile à combattre à l’aide d’insecticides; les pratiques préventives sont donc très importantes afin de limiter sa présence. Il est recommandé de réduire les abris où les larves peuvent se cacher grâce à une bonne gestion de la taille (hivernale et estivale), ainsi qu’à un éclaircissage adéquat.

Si le seuil d’intervention le justifie, l’approche de la floraison offre une première fenêtre d’intervention avec le Bt (Bacillus thuringiensis), à condition que les conditions météorologiques soient favorables, soit une température d’au moins 15 °C (idéalement 20 °C), peu ou pas de vent, ainsi qu’une application en fin de journée ou sous un couvert nuageux, puisque le produit est sensible aux rayons UV.

Si les conditions météorologiques ne conviennent pas et que le stade « calice-nouaison » du pommier est atteint dans votre verger, plusieurs insecticides homologués contre ce ravageur demeurent efficaces jusqu’à ce que les larves se transforment en chrysalides. Consultez la fiche La tordeuse à bandes obliques pour plus d’information.

CHARANÇON DE LA PRUNE
(S. Gervais)

Le stade « calice » a débuté dans le secteur de Franklin en Montérégie. La nouaison va suivre sous peu. Le charançon de la prune va venir faire son tour bientôt dans le verger s’il n’est déjà pas arrivé. L’accouplement a lieu pendant la floraison et la ponte des oeufs dans les jeunes fruits se produit à la nouaison. Vous pouvez suivre l’activité de la ponte chez la femelle sur le site d’Agrométéo, en sélectionnant le modèle « charançon de la prune ».

La méthode de dépistage de ce ravageur est décrite au tableau-synthèse « Dépistage par observation des fruits ou du feuillage » de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers.

CARPOCAPSE DE LA POMME
(S. Gervais)

Quelques captures du carpocapse de la pomme ont été notées en Montérégie.

L’installation de diffuseur pour la confusion sexuelle du carpocapse de la pomme est toujours possible. La confusion sexuelle est une pratique à moindre risque efficace dans la répression des carpocapses de la pomme. L’article Focus sur une pratique à moindre risque (1): la confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme détaille l’efficacité et le fonctionnement de cette méthode.

Consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers et la fiche Le carpocapse de la pomme pour plus de détails sur le suivi et la répression du carpocapse de la pomme.

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Consultez le Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers afin d’apporter les éléments nutritifs essentiels et obtenir des rendements optimaux et des fruits de qualité, sans pour autant accroître les problèmes de maladies et d’insectes.

RESSOURCES ET OUTILS
(S. Gervais)

Accès aux modèles prévisionnels RIMpro pour la tavelure, le feu bactérien, l’oïdium et l’éclaircissage des pommiers.

Tavelure

Feu bactérien

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc. (IRDA) et Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agronome, Ph. D. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

 

Outils disponibles pour lutter contre le feu bactérien. Bouton rose dans les pommiers pour la Montérégie. Floraison dans les poiriers et pruniers en Montérégie. Floraison des pommiers à venir bientôt pour le sud du Québec. Introduction des ruches et protection des pollinisateurs et des espèces utiles. Tavelure : infection importante aujourd’hui. Bicarbonate de potassium et soufre : bonne nouvelle pour le mélange. Punaise terne moins active dans les derniers jours. Début des captures pour l’hoplocampe des pommes. Augmentation des observations des larves de tordeuse à bandes obliques. Début de la pose des pièges et des diffuseurs pour le carpocapse de la pomme dans le sud du Québec.

OUTILS DISPONIBLES POUR LUTTER CONTRE LE FEU BACTÉRIEN
(S. Gervais)

La floraison approche à grands pas ou est commencée pour les régions les plus au sud.

Pour les prévisions RIMpro de feu bactérien, consultez le modèle prévisionnel feu bactérien en sélectionnant d’abord le modèle et ensuite la station météo la plus proche de chez vous.

Consultez les fiches L.6-Le feu bactérien : biologie et L.8-Le feu bactérien : stratégies de lutte du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour plus d’information.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(S. Gervais et J. Tinslay)

Selon les sites, le stade « bouton rose » a été atteint pour la McIntosh en Montérégie-Ouest. Le stade « pleine floraison » arrivera en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine avec la chaleur. Quelques cultivars hâtifs comme Sunrise ont quelques fleurs. La floraison est observée dans les poiriers et les pruniers dans cette région.

En Montérégie-Est, les stades atteints varient selon les secteurs, allant du stade « pré-bouton rose » à « bouton rose ». Les pruniers et les poiriers sont en début de floraison. Au verger pilote de Saint-Bruno-de-Montarville, le stade « pré-bouton rose » est atteint pour la McIntosh.

Dans les régions des Laurentides, de l’Estrie et du Centre-du-Québec, le stade « pré-bouton rose » est atteint pour la McIntosh. Les premières fleurs dans les pruniers ont aussi été observées dans les Laurentides.

Dans les régions de Québec, de la Mauricie et de Chaudière-Appalaches, les stades varient de « débourrement » à « débourrement avancé ».

En Gaspésie, les pommiers ont atteint le stade « pointe verte » ou « débourrement avancé » selon le site.

Développement des pommiers en Montérégie le 11 et 12 mai 2026

Source : Conseil Sud-Ouest et IRDA

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA consulté le 13 mai 2026, le stade « floraison » pour le cultivar McIntosh arrivera :

  • entre le 16 et le 18 mai en Montérégie-Ouest
  • entre le 18 et le 20 mai en Montérégie-Est et à Missisquoi
  • entre le 20 et le 25 mai dans les Laurentides et en Estrie

Pour les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, le stade « pré-bouton rose » est prévu entre 16 et 22 mai.

Pour le Bas-St-Laurent, le stade « débourrement avancé » est prévu entre le 14 et le 17 mai.

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

LES POLLINISATEURS ET LES ESPÈCES UTILES
(S. Gervais)

La floraison a débuté dans les poiriers en Montérégie-Ouest et celle des pommiers suivra très bientôt. Pour obtenir des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, période d’introduction des ruches, emplacement des ruches et approvisionnement en eau pour les abeilles), consultez la fiche Conduite pour un développement et une mise à fruit optimaux du Guide de PFI.

Des pollinisateurs sauvages et des espèces utiles (araignées, punaises réduves, coccinelles et chrysopes) ont été observés dans les vergers par les collaborateurs du réseau. En tant qu’utilisateur de pesticides, vous avez la responsabilité de prévenir l’intoxication des abeilles, des pollinisateurs indigènes et des autres espèces utiles. Cela inclut notamment l’obligation légale de ne pas pulvériser de pesticides toxiques pour les abeilles pendant la floraison.

S’il est indispensable d’appliquer des pesticides pendant la floraison, il faut se limiter aux produits peu toxiques ou inoffensifs et les appliquer entre 19h et 7h, moment où les abeilles sont à la ruche. L’information sur la toxicité des pesticides envers les abeilles et les autres espèces utiles est disponible dans l’affiche Production fruitière intégrée 2026 et dans la fiche Les espèces utiles, une ressource à protéger du Guide de PFI.

TAVELURE ET BICARBONATE DE POTASSIUM ET SOUFRE
(V. Philion)

Tavelure
Dans les vergers où la tavelure est historiquement problématique (émondage négligé, pulvérisateur déficient, spores abondantes), un seul passage de pulvérisateur ne peut pas protéger toutes les surfaces contre l’arrivée massive de spores. Une stratégie à deux passages est donc parfois nécessaire, voire essentielle.

L’efficacité des fongicides est souvent mise en cause dans les cas d’échecs. Ce facteur joue certainement, mais n’explique pas tout. Notez cependant qu’à la pleine dose homologuée, les produits n’ont pas une efficacité égale. Le tableau d’efficacité à dose équivalente montre bien les produits moins performants.

L’efficacité des produits peut aussi être graduellement compromise par la résistance. Les fongicides qui appartiennent au groupe 11 (ex.: Flint) ne sont plus efficaces dans plusieurs vergers au Québec. Les fongicides qui appartiennent au groupe 9 (ex.: Scala) n’ont jamais été très performants et la résistance s’installe. Dans les vergers où le Nova était populaire, même le Cevya montre des signes d’essoufflement. Pensez à inclure d’autres familles de fongicides dans vos rotations. Les produits plus anciens comme Syllit (dodine), les produits Allegro/Downforce/Vantana (fluazinam) sont efficaces, de même que la nouvelle famille 52 (Migiwa).

Le mélange de Bicarbonate de potassium (B2K) et de soufre (ex: B2K (4 kg/ha) + Kumulus (4 kg/ha) est une avenue intéressante à la fois efficace, sécuritaire pour la santé et l’environnement et abordable. Dans la mesure où le traitement est bien positionné et que votre pulvérisateur couvre bien le feuillage, l’efficacité de cette solution « bio » est excellente.

Le risque de pluie des prochains jours est centré sur l’éjection prévue aujourd’hui. Les éjections prévues demain contribuent au risque, mais leur apport sera moindre. Dans la mesure où vous avez un traitement de protection déjà en place et qu’un traitement additionnel en post infection est jugé nécessaire, la fenêtre d’intervention la plus efficace avec le B2K+soufre débute ce soir (après les éjections) et se termine demain soir avant que le champignon puisse vraiment s’installer.

La perte d’efficacité de B2K + soufre commence quand le champignon a accumulé >400 degrés-heures (DH) après le début de la pluie, soit au moment où on dépasse le pic de la zone orange du graphique RIMpro. La fenêtre avec vent faible pendant la pluie prévue demain matin dans la région montréalaise est parfaite pour cette intervention.

Infection prévue aujourd’hui le 13 mai à Saint-Bruno-de-Montarville
Source : RIMpro

Avis bicarbonate et soufre
Une nouvelle étiquette pour le bicarbonate de potassium (#32451) apparaîtra d’ici quelques jours sur le site de la DRP (anciennement ARLA) ; depuis lundi le 11 mai (juste à temps pour la saison des grosses infections), il est désormais légal de mélanger en cuve le bicarbonate de potassium et le soufre pour lutter contre la tavelure du pommier.

TÉTRANYQUE ROUGE ET COCHENILLE
(S. Gervais et J.Tinslay)

La présence des ravageurs est très variable, tout comme les recommandations de traitement. Il est recommandé de consulter la section sur le dépistage et traitement de l’avertissement N° 2 du 22 avril 2026, afin de déterminer si une intervention est pertinente pour votre verger.

Une éclosion des œufs a été observée dans la région de Missisquoi uniquement. Le modèle prévisionnel CIPRA indique toutefois que les oeufs ont éclos dans la plupart des régions dans le sud du Québec ; il est possible que le modèle soit trop en avance sur le développement de ce ravageur. Il est donc primordial de vérifier si les œufs sont éclos et la présence de « formes mobiles » du tétranyque dans votre verger avant de penser à intervenir avec l’huile.

L’éclosion des œufs est prévue selon le modèle prévisionnel CIPRA:

  • entre le 14 et 18 mai pour le Centre-du-Québec et l’Outaouais
  • à partir du 18 mai pour la Mauricie.

Consultez l’avertissement N° 2 du 22 avril 2026 pour les conditions d’application et la fiche J.2- Le tétranyque rouge du pommier pour les conseils supplémentaires pour les traitements à l’huile au stade « pré-bouton rose » et « bouton rose ».

PUNAISE TERNE ET HOPLOCAMPE DES POMMES
(S. Gervais)

L’activité de la punaise terne a été généralement faible dans la dernière semaine pour la majorité des régions. Tant que la floraison n’est pas commencée, un traitement peut être possible si le seuil d’intervention est atteint. Prendre note qu’il est interdit d’appliquer un insecticide contre ce ravageur pendant la floraison incluant les poiriers et les pruniers. Pour les régions plus au nord, les stades phénologiques « débourrement » et « débourrement avancé » du pommier ne sont pas assez avancés pour causer un risque de dommages sur les fruits causés par ce ravageur. Consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI et également la fiche sur le ravageur I.5-La punaise terne pour plus d’information.

Les premiers adultes d’hoplocampe des pommes ont été observés en Montérégie-Ouest la semaine dernière. Pour les méthodes de dépistage, consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI. Il peut être fréquent que le seuil d’intervention soit atteint pendant la floraison alors que les interventions insecticides contre ce ravageur à ce stade phénologique sont interdites. La meilleure fenêtre d’intervention sera au stade « calice » du pommier.

Hoplocampe des pommes, Montérégie-Ouest

Source : Lauréline Boyer, Pleine Terre

 

CHENILLE PRINTANIÈRE ET TORDEUSE
(S. Gervais)

Situation actuelle :
Des chenilles printanières, comme la noctuelle du fruit vert et autres tordeuses, ont été observées au cours de la dernière semaine dans les vergers du sud du Québec. Les premières chenilles printanières ont également été observées dans la région de Chaudière-Appalaches.

Une augmentation des observations de larves de tordeuse à bandes obliques a été notée dans le sud du Québec. Aucune capture de papillons n’a toutefois été signalée jusqu’à présent.

Dépistage et seuil de traitement :
La méthode de dépistage des tordeuses sur le feuillage est décrite au tableau-synthèse Dépistage par observation des fruits ou du feuillage de la fiche I.1- Grilles de dépistage pour les vergers.

Traitement :
Pour les chenilles printanières, si l’historique de dommages sur les fruits à la récolte ainsi que le dépistage printanier indiquent une présence importante, la meilleure fenêtre d’intervention se situe avant la floraison. Consultez la fiche sur le ravageur pour plus d’information.

La tordeuse à bandes obliques est un ravageur difficile à combattre à l’aide d’insecticides; les pratiques préventives sont donc très importantes pour limiter sa présence. Il est recommandé de réduire les abris où les larves peuvent se cacher grâce à une bonne gestion de la taille (hivernale et estivale) ainsi qu’à un éclaircissage adéquat. Si le seuil d’intervention le justifie, l’approche de la floraison dans les régions plus au sud offre une première fenêtre d’intervention avec le Bt (Bacillus thuringiensis), à condition que les conditions météorologiques soient favorables, soit une température d’au moins 15 °C (idéalement 20 °C), peu ou pas de vent, et une application en fin de journée ou sous un couvert nuageux, puisque le produit est sensible aux rayons UV.

CARPOCAPSE DE LA POMME
(S. Gervais et J. Tinslay)

L’installation des diffuseurs pour la confusion sexuelle du carpocapse de la pomme ainsi que la pose des pièges a été entamée au cours de la dernière semaine dans le sud du Québec. La confusion sexuelle est une pratique à moindre risque efficace dans la répression des carpocapses de la pomme. L’article Focus sur une pratique à moindre risque (1): la confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme détaille l’efficacité et le fonctionnement de cette méthode.

Consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers et la fiche I.11-Le carpocapse de la pomme pour plus détails sur le suivi et la répression du carpocapse de la pomme.

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Consultez le Calendrier de fertilisation foliaire du pommier afin d’apporter les éléments nutritifs essentiels pour obtenir des rendements optimaux et des fruits de qualité, sans pour autant accroître les problèmes de maladies et d’insectes.

RECHERCHE DE PRODUCTEURS
Dans le cadre d’un projet portant sur l’impact des changements climatiques sur la qualité des fruits lors de l’entreposage, Mick Wu (biostatisticien à l’IRDA) et le consortium Ouranos souhaitent développer des outils de gestion des risques mieux adaptés à chaque région. Ces outils tiendront compte des caractéristiques du sol et du climat.

Des entrevues seront réalisées auprès de producteurs afin de mieux comprendre votre expérience sur le terrain et les impacts des changements climatiques que vous observez.

  • Rencontre de 1h-2h : compensation de 150 $
  • Rencontre de 1h-2h + rapports de déclassement depuis 2008 (au moins 3 ans) : compensation de 300 $

Pour plus d’informations ou pour vous inscrire, contactez mick.wu@irda.qc.ca

RESSOURCES ET OUTILS POUR LA GESTION DE LA TAVELURE
(S. Gervais)

Consultez l’avertissement N° 1 publié le 15 avril dernier dans la section « Messages techniques régionaux » pour accéder à différents outils et liens utiles afin d’optimiser vos interventions contre la tavelure du pommier.

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc., Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA) et Jessee Tinslay, M.Sc., professionnelle de recherche (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agronome et Lise Bélanger (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

Pré-bouton rose dans les pommiers pour la Montérégie. Début de floraison dans les poiriers en Montérégie-Ouest. Floraison à venir pour le sud. Introduction des ruches et protection des pollinisateurs et des espèces utiles. Tavelure : averses locales et impact sur la sévérité des infections. Éclosion des œufs de tétranyque rouge imminente. Stade critique pour la punaise terne et début des observations des chenilles sur le feuillage dans le sud du Québec. Début de la pose des pièges pour l’hoplocampe des pommes dans le sud du Québec.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(S. Gervais)

Le stade « pré-bouton rose » a été atteint pour la McIntosh en Montérégie-Ouest et le stade « bouton rose » est sur le point d’arriver. Plusieurs vergers accusent un léger retard de développement par rapport au modèle prévisionnel CIPRA. Le début de la floraison est observé dans certains cultivars de poiriers dans cette région.

En Montérégie-Est, les stades atteints varient selon les secteurs, allant du stade « débourrement avancé » au stade « pré-bouton rose ». Au verger pilote de Saint-Bruno-de-Montarville, le stade « débourrement avancé » est atteint pour la McIntosh.

Dans les régions des Laurentides, de l’Estrie et du Centre-du-Québec, le stade « débourrement avancé » est atteint pour la McIntosh.

Dans les régions de Québec, de la Mauricie et de Chaudière-Appalaches, le stade « débourrement » est atteint.

En Gaspésie, les pommiers sont toujours dormants, mais le stade « débourrement » a débuté chez les poiriers.

Développement des pommiers en Montérégie le 5 mai 2026
Source : Conseil Sud-Ouest et IRDA

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA consulté le 6 mai 2026, le stade « bouton rose » est imminent pour la McIntosh en Montérégie-Ouest. Il sera suivi du stade « bouton rose avancé » entre le 10 et le 13 mai, puis du début de la floraison vers la fin de la semaine prochaine.

Les stades « bouton rose » et « bouton rose avancé » se succéderont de très près au cours de la semaine prochaine :

  • Montérégie-Est et Missisquoi : « bouton rose » du 10 au 12 mai et « bouton rose avancé » du 14 au 16 mai
  • Laurentides et l’Estrie : « bouton rose » du 13 au 14 mai et « bouton rose avancé » le 16 ou 17 mai
  • Pour la région de Québec et Chaudière-Appalaches, le stade « débourrement avancé » est attendu entre le 10 et le 14 mai.

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

 

LES POLLINISATEURS ET LES ESPÈCES UTILES
(S. Gervais)

La floraison a débuté dans les poiriers en Montérégie-Ouest et celle des pommiers suivra très bientôt. Pour obtenir des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, période d’introduction des ruches, emplacement des ruches et approvisionnement en eau pour les abeilles), consultez la fiche Conduite pour un développement et une mise à fruit optimaux du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Des pollinisateurs sauvages et des espèces utiles (araignées, punaises réduves, coccinelles et chrysopes) ont été observés dans les vergers par les collaborateurs du réseau. En tant qu’utilisateur de pesticides, vous avez la responsabilité de prévenir l’intoxication des abeilles, des pollinisateurs indigènes et des autres espèces utiles. Cela inclut notamment l’obligation légale de ne pas pulvériser de pesticides toxiques pour les abeilles pendant la floraison.

S’il est indispensable d’appliquer des pesticides pendant la floraison, il faut se limiter aux produits peu toxiques ou inoffensifs et les appliquer entre 19 h et 7 h, moment où les abeilles sont à la ruche. L’information sur la toxicité des pesticides envers les abeilles et les autres espèces utiles est disponible dans l’affiche PFI 2026 et dans la fiche Les espèces utiles, une ressource à protéger du Guide de PFI.

TAVELURE
(V. Philion)

Les averses très locales ont un effet majeur sur la sévérité des infections dans les différentes localités. Dans la plupart des cas, le risque (valeur RIM) est lié aux éjections de mardi (5 mai). Dans les localités où les averses ont eu lieu hier, les conditions météorologiques seront très favorables à l’infection aujourd’hui. Assurez-vous que la station que vous suivez pour prendre vos décisions de traitement reflète bien votre situation locale. Très simplement : pluie hier et arbres mouillés aujourd’hui = risque élevé. En absence de pluie hier, les risques sont beaucoup plus faibles. Selon votre cas, il est possible d’ajuster vos interventions et d’intervenir où le risque le justifie.

Infection de tavelure en cours pour Stanstead
Source : RIMpro

 

Infection de tavelure en cours pour OKA
Source : RIMpro

TÉTRANYQUE ROUGE ET COCHENILLES
(S. Gervais)

 

La présence des ravageurs est très variable, tout comme les recommandations de traitement. Il est recommandé de consulter la section sur le dépistage et traitement de l’avertissement N° 2 du 22 avril 2026, afin de déterminer si une intervention est pertinente pour votre verger.

Pour les traitements à l’huile :
Aucun collaborateur n’a mentionné l’éclosion des œufs de tétranyques rouges, mais celle-ci est imminente selon le modèle prévisionnel CIPRA, soit entre le 4 et le 6 mai pour la Montérégie et entre le 7 et le 9 mai pour l’Estrie et les Laurentides. Les possibilités de traitements à l’huile tirent donc à leur fin dans ces régions.

Dans les régions plus au nord (Québec–Chaudière-Appalaches, Mauricie et Centre-du Québec), les stades de développement du pommier permettent les traitements à l’huile si les conditions météorologiques sont favorables. Consultez l’avertissement N° 2 du 22 avril 2026 pour les conditions d’application.

PUNAISE TERNE ET HOPLOCAMPE DES POMMES
(S. Gervais)

L’installation des pièges commence ou se poursuit dans le nord du Québec pour la punaise terne.

Son activité a été très variable dans le sud du Québec. Il est recommandé de dépister le ravageur afin d’estimer le risque. Le stade phénologique du pommier est avancé pour cette région, ce qui augmente le risque de dommages sur les fruits causés par la punaise terne. Consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI et également la fiche sur le ravageur I.5-La punaise terne pour plus d’information.

L’installation des pièges commence dans le sud du Québec pour l’hoplocampe des pommes. Pour les méthodes de dépistage, consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI.

 

CHENILLES PRINTANIÈRES ET TORDEUSES
(S. Gervais)

Larve de noctuelle du fruit vert (à gauche) et larve de tordeuse à bandes obliques (à droite)
Source : Joseph Moisan DeSerres (MAPAQ)

Situation actuelle :

Les premières chenilles printanières, comme la noctuelle du fruit vert et la tordeuse pâle du pommier, ont été observées au cours de la dernière semaine dans les vergers du sud du Québec. Leur présence demeure faible selon les collaborateurs. Quelques chenilles de tordeuse à bandes obliques ont également été observées.

Dépistage et seuil de traitement :
La méthode de dépistage des tordeuses sur le feuillage est décrite au tableau-synthèse Dépistage par observation des fruits ou du feuillage de la fiche I.1- Grilles de dépistage pour les vergers.

Traitement :
Pour les chenilles printanières, si l’historique de dommages sur les fruits à la récolte ainsi que le dépistage printanier indiquent une présence importante, la meilleure fenêtre d’intervention se situe avant la floraison. Consultez la fiche sur le ravageur pour plus d’information.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

 

Certaines applications foliaires de fertilisants peuvent débuter dans les vergers ayant atteint le stade « débourrement avancé », conformément au Calendrier de fertilisation foliaire du pommier.
Pour les vergers ayant atteint le stade « bouton rose » ou sur le point de l’atteindre, l’application de bore avant et après la floraison est essentielle pour la floraison de l’année en cours, ainsi que pour la nouaison et la formation des bourgeons pour l’année suivante.

En phytoprotection, le bore a également un effet reconnu pour inhiber certains champignons, dont la tavelure du pommier.

 

RESSOURCES ET OUTILS POUR LA GESTION DE LA TAVELURE
(S. Gervais)

Consultez l’avertissement N° 1 publié le 15 avril dernier dans la section « Messages techniques régionaux » pour accéder à différents outils et liens utiles afin d’optimiser vos interventions contre la tavelure du pommier.

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc. et Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agronome et Lise Bélanger (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

 

  • Débourrement-Débourrement avancé pour plusieurs régions.
  • Début pré-bouton rose dans des variétés hâtives.
  • Tavelure : première infection de la saison possiblement peu risquée.
  • Activité de la punaise terne, mais le stade phénologique critique pour les dommages n’est pas atteint.
  • Fertilisation foliaire : début des applications pour l’urée au stade « débourrement avancé ».

 

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(S. Gervais)

Le stade « débourrement avancé » a été atteint dans la McIntosh sur le site de référence de développement foliaire en Montérégie-Ouest. Certaines variétés hâtives ont atteint le stade du « pré-bouton rose ».

En Montérégie-Est, les stades atteints varient selon les régions allant de « débourrement » à « débourrement avancé ». Au verger pilote de Saint-Bruno-de-Montarville, le stade « débourrement » est atteint dans la McIntosh et certaines variétés tardives ne sont pas encore débourrées.

Dans la région des Laurentides, le stade du « débourrement » pour la McIntosh a été atteint lundi et avec la chaleur des derniers jours, un début de « débourrement avancé » dans certaines variétés a été observé.

Stade « débourrement avancé » à Franklin (à gauche) et Stade débourrement à Saint-Bruno-de-Montarville (à droite)
Source : Conseil Sud-Ouest et IRDA

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA consulté le 29 avril 2026, le stade « pré-bouton rose » (cv. ‘McIntosh’) sera atteint entre aujourd’hui (29 avril) et le début de la semaine prochaine (4 mai) en Montérégie-Ouest. Le stade « bouton rose » est également prévu pour la semaine prochaine pour cette région à partir du 7 mai.

Stade « pré-bouton rose » prévu selon les normales :

  • Montérégie-Est : entre le 5 et le 7 mai
  • Missisquoi : à du 4 mai
  • Laurentides : à partir du 7 mai
  • Estrie : à partir du 7 mai

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

TAVELURE
(V. Philion)

À mesure que les prévisions météorologiques se précisent, on constate que la première infection primaire de tavelure de 2026 sera peu risquée. Le froid et le séchage du feuillage ne permettront pas aux nombreuses spores éjectées de compléter le cycle d’infection. Une intervention imparfaite avant la pluie devrait couvrir ce risque sans conséquence. Adapter les interventions au niveau de risque vous permet de mieux cibler l’effort pour combattre cette maladie.

Capture d’écran du modèle prévisionnel RIMpro (Tavelure du pommier) pour OKA le 29 avril 2026
Source : RIMpro

TÉTRANYQUE ROUGE ET COCHENILLES
(S. Gervais)

La présence des ravageurs est très variable, tout comme les recommandations de traitement. Il est recommandé de consulter la section sur le dépistage et traitement du dernier avertissement du 22 avril 2026, afin de déterminer si une intervention est pertinente pour votre verger.

Pour les traitements à l’huile :
Plusieurs d’entre vous, dans le sud du Québec, ont profité des conditions favorables des derniers jours pour procéder à l’application d’huile.

Pour ceux qui n’ont pas encore effectué ce traitement, il est important de porter une attention particulière à la dose utilisée, afin d’éviter la phytotoxicité, surtout pour les variétés hâtives qui ont ou pourraient avoir atteint le stade « pré-bouton rose ». Consultez la section « Quelques conseils supplémentaires » de la fiche J.2-Le tétranyque rouge du pommier du Guide de PFI.

Dans les régions plus au nord (Québec–Chaudière-Appalaches), le stade « débourrement » commence, mais les températures froides arrivent également. Il est donc recommandé d’attendre des conditions d’application plus favorables avant d’envisager un traitement. Consultez l’avertissement N° 2 du 22 avril 2026 pour les conditions d’application.

Les traitements fongicides commencent également avec la pluie à venir; attention au délai d’application entre l’huile et les produits fongicides à base de captane, soufre ou folpet. Consultez les étiquettes, afin de connaître les délais entre chaque produit qui sont variables.

 

PUNAISE TERNE
(S. Gervais)

Situation actuelle
L’installation des pièges se poursuit dans le sud du Québec. Quelques captures ainsi que des dégâts de miellat ont été signalés en Montérégie. Le ravageur a été un peu plus actif au cours des dernières journées chaudes.


Dégât de miellat par la punaise terne
Source : IRDA

Dépistage
Pour estimer le risque de ce ravageur, consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI et également la fiche sur le ravageur I.5-La punaise terne.

Traitement
Le stade phénologique du pommier n’est pas encore suffisamment avancé pour présenter un risque de dommages sur les fruits. À ce stade, les dommages observés s’apparentent plutôt à un éclaircissage naturel. Pour un traitement, il faut attendre l’approche du stade « bouton rose », moment à partir duquel le ravageur pourra causer des dommages visibles sur les fruits à la récolte.

Porter une attention particulière pour les poiriers et les variétés hâtives qui vont atteindre le stade « bouton rose » bien avant la McIntosh.

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Certaines applications foliaires de fertilisants peuvent débuter dans les vergers ayant atteint le stade « débourrement avancé », conformément au Calendrier de fertilisation foliaire du pommier. L’application d’urée foliaire en début de saison (entre les stades de débourrement avancé et de calice) est bénéfique pour l’arbre et contribue également à réprimer la tavelure. Elle permet ainsi de gérer la nutrition tout en préservant l’efficacité des mesures de phytoprotection.

MÉLANGE BICARBONATE ET SOUFRE
(M. Côté)

Une demande de modification d’étiquette pour inclure spécifiquement le mélange en cuve du BICARBONATE DE POTASSIUM à des produits phytosanitaires contenant du soufre a été déposée lundi le 26 avril à la Direction de la Règlementation des Pesticides de Santé Canada (DRP, anciennement Agence de la Règlementation de la Lutte Antiparasitaire). Cette demande a été spécifiquement soulignée à la DRP et un traitement accéléré a été demandé.

RESSOURCES ET OUTILS POUR LA GESTION DE LA TAVELURE
(S. Gervais)

Consultez l’avertissement N° 1 publié le 15 avril dernier dans la section « Messages techniques régionaux » pour accéder à différents outils et liens utiles afin d’optimiser vos interventions contre la tavelure du pommier.

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc. et Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agronome et Lise Bélanger (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

Débourrement atteint pour plusieurs régions dans le sud du Québec. Tavelure : première infection à risque pour la saison 2026. Encore un peu de gel annoncé, attendre pour les traitements à l’huile, mais la chaleur s’en vient. Mélange bicarbonate et soufre.

 

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(S. Gervais)

Le débourrement complet de toutes les variétés est maintenant atteint en Montérégie-Ouest. On peut apercevoir une petite feuille qui commence à s’étaler.

En Montérégie-Est, le débourrement est généralement atteint avec, parfois, une petite feuille étalée, bien que certains sites n’aient pas encore atteint ce stade. Au verger pilote de Saint-Bruno-de-Montarville, les bourgeons sont « craqués » sans présence de tissus verts apparents : ils demeurent encore gris.

Dans la région des Laurentides, le stade du débourrement n’est pas encore entièrement atteint, mais il est imminent. Les prochaines journées de chaleur seront déterminantes pour cette région.


Stade « débourrement » avec, parfois, une petite feuille étalée (à droite). Franklin, le 22 avril 2026.
Source : Conseil Sud-Ouest

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA, le « débourrement avancé » (cv. ‘McIntosh’) est atteint à Franklin. Toutefois, ce n’est pas encore le cas, il faut minimalement 2 feuilles étalées, ce qui indique un léger retard du modèle. Le débourrement avancé est actuellement prévu pour le 27 avril dans le secteur d’Hemmingford.Stade « débourrement avancé » prévu selon les normales :

  • Montérégie-Est : à partir du 30 avril
  • Missisquoi : à partir du 27 avril
  • Laurentides : à partir du 1er mai
  • Estrie : à partir du 29 avril

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

TAVELURE
(V. Philion)

Les ascospores de Venturia inaequalis responsables des infections primaires de la tavelure du pommier arrivent graduellement à maturité depuis la semaine dernière et vont s’accumuler d’ici la prochaine pluie. L’éjection prévue pendant la pluie est élevée, mais le risque d’infection sera probablement limité par la durée d’humectation du feuillage et la température relativement faible.Néanmoins, la pluie prévue les 29-30 avril marquera probablement la première infection avec un risque mesurable en 2026. Ce risque n’est pas très élevé, mais des taches de tavelure sont à prévoir dans les vergers non traités, notamment dans les vergers qui présentent un inoculum élevé et des cultivars sensibles.

Image Agri-Réseau
Capture d’écran du modèle prévisionnel RIMpro (Tavelure du pommier) pour Frelighsburg le 22 avril 2026
Source : RIMpro

Il est possible de s’ajuster au risque avec un traitement partiel avant la pluie (un rang sur deux) et compléter ce traitement pendant ou après la pluie au besoin. Si l’infection demeure à un niveau faible, le traitement partiel avant la pluie devrait suffire pour couvrir le risque.

L’intensité du risque estimé par RIMpro est assez fiable pour ajuster ses interventions et raisonner les efforts requis pour mieux cibler les traitements. RIMpro est accessible gratuitement aux producteurs du Québec à l’adresse suivante : Prévisions RIMpro pour les maladies et l’éclaircissage des pommiers au Québec – Réseau-pommier

TÉTRANYQUE ROUGE ET COCHENILLES
(S. Gervais)
Image Agri-Réseau
Cochenille virgule (à gauche) et œufs de tétranyques rouges (à droite)
Source : IRDA

Situation actuelle
La présence des ravageurs est très variable, tout comme les recommandations de traitement. Il est recommandé de consulter la section ci-dessous sur le dépistage, afin de déterminer si une intervention est pertinente pour votre verger.

Pour les traitements à l’huile : quelques nuits de gel, ou près du point de congélation, sont prévues au cours des prochains jours. Toutefois, une tendance au réchauffement est attendue.

Dépistage
Afin de déterminer le besoin d’une application d’huile par le comptage des œufs d’hiver de tétranyque rouge sur les lambourdes, la méthode de dépistage est décrite dans la fiche J.2Le tétranyque rouge du pommier du Guide de PFI.

Pour la cochenille, les besoins en application d’huile ont été déterminés lors de la récolte 2025, la méthode de dépistage est décrite dans la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI.

Traitement : application de l’huile
Voici quelques précautions à prendre et conditions à surveiller pour une application d’huile :

  • Température chaude (idéalement 18 °C ou plus);
  • Vents faibles (< 10 km/h) et application soignée de façon à bien couvrir les bourgeons;
  • Attention aux risques de gel dans les 2-3 jours suivant l’application;
  • Éviter les périodes de séchage lent.

L’écorce de certains cultivars, tels que ‘Empire’, ‘Délicieuse rouge’ et ‘Ambrosia’, peut être sensible selon certaines informations provenant de l’Ontario. Aucune mention n’a toutefois été faite au Québec.

Attention à la phytotoxicité : certaines formulations d’huile ont augmenté le délai requis entre l’application d’huile et celle de soufre. Il est généralement recommandé de ne pas appliquer de fongicides à base de captane, de soufre ou de folpet dans un intervalle de 10 à 14 jours avant ou après un traitement à l’huile. Pour certaines formulations, comme l’HUILE 70 SUPÉRIEURE, couramment utilisée, le délai est passé à 30 jours avant ou après une application de soufre, mais demeure de 10 à 14 jours avant ou après une application de fongicides à base de captane et de folpet.

PUNAISE TERNE
(S. Gervais)

Situation actuelle
Le dépistage est commencé dans les vergers au sud du Québec. Quelques captures ont été signalées, mais l’activité du ravageur demeure globalement faible dans les vergers.

Dépistage
Pour estimer le risque de ce ravageur, consultez la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI et également la fiche sur le ravageur I.5-La punaise terne.

Traitement
Le stade phénologique du pommier n’est pas encore suffisamment avancé pour présenter un risque de dommages sur les fruits. À ce stade, les dommages observés s’apparentent plutôt à un éclaircissage naturel. Pour un traitement, il faut attendre l’approche du stade « bouton rose », moment à partir duquel le ravageur pourra causer des dommages visibles sur les fruits à la récolte.

MÉLANGE BICARBONATE ET SOUFRE
(V. Philion)

Une nouvelle réglementation pour les mélanges en cuve est en vigueur depuis décembre 2025. Ce règlement requiert une mise à jour des étiquettes et chaque titulaire est responsable de soumettre une demande de mise à jour à la Direction de la réglementation des pesticides (DRP; nouveau nom de l’ARLA).La compagnie titulaire d’homologation n’a pas encore fait les démarches pour que le libellé sur l’autorisation du mélange du bicarbonate de potassium et du soufre apparaisse sur les étiquettes du produit. Des démarches sont en cours pour que la mise à jour soit faite dans les meilleurs délais. À la suite d’une erreur, il est possible que certains contenants de bicarbonate possèdent une étiquette mentionnant le mélange, amenant une confusion auprès des utilisateurs.

Comme les mélanges sont sous la responsabilité des titulaires et non de la DRP et que le titulaire autorise expressément ce mélange, l’utilisation de ce mélange par les producteurs serait peu risquée.

RESSOURCES ET OUTILS POUR LA GESTION DE LA TAVELURE
(S. Gervais)

Consultez l’avertissement N° 1 publié le 15 avril dernier dans la section « Messages techniques régionaux » pour accéder à différents outils et liens utiles afin d’optimiser vos interventions contre la tavelure du pommier.

Messages techniques pomicoles régionaux : changements pour 2026. Quelques bourgeons débourrés en Montérégie-Ouest. Premier tir d’ascospores, êtes-vous dans le coup? Le dépistage est commencé dans les régions plus au sud. Intervention avec de l’huile : prévisions météorologiques moins favorables. Actualités pesticides et outils pour s’informer sur les pesticides et votre santé.

 

MESSAGES TECHNIQUES POMICOLES RÉGIONAUX
(S. Gervais)

Des changements ont lieu cette année concernant les messages techniques régionaux. La production des messages techniques, jusqu’à maintenant réalisée par les conseillers du MAPAQ, sera confiée à des conseillers de clubs techniques. En date d’aujourd’hui, le service des messages pomicoles régionaux est assuré pour la région de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Pour les Laurentides et l’Estrie, ce service fait l’objet d’échanges et sera possiblement offert. Toutefois, les messages techniques ne seront pas disponibles en 2026 pour la Montérégie-Est et la Montérégie-Ouest.

Soutenir vos décisions au cours de la saison
Accès aux modèles prévisionnels : les deux outils suivants présentent des données météorologiques.

  • RIMpro : Les modèles les plus utilisés concernent la tavelure du pommier, le feu bactérien et l’éclaircissage des pommiers. Les modèles portant sur les insectes peuvent être consultés, mais n’ont pas été validés dans un contexte québécois.
  • Agrométéo Québec : Les modèles les plus utilisés, provenant de CIPRA et validés dans un contexte québécois, sont : la phénologie McIntosh, le charançon de la prune (activité des femelles), le carpocapse de la pomme (degrés-jours cumulés), le tétranyque rouge et la tordeuse à bandes obliques. D’autres modèles sur les ravageurs du pommier sont également présents.

Le Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI) est là pour vous aider. Plus spécifiquement, la fiche L.4La tavelure : traitements contre les infections primaires du Guide de PFI, explique en détail comment interpréter le modèle RIMpro pour la tavelure du pommier. S’il manque des outils dans le Guide de PFI ou sur le site Web du Réseau-pommier qui pourraient vous aider dans vos décisions phytosanitaires, n’hésitez pas à nous transmettre vos suggestions à l’adresse suivante : stephanie.gervais@irda.qc.ca

L’accès à la version de base de RIMpro est gratuit pour tous. Une version payante est également disponible pour accéder à RIMpro interactif. Cette version permet de saisir le traitement de votre choix et de visualiser son impact sur la couverture protectrice lors d’une infection de tavelure en cours.

Pour vous abonner à la formule payante de RIMpro :

  1. Connectez-vous à : https ://rimpro.eu/
  2. Sélectionnez : Prix & Créer un compte
  3. Choisissez : Invité d’un conseiller dans la section « compte partagé » et complétez les informations pour le paiement (170 euros)

 

 

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(S. Gervais)

Le débourrement complet des pommiers est imminent dans la région du sud-ouest de la Montérégie. Quelques bourgeons sont ouverts, mais il reste encore beaucoup de bourgeons au stade « duvet argenté ». En Montérégie-Est, les stades varient de « dormant » à « duvet argenté ». Il y a une grande variabilité dans les vergers; il est donc important de vérifier l’état de développement de vos pommiers.

Bourgeon débourré (à gauche) et bourgeon au stade duvet argenté (à droite), avril 2026
Source : Vicky Fillion, agr. (CSO) et Valérie Archambault (IRDA)

Selon le modèle prévisionnel de CIPRA, le « débourrement » (cv. ‘McIntosh’) est prévu au cours des prochains jours pour les autres régions :

  • Estrie : 17 avril
  • Missisquoi : 16 avril
  • Laurentides :  21 avril

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Web Agrométéo Québec.

 

PREMIER TIR D’ASCOSPORES, ÊTES-VOUS DANS LE COUP?
(V. Philion)

La saison de la tavelure primaire commence lorsque trois conditions sont réunies :

  1. Le débourrement est atteint et du tissu vert est exposé;
  2. Des ascospores matures sont prêtes à être éjectées;
  3. Une pluie suffisante survient pour déclencher l’éjection et assurer l’infection.

Cette semaine, nous avons observé les premières spores matures prêtes à l’éjection (Dunham, Compton), le débourrement est en cours dans quelques vergers et les prévisions de pluie sont suffisantes pour une première infection dans plusieurs secteurs.

Une fois la saison enclenchée, le risque de taches repose sur quatre facteurs clés :

  1. La propreté du verger;
  2. Le cultivar;
  3. La surface foliaire exposée;
  4. La sévérité des infections.

La gestion du risque passe par une maîtrise de ces quatre éléments; traiter quand c’est nécessaire, mais pas davantage. D’ici au démarrage effectif, il est encore temps de réduire le risque en nettoyant le verger et en planifiant la priorisation des traitements.

1) Propreté du verger
Éliminer la litière de feuilles au sol de l’année précédente demeure de loin la stratégie la plus rentable pour limiter la tavelure. Toutes les approches fonctionnent : balayage, soufflage, andainage, broyage.

Une application d’urée (40 kg/ha) diluée dans l’eau et dirigée vers les feuilles mortes au sol est une stratégie très rentable qui sert à la fois comme source d’azote et pour accélérer la dégradation de la litière.

D’autres options sont décrites dans le Guide de PFI dans la fiche L.3-La tavelure : stratégies générales de lutte.

2) Cultivar
Selon la disposition du verger, il est souvent possible d’ajuster l’intensité des traitements. Les parcelles de ‘HoneyCrisp’, de ‘Spartan’ et autres cultivars tolérants nécessitent généralement moins d’interventions que celles plantées en ‘McIntosh’ ou autres cultivars très sensibles. Quand le temps manque, prioriser.

3) Surface foliaire exposée

  • La tavelure devient possible dès le stade « pointe verte », mais le risque d’atteinte augmente rapidement jusqu’au « prébouton rose ».
  • Ensuite, un équilibre s’installe : chaque nouvelle feuille sensible est compensée par une feuille plus âgée qui devient résistante.
  • Après un traitement couvrant bien les feuilles présentes, chaque nouvelle feuille non protégée réduit l’efficacité globale d’environ un tiers.
  • Avec trois feuilles non couvertes, c’est comme si le verger n’était plus protégé.

En pratique : la vitesse d’émergence des feuilles et le nombre de feuilles non protégées lors des pluies influencent davantage la réussite des traitements que le délavage par la pluie. L’émergence des feuilles n’est pas régulière, adaptez la fréquence de vos traitements. Ne comptez pas sur la pluie pour redistribuer votre traitement aux nouvelles feuilles apparues plus tard. Surveillez la croissance, pas votre pluviomètre ou votre calendrier!

4) Sévérité des infections
La proportion de spores éjectées à chaque pluie et les conditions d’infection sont estimées en continu par le logiciel RIMpro.

Ce modèle intègre notamment :

  • La maturité des spores;
  • La température;
  • La durée d’humectation;
  • L’heure du jour.

L’indice de risque (RIM) qui en résulte permet d’ajuster les interventions : un RIM de 10, 100 ou 1 000 ne se gère pas de la même façon.

Décisions de traitement
Dans les vergers propres ou les blocs de cultivars tolérants, des traitements mur à mur ne sont pas toujours nécessaires pour des RIM de 10 ou même de 100. À l’inverse, dans un verger fortement tavelé l’an dernier, il est essentiel de couvrir les risques, au moins partiellement.

Pour mieux appréhender la tavelure et s’adapter au risque, il faut s’organiser. Une stratégie efficace consiste à traiter un rang sur deux avant une pluie à risque.

Le seuil d’intervention peut être modulé selon le contexte :

  • Blocs à risque : intervention dès un RIM > 50;
  • Blocs moins problématiques : seuil plus élevé.

Si la pluie n’a pas lieu, vous n’avez engagé qu’une demi-intervention. Si elle survient et dépasse votre tolérance, vous pouvez compléter le traitement dans les rangs non traités. Ce complément peut être appliqué pendant ou immédiatement après la pluie. Assurez-vous cependant d’avoir en inventaire des fongicides efficaces après les pluies (postinfection).

La protection « mur à mur » dans toutes les parcelles chaque jour de pluie coûte cher. Un traitement « 1x par semaine » d’un mélange coûteux ne garantit pas la réussite. La clé du succès réside dans une approche organisée.

 

TÉTRANYQUE ROUGE ET COCHENILLES
(S. Gervais)

Situation actuelle
Il n’y a pas encore beaucoup de données biologiques disponibles, et les prévisions météorologiques à court terme ne sont pas favorables aux traitements à l’huile. Malgré la chaleur annoncée dans les prochains jours, la pluie est très présente et des risques de gel sont prévus dimanche, lundi et mardi.

Dépistage
Afin de déterminer le besoin d’une application d’huile par le comptage des œufs d’hiver de tétranyque rouge sur les lambourdes, la méthode de dépistage est décrite dans la fiche J.2Le tétranyque rouge du pommier du Guide de PFI.

Pour la cochenille, les besoins en application d’huile ont été déterminés lors de la récolte 2025, la méthode de dépistage est décrite dans la fiche I.1-Grilles de dépistage pour les vergers du Guide de PFI.

Traitement : application de l’huile
Voici quelques précautions à prendre et conditions à surveiller pour une application d’huile :

  • Température chaude (idéalement 18 °C ou plus);
  • Vents faibles (< 10 km/h) et application soignée de façon à bien couvrir les bourgeons;
  • Attention aux risques de gel dans les 2-3 jours suivant l’application;
  • Éviter les périodes de séchage lent.

L’écorce de certains cultivars, tels que ‘Empire’, ‘Délicieuse rouge’ et ‘Ambrosia’, peut être sensible, selon certaines informations provenant de l’Ontario. Aucune mention n’a toutefois été faite au Québec.

Attention à la phytotoxicité : Certaines formulations d’huile ont augmenté le délai requis entre l’application d’huile et celle de soufre. Il est généralement recommandé de ne pas appliquer de fongicides à base de captane, de soufre ou de folpet dans un intervalle de 10 à 14 jours avant ou après un traitement à l’huile. Pour certaines formulations, comme l’HUILE 70 SUPÉRIEURE, couramment utilisée, le délai est passé à 30 jours avant ou après une application de soufre, mais demeure de 10 à 14 jours avant ou après une application de fongicides à base de captane et de folpet.

ACTUALITÉS PESTICIDES
(S. Gervais)

Mélanges en cuve : permis ou non?
Depuis le 20 décembre 2025, pour qu’un mélange en cuve soit permis, l’étiquette des deux produits à mélanger doit comporter une mention autorisant ce mélange. Cette mention peut être générale (autorisant les mélanges en cuve) ou explicite (nommant les deux produits).

Consultez le document Mélange en cuve : nouvelle date limite de mise en œuvre de la directive pour des exemples d’énoncés et pour comprendre l’effet de cette règle sur l’admissibilité des mélanges de produits antiparasitaires homologués.

Compte tenu de cette restriction, soyez prudent avec l’utilisation du bicarbonate de potassium en 2026. Son étiquette n’a pas encore été mise à jour pour permettre le mélange avec le soufre, et il est indiqué de ne pas le mélanger avec d’autres pesticides ou engrais.

Nouveau produit pour l’éclaircissage chimique des pommiers
Le BREVIS 150 SC est maintenant homologué et disponible pour la saison 2026. Il s’agit d’un herbicide à base de métamitrone utilisé comme régulateur de croissance. En réduisant temporairement la photosynthèse, il provoque une compétition entre les jeunes fruits.

Comme il s’agit d’un herbicide, le délai avant récolte est de 72 jours et le délai de sécurité est de 12 heures. N’oubliez pas de porter les équipements de protection individuelle (EPI) appropriés et de consulter l’étiquette.

Retrait du CALYPSO 480 SC
L’an dernier était la dernière année d’utilisation du CALYPSO 480 SC. L’utilisation du THEME 480 SC est encore permise cette année, mais sa disponibilité dépend des stocks commandés avant la saison 2025.

Modification du nombre d’applications permises pour le MANCOZÈBE
Les étiquettes de la majorité des pesticides à base de mancozèbe disponibles pour la saison 2026, à l’exception du PENNCOZEB 75 DF, ont été modifiées. La dose permise par application a changé, ce qui influence le nombre d’applications par saison.
Ainsi, le nombre d’applications peut varier de 4 à 12 selon la dose utilisée. Consultez l’étiquette ainsi que le tableau Caractéristiques agronomiques principales des fongicides testés pour lutter contre la tavelure du pommier de la fiche G-6 du Guide de PFI afin de connaître la dose terrain minimale efficace pour le mancozèbe.

QUATRE OUTILS POUR BIEN GÉRER VOS PESTICIDES
(S. Gervais)

Pour une information axée « pomiculture », le Guide de référence en production fruitière intégrée contient plusieurs fiches d’information sur les pesticides et des stratégies d’intervention.

L’affiche Production fruitière intégrée 2026 est maintenant disponible (version papier ou en ligne). Elle présente les principales recommandations du Comité de PFI et la classification PFI, ainsi que les cotes de toxicité et d’efficacité des pesticides.

Pour une information axée « pesticides », le site Web SAgE pesticides maintient à jour toute l’information officielle sur les produits homologués, incluant les hyperliens vers les étiquettes. Son objectif est de promouvoir une gestion rationnelle et sécuritaire des pesticides au Québec. Il contient également une section « PFI » qui présente les cotes d’efficacité des pesticides contre les ravageurs et leur toxicité envers les espèces utiles.

Pour vous protéger, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) présente la fiche Les pesticides et la santé – Risques et mesures préventives contenant de l’information sur les différentes intoxications, les différentes voies d’exposition aux pesticides, la méthode d’utilisation sécuritaire des pesticides et les équipements de protection individuelle.

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc. et Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP.  Édition : Marianne St-Laurent, agronome, M. Sc. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

Consultez les messages techniques régionaux