Les ascospores de tavelure éjectées à la fin des pluies peuvent subsister un certain temps à la surface du feuillage qui sèche. Le temps de survie sur le feuillage a longtemps été sous estimé. On sait maintenant qu’une proportion des spores peut survivre 24h ou plus et que le retour de la pluie peut permettre leur infection. Le modèle RIMpro représente la mortalité des spores par une baisse graduelle du “nuage blanc” de spores en attente d’infection. Quand l’inventaire des survivantes n’est pas à zéro au moment d’une nouvelle pluie, la ligne rouge qui augmente reflète l’infection des spores restantes. L’infection des spores arrivées avec la nouvelle pluie commence plus tard et la ligne rouge augmente plus rapidement au moment où ça arrive.

Comme pour tous les modèles, l’approximation de la survie n’est pas mauvaise mais n’est pas parfaite. Lors de grosses éjections, la fraction des spores qui reste active peut générer une infection avec une valeur RIM assez élevée, mais probablement aussi un peu exagérée. Ne pas considérer la survie prolongée des spores peut mener à des cas de tavelure inexpliqués, mais exagérer la survie augmente le nombre de traitement. Dans l’exemple présenté, quelques spores éjectées le 17 mai en soirée survivent jusqu’au 19 mai au matin. Ce portrait est probablement trop conservateur et seules les spores du 19 mai sont à craindre.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire