C’EST L’AUTOMNE! PENSEZ À PRÉLEVER VOS ÉCHANTILLONS DE SOL
ET À APPLIQUER DE LA CHAUX.

(E. Barriault)

L’automne est un moment idéal pour prélever des échantillons de sol alors que l’activité microbienne est ralentie et que les éléments minéraux sont plus stables dans les sols. L’analyse de sol est complémentaire à l’analyse foliaire de juillet, qui permet de connaître le statut nutritionnel des arbres. Ensemble, les deux analyses permettent de bâtir un programme de fertilisation adapté à la situation de vos parcelles en verger. L’analyse de sol permet également de connaître la quantité de chaux à appliquer pour corriger le pH du sol, au besoin. Le maintien d’un pH optimal (autour de 6,5) contribue à la santé des sols et à la disponibilité des éléments nutritifs. La période postrécolte est le moment idéal pour appliquer la chaux. La façon de prélever un échantillon de sol est bien décrite dans la fiche 38 du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI). Vos échantillons doivent ensuite être acheminés dans un laboratoire. Vous pouvez consulter la liste des laboratoires accrédités ici.

Deux bonnes raisons d’appliquer de l’azote foliaire après la récolte
Eh oui, vous avez bien lu : dans les vergers où il n’y a pas de chancre européen, il peut être avantageux d’appliquer un traitement foliaire à base d’urée après la récolte des pommes. Ce traitement vise deux objectifs. Premièrement, si cette application est réalisée lorsque le feuillage est encore vert (fonctionnel), elle permet aux arbres d’accumuler des réserves qui peuvent être utilisées pour favoriser le développement des feuilles et des fruits tôt au printemps, la saison suivante. En effet, les travaux réalisés par les chercheurs L. Cheng et J. Schupp, de l’Université Cornell, ont permis de démontrer que cette pratique était bénéfique pour la productivité et n’avait pas d’impact négatif sur la tolérance au froid durant l’hiver, autant pour les jeunes pommiers que pour les pommiers matures. Deuxièmement, la partie de l’azote non assimilée par les bourgeons pourra également servir à réduire l’inoculum de tavelure dans le verger, tel que décrit dans la fiche 101 du Guide PFI. Étant donné que le feuillage est peu sensible à cette période, des quantités élevées (de 5 à 50 kg/ha d’urée) peuvent être appliquées. Le broyage des feuilles, une fois tombées, viendra compléter l’assainissement.

Et le bore?
L’application postrécolte de bore sur le feuillage encore vert contribue à une meilleure résistance au froid des pommiers. L’application de 0.6 kg/ha de borax peut être combinée à l’application foliaire d’urée. Pour en savoir plus, consultez la fiche 37a du Guide PFI : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection.

POUR PLUS D’INFORMATION 
Bonne fin de saison!

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

INSECTES ET ACARIENS
(F. Pelletier)

Les captures de mouche de la pomme sont à la baisse dans la plupart des vergers pour les régions les plus hâtives. Selon les secteurs, plusieurs vergers se sont maintenus sous les seuils d’intervention et une minorité en sont à leur 2eintervention. Peu de dommages sont rapportés pour le moment. Selon le modèle prévisionnel, le pic d’activité de la mouche a été atteint au cours de la dernière semaine pour les régions de l’Estrie et de Québec (voir le sommaire par région en fin de communiqué).
Le vol de la 2e génération de carpocapse de la pomme est en cours, mais les captures demeurent faibles en général et peu de nouveaux dommages sont rapportés par les collaborateurs du Réseau. Des captures et des dégâts récents sont observés dans une minorité de vergers seulement.
Les populations de tétranyques sont en augmentation dans certains vergers. Un bon contrôle naturel est toutefois observé dans les vergers où les acariens prédateurs (agistèmes et phytoséides) sont présents, mais des applications d’acaricides ont été requises de façon localisée dans les vergers où les prédateurs ne sont pas présents.
Selon le modèle prévisionnel, on approche du pic de captures de la 2e génération de tordeuse à bandes obliques pour les régions les plus hâtives. Quelques chenilles et dommages sont observés dans certains vergers, mais à des niveaux généralement faibles.
Les populations de scarabée japonais sont à la baisse, bien que des populations soient encore présentes dans certains secteurs, notamment dans la région de Missisquoi. Quelques dommages sur fruits ont été rapportés dans les cultivars Cortland, Honeycrisp et Gingergold.
La présence localisée de punaises pentatomides et de quelques dommages sur fruits est rapportée par certains observateurs du Réseau dans la région de la Montérégie.
STRATÉGIES PFI EN FIN DE SAISON
(G. Chouinard)
La question en ce moment est de déterminer s’il y a un réel besoin d’intervenir, car les populations varient d’un verger à l’autre, la faune auxiliaire (espèces utiles) est très active, la date de la récolte approche et certains insectes commencent à réduire leur activité.

Le dépistage reste essentiel et critique pour le carpocapse, les acariens et la mouche. Toutefois, il est encore plus essentiel de n’intervenir que si les seuils d’intervention sont atteints. Attention, les seuils sont plus élevés (la tolérance est plus grande) en fin de saison pour plusieurs espèces, et encore plus s’il y a présence de prédateurs. Si un traitement doit être effectué, favorisez un insecticide qui protégera le plus possible les espèces bénéfiques, notamment les phytoseides, les syrphes, les cécidomyies, les chrysopes et les coccinelles. Permettez qu’ils poursuivent leurs attaques contre les acariens et les pucerons. Autrement, ces derniers pourraient se développer au point de requérir encore une fois votre intervention!

SOMMAIRE DES OBSERVATIONS et PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 10 AOÛT
(F. Pelletier)
Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.
POUR PLUS D’INFORMATION EN PÉRIODE ESTIVALE
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Bonne récolte!

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

INSECTES et ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Carpocapse

On se situe actuellement entre le vol de la 1re génération de papillons et le début de la 2e génération, selon le modèle prévisionnel du Réseau-pommier. Les collaborateurs du Réseau rapportent des captures à la baisse dans la majorité des vergers. Des captures et des dégâts récents sont observés dans une minorité de vergers seulement.

Mouche de la pomme

Une augmentation des captures a été observée par endroits au cours de la dernière semaine. Mais, dans l’ensemble, jusqu’à maintenant, moins de la moitié des parcelles ont atteint le seuil d’intervention dans les régions les plus hâtives. Selon le modèle prévisionnel, on se situe près du pic de captures pour la majorité des régions, alors qu’il est prévu au début août pour les régions de l’Estrie et de Québec (voir le sommaire par région en fin de communiqué).

Tordeuses

Peu de dommages de tordeuses à bandes obliques ont été observés par les collaborateurs du Réseau. Seules quelques interventions localisées ont été requises dans certains vergers, principalement dans la région des Laurentides. Le vol de la 2e génération de papillons devrait débuter dans environ une semaine, dans les régions les plus hâtives (Montérégie et sud-ouest de Montréal).

Acariens

Un bon contrôle des tétranyques est atteint par les acariens prédateurs (phytoséides et agistèmes) dans la plupart des vergers. Des applications d’acaricides ont été requises, de façon localisée, dans une minorité de blocs jusqu’à présent.

Pucerons

Une augmentation des observations de pucerons lanigères dans plusieurs vergers est également mentionnée par différents collaborateurs du Réseau.

Scarabée japonais

Les populations ont augmenté, au cours des deux dernières semaines, dans plusieurs vergers dans les régions de la Montérégie, Missisquoi et au sud-ouest de Montréal. Selon les observations des collaborateurs, une proportion importante d’individus (environ 25 %) sont parasités par la mouche Istocheta aldrichi.

Spongieuse

Les chenilles de ce papillon ont été extrêmement abondantes dans les forêts du sud-ouest du Québec ce printemps, certains estimant qu’il s’agit de la pire épidémie de cette espèce des 40 dernières années en Montérégie (remerciez les changements climatiques). Des pommiers ont été affectés localement, mais il est à noter que les chenilles ont maintenant complété leur développement et que la prochaine génération est attendue uniquement au printemps prochain. Les spécialistes considèrent que l’épidémie pourrait se prolonger une année de plus avant que les populations régressent naturellement. Nous vous tiendrons informés de la situation, mais sachez dès maintenant que le Bt (BIOPROTECT, DIPEL) est particulièrement efficace contre les chenilles et pourra être appliqué dès leur apparition, l’an prochain, le cas échéant.

PORTES OUVERTES AU VERGER-VITRINE DE MONT-SAINT-GRÉGOIRE LE 12 AOÛT
Image Agri-Réseau

 

C’est officiel, une journée de démonstration aura lieu le 12 août prochain, de 9 h à midi, au verger-vitrine de Mont-Saint-Grégoire!

Au programme des démonstrations et des présentations :

  • Lutte contre la tavelure : broyage de feuilles avec l’appareil « Eliminae ».
  • Désherbage mécanique : démonstration et témoignage.
  • Démonstration d’un pulvérisateur à débit d’air réduit : silencieux, efficace et sans dérive!
  • Mouche de la pomme : application du GF-120.
  • Acariens prédateurs sous la loupe.
  • Indices de risque pour la santé et l’environnement : comparaison d’une régie conventionnelle et à moindre risque.

 

Ce programme vous est offert grâce à la participation des Vergers Pierre Tremblay & Fils et de Vincent Philion, agr., phytopathologiste (IRDA), Evelyne Barriault, agr. (MAPAQ), Isabelle Turcotte, agr., Mikael Larose (IRDA) et Jacques Lasnier (AgCord).  

La situation sanitaire permet actuellement la participation maximale de 50 personnes, inscrivez-vous donc sans tarder.

 

ANALYSES FOLIAIRES : LISTE DE LABORATOIRES

Si vous avez l’intention de soumettre des échantillons pour analyse cet été, prélevez vos feuilles d’ici le début août (voir l’avertissement No 13 publié la semaine dernière) et envoyez-les à un des laboratoires offrant le service. Une liste des laboratoires agréés pour les analyses agricoles est publiée sur le site Web du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et une sélection de laboratoires spécialisés en analyse foliaire est aussi disponible sur Agri-Réseau.

PESTICIDES : ATTENTION AUX DÉLAIS AVANT LA RÉCOLTE 

Voici quelques exemples de produits utilisables en PFI pendant l’été, mais dont les délais avant la récolte dépassent les 10 jours. L’étiquette du pesticide demeure la seule source officielle : vérifiez-la toujours avant d’utiliser un produit!

INSECTICIDES ET ACARICIDES
CALYPSO : 30 jours IMIDAN : 14 jours
AGRIMEK : 28 jours INTREPID : 14 jours
NEXTER : 25 jours KANEMITE : 14 jours
BELEAF : 21 jours
FONGICIDES ET BACTÉRICIDES
KASUMIN : 90 jours SOVRAN : 30 jours
STREPTOMYCINE : 50 jours FONTELIS : 28 jours
DITHANE, MANZATE : 45 jours NOVA, FLINT, SCALA : 14 jours
APROVIA : 30 jours LUNA TRANQUILITY : 14 jours
MAESTRO, CAPTAN : 15 jours
(29 jours si la largeur du feuillage > 2m)
INSPIRE SUPER : 14 jours
 
SOMMAIRE DES OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 20 JUILLET
(F. Pelletier)
Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.
POUR PLUS D’INFORMATION EN PÉRIODE ESTIVALE
Étant donné que la période critique pour la tavelure est terminée et que la majorité des interventions de base ont été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies. Nos sources d’information ci-dessous sont toujours mises à jour :

  • Messages des conseillers du MAPAQ, prévisions et observations en temps réel : cliquez ici
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Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

 

REPOUSSE ET FEU BACTÉRIEN
(V. Philion)
Le billet publié hier est ici
INSECTES et ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)
Bien que le pic de vol de la 1re génération de papillons de carpocapse de la pomme soit dépassé pour la majorité des régions, des captures soutenues sont encore observées dans certains vergers en Montérégie. Selon le modèle prévisionnel, on se situe actuellement environ au pic d’éclosion dans les régions les plus hâtives (voir le sommaire en fin de communiqué pour les prévisions par région).

Les premières jeunes chenilles de la génération d’été de tordeuse à bandes obliques ont été observées en Montérégie et dans la région de Missisquoi.

Bien que les captures de mouche de la pomme aient débuté dans plusieurs vergers, seuls quelques sites ont atteint le seuil d’intervention.

Parmi les autres ravageurs mentionnés cette semaine par les collaborateurs du Réseau, on note entre autres la présence de puceron lanigère, de cicadelle de la pomme de terre et de scarabée japonais dans quelques sites.

Les populations de prédateurs sont aussi en forte hausse. Les acariens prédateurs de toutes sortes augmentent progressivement dans les secteurs où les tétranyques et les ériophyides sont présents. La présence de punaise de la molène (prédatrice de tétranyques et de pucerons) est également importante dans plusieurs vergers. L’observation au sein des colonies de pucerons d’un bon nombre de coccinelles, de larves de syrphes, de cécidomyies du puceron et de chrysopes ainsi que de parasitoïdes est aussi rapportée par plusieurs collaborateurs du Réseau.

Stratégies d’intervention PFI – prédateurs et autres espèces utiles

Image Agri-RéseauDe gauche à droite : Mouche tachinaire parasite de la TBO; Cécicomyie prédatrice de pucerons; Punaise de la molène prédatrice d’acariens

Source : IRDA

Même en période estivale, plusieurs espèces utiles travaillent sans relâche à se nourrir de vos ravageurs. Les plus importants et communs dans les vergers du Québec sont ceux-ci:

Le  choix  de  produits  phytosanitaires  sélectifs  est  la  clé  pour  protéger  les  espèces utiles présentes  dans votre  verger.  Si  vous  devez  intervenir  contre  un ravageur, choisissez un produit qui minimisera l’impact négatif sur vos prédateurs et parasitoïdes. Cette information est disponible de plusieurs façons :

  1. L’affiche  couleur  Production  fruitière  intégrée  2021  (que  vous  avez  reçue  par  la  poste ce printemps si vous êtes producteur).
  2. SAgE pesticides (dans l’onglet PFI qui s’affichera après avoir fait une recherche).
  3. La fiche 95 du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI).

ANALYSE FOLIAIRE

En pomiculture, l’analyse foliaire est essentielle pour bien établir les besoins en fertilisation pour l’an prochain. Les feuilles (50 à 60 par échantillon) doivent être prises dans le pourtour des arbres, vers le milieu de la croissance annuelle, à la hauteur des yeux et sur des arbres représentatifs, afin que vos différents échantillons soient comparables. Choisissez des feuilles intactes, sans tavelure ou dommages d’insectes.

Comme les engrais foliaires et certains fongicides contiennent des minéraux qui peuvent fausser les analyses, les résultats les plus utiles sont obtenus quand les échantillons sont pris longtemps après le dernier traitement ou après une pluie importante. Ne mélangez pas des feuilles de pommiers de différents âges, cultivars, porte-greffes ou issues de vergers avec des sols différents. Les besoins et la réaction des arbres sont variables et doivent être ajustés selon ces paramètres.

Le prélèvement de feuilles, en vue de l’analyse foliaire des pommiers, doit être effectué entre la mi-juillet et le début d’août. Consultez votre conseillère ou votre conseiller agricole pour plus de détails.

À METTRE À VOTRE AGENDA : UNE JOURNÉE DE DÉMONSTRATION EN VERGER LE 12 AOÛT PROCHAIN!

La situation sanitaire s’améliorant, nous avons reçu l’autorisation d’organiser une journée de démonstration dans le verger-vitrine de Mont-Saint-Grégoire le jeudi 12 août 2021. L’activité devra être considérée au même titre qu’une activité de sport ou de loisir (prévoyant actuellement la participation maximale de 50 personnes en zone verte).

Restez à l’affut des communiqués du Réseau, nous vous ferons parvenir le programme et la procédure d’inscription dès qu’ils seront disponibles. Pour plus d’information sur les activités des vergers-vitrines, consultez vitrine-pommes.comet https://reseaupommier.irda.qc.ca/?p=21150.

 

SOMMAIRE DES OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 29 JUIN
(F. Pelletier)
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POUR PLUS D’INFORMATION EN PÉRIODE ESTIVALE

Étant donné que la période critique pour la tavelure est terminée et que la majorité des interventions de base ont été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies. Nos sources d’information ci-dessous sont toujours mises à jour :

  • Messages des conseillers du MAPAQ, prévisions et observations en temps réel : cliquez ici
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Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

Différents conseillers rapportent une recrudescence de cas de feu bactérien au cours de la dernière semaine. La situation n’est pas alarmante, mais le retour de la pluie a favorisé une poussée de croissance qui a réactivé les foyers actifs de la maladie. De plus, le temps violent (orages, grêle, ou pire) contribue fortement à la propagation du feu bactérien quand la croissance est active. Difficile de prédire l’avenir, mais la météo à long terme semble favorable à la croissance et donc à la propagation du feu. Des applications régulières de chlorure de calcium ou du régulateur de croissance prohexadione-Ca (Apogee/Kudos) sont efficaces pour ralentir la maladie dans les vergers problématiques. Ces deux produits sont incompatibles en mélange. Traiter APOGEE ou KUDOS au moins deux ou trois jours avant le calcium pour assurer l’efficacité du régulateur de croissance. L’hormone sera moins efficace si elle est appliquée sur des résidus de calcium (fiche 37a)

Reprise de croissance du bourgeon

Repousse sur un bourgeon terminal

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Les captures de mouche de la pomme ont débuté dans quelques sites en Montérégie et dans les régions de Missisquoi, du sud-ouest de Montréal et des Laurentides.

Une baisse des captures de carpocapse de la pomme a été observée dans la majorité des vergers, mais quelques sites présentent encore des captures élevées. Les dommages sur fruits demeurent faibles en général. Selon le modèle prévisionnel, on approche du pic d’éclosion dans les régions les plus hâtives (voir le sommaire en fin de communiqué pour les prévisions par région).

Les populations de tétranyques et d’ériophyides sont en augmentation dans quelques sites, mais demeurent généralement sous les seuils d’intervention. Leurs prédateurs (phytoséides, agistèmes, Allothrombium spp.) sont présents, à des niveaux variables selon les vergers.

Parmi les autres ravageurs mentionnés cette semaine par les collaborateurs du Réseau, on note, entre autres, la présence de la cicadelle de la pomme de terre dans quelques sites ainsi que les premières mentions de l’arrivée du scarabée japonais et du scarabée du rosier.

Stratégies d’intervention PFI

Mouche de la pomme et carpocapse. Consultez les communiqués précédents.

Vous voyez des cicadelles? Lorsque celles-ci occupent uniquement les gourmands, aucune perte économique n’est à craindre (c’est souvent le cas de la cicadelle de la pomme de terre). Si les cicadelles sont présentes sur les feuilles de plusieurs autres pousses, un décompte sur 100 feuilles (3 à 5 feuilles par arbre) peut être fait. Le seuil d’intervention suggéré est en moyenne une cicadelle par feuille (excluant les gourmands). Attention, les produits efficaces contre les cicadelles peuvent décimer les populations d’acariens prédateurs, sans être efficaces sur les cicadelles adultes!

Vous voyez des scarabées? Consultez le Guide de production fruitière intégrée pour des recommandations.

Note : ces recommandations sont d’ordre général et doivent être utilisées de concert avec un programme de dépistage. Pour des  informations  détaillées  sur  les  produits  homologués  et  utilisables en période postflorale, consultez la plus récente affiche Production fruitière intégrée ou le site SAgE Pesticides. Utilisez l’onglet PFI de SAgE Pesticides pour comparer les effets principaux et secondaires des outils disponibles, trier les options selon le critère de votre choix, protéger les espèces utiles de votre verger et protéger votre portefeuille en choisissant le produit le plus approprié à votre situation.

 

SOMMAIRE DES OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 22 JUIN
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR PLUS D’INFORMATION EN PÉRIODE ESTIVALE

Étant donné que la période critique pour la tavelure est terminée et que la majorité des interventions de base ont été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies. Nos sources d’information ci-dessous sont toujours mises à jour :

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Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

INSECTES RAVAGEURS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Les captures de carpocapse de la pomme sont à la hausse dans plusieurs vergers, notamment en Montérégie et dans la région de Missisquoi. Selon le modèle prévisionnel, on se situe environ au pic de captures de la 1re  génération de papillons. Les premiers dommages sur fruits ont été observés dans plusieurs régions (Montérégie, Missisquoi, Laurentides, sud-ouest de Montréal) et le seuil d’intervention a été atteint dans quelques parcelles.

Bien que l’activité de ponte du charançon de la prune soit à toutes fins pratiques terminée (sauf dans la région de Québec), quelques dégâts récents ont été observés ces derniers jours, principalement dans les vergers à régie biologique.

La première capture de sésie du cornouiller a été observée à la fin de la semaine dernière au verger expérimental du Réseau-pommier. Selon le modèle prévisionnel, le vol des papillons devrait être amorcé dans les régions les plus hâtives et débuter au cours de la prochaine semaine en Estrie et dans la région de Québec.

Selon le modèle prévisionnel, on se situe au pic de captures des papillons de la tordeuse à bandes obliques (TBO) dans les régions les plus hâtives. Les jeunes chenilles devraient apparaître dans les prochains jours ou la semaine prochaine, selon les régions.

Bien que le modèle prévisionnel ne prédise les premières captures de la mouche de la pomme qu’au début juillet dans les régions les plus hâtives, des captures sont possibles plus tôt dans les vergers les plus affectés par cet insecte.

Parmi les autres ravageurs mentionnés cette semaine par les collaborateurs du Réseau, on note, entre autres, la présence du charançon de la pomme dans quelques vergers à régie biologique de différentes régions, ainsi que la présence localisée de spongieuses, de psylles du poirier, de phytoptes du poirier et de cochenilles virgules.

Image Agri-RéseauSphère rouge engluée fraîchement installée pour le dépistage de la mouche de la pomme. Photo : F. Pelletier (IRDA)

Stratégies d’intervention PFI

Mouche de la pomme
Il est temps d’installer vos boules rouges engluées. Consultez la fiche 65 du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour les détails. Vous n’en avez pas? Cliquez ici.

Le dépistage de la mouche de la pomme est une pratique incontournable en PFI, et ce, pour les deux raisons suivantes :

  1. C’est rentable : le dépistage permet d’éviter des traitements insecticides dans la plupart des exploitations. Les traitements évités en été permettent à leur tour la multiplication des insectes utiles qui effectuent un contrôle naturel des tordeuses, des mineuses, des acariens, des pucerons et d’autres ravageurs. Cette lutte biologique peut vous permettre d’économiser chaque année, en moyenne, un autre traitement insecticide, voire plusieurs.
  2. C’est écologique : la réduction du nombre de traitements insecticides vous permet de réduire les résidus sur les fruits, de préserver la biodiversité et d’élever votre performance environnementale.

Charançon, carpocapse, sésie
Consultez les communiqués des semaines précédentes.

TBO
consultez la section qui suit.

TAILLE D’ÉTÉ ET LUTTE AUX RAVAGEURS
(G. Chouinard)

 

La taille d’été est la première recommandation du Réseau pour la lutte contre la tordeuse à bandes obliques (TBO) en période estivale. Nécessaire afin d’augmenter la qualité des fruits et l’équilibre des arbres trop vigoureux, la taille d’été constitue aussi une très bonne méthode de lutte contre la TBO et les pucerons verts. La période idéale pour cette opération débute au moment où les pousses annuelles terminent leur croissance, et elle peut se prolonger jusqu’à 15 jours avant la récolte. Vous pouvez effectuer un dépistage des chenilles sur les pousses afin de déterminer s’il est temps d’entreprendre l’élagage des gourmands pour la répression des tordeuses.

Élaguez tous les gourmands ainsi que les rameaux semi-dressés qui sont en surnombre, mais en conservant un nombre suffisant de rameaux pour le renouvellement de la récolte.

Attention! Selon son degré de sévérité, la taille d’été peut diminuer de façon importante la vigueur de l’arbre! Évitez d’affaiblir davantage des pommiers qui manquent déjà de vigueur.

Profitez de la taille d’été pour supprimer les fruits en surnombre (voir la fiche 43 du Guide de PFI pour les méthodes d’éclaircissage manuel), ce qui permettra de réduire encore plus les dégâts de tordeuses et d’augmenter la qualité de votre production.

SOMMAIRE DES OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 15 JUIN
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR PLUS D’INFORMATION EN PÉRIODE ESTIVALE

Étant donné que la période critique pour la tavelure est terminée et que la majorité des interventions de base ont été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies, et nos sources d’information ci-dessous sont toujours mises à jour :

  • Messages des conseillers du MAPAQ, prévisions et observations en temps réel : cliquez ici
  • Portail des prévisions et observations du Réseau : cliquez ici

 

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS ET SÉCHERESSE
(G. Chouinard)

En date du 7 juin, les fruits du cultivar ‘McIntosh’ ont un diamètre moyen d’environ 20 mm en Montérégie et d’environ 10 mm dans la région de Québec. La chute de juin est en cours dans les régions les plus hâtives. La croissance du feuillage est presque terminée (bourgeon terminal en formation sur plusieurs pousses).

Le manque d’eau à ce stade-ci de la saison est préoccupant pour l’ensemble des régions pomicoles et des signes de stress hydrique sont rapportés, en particulier pour les producteurs qui ne sont pas équipés pour irriguer. Parmi les conséquences possibles figurent une chute physiologique des fruits plus forte qu’à l’habitude et la réduction du nombre de bourgeons floraux pour l’an prochain.

LE SOLEIL ET LE BOURGEON TERMINAL SONT LES MEILLEURS OUTILS POUR ARRÊTER LES MALADIES 
(V. Philion)

Tavelure: En pratique, la pluie du 3 juin a mis fin à la période des infections primaires de la tavelure en 2021. Cette année, la fin des éjections est à peu près synchronisée avec la fin du cycle de croissance dans plusieurs vergers. L’épuisement de la réserve de spores et le ralentissement de l’apparition des nouvelles feuilles diminuent fortement le risque de propagation de cette maladie. Dans les vergers où il n’y a pas de taches apparentes et où le traitement pour l’infection du 3 juin est fiable, les traitements peuvent arrêter. Dans les vergers où des taches sont apparentes, la propagation est possible sur les pousses en croissance lors des pluies.

Mise à jour: ascospores tenaces. Lors du comptage des éjections d’ascospores cet après-midi nous avons observé un niveau d’éjection plus élevé qu’anticipé par RIMpro. Le logiciel a vraisemblablement 3-4 jours d’avance (trop rapide) par rapport à la réalité biologique. Il faudra donc attendre à la prochaine averse pour déclarer la fin des éjections dans les régions les plus chaudes du Québec. D’un point de vue agronomique, la fin de la croissance suffit à elle seule à arrêter la tavelure puisque seules les nouvelles feuilles des pousses en croissance peuvent être infectées.

Blanc: Dans les vergers où le blanc du pommier est un problème, la propagation reste possible sur les pousses en croissance. Les traitements dans les vergers où la croissance est terminée ne sont pas utiles.

Feu: Quelques cas de feu bactérien sont rapportés principalement dans des parcelles biologiques ou non traitées durant la floraison. Cependant, les états voisins rapportent des cas plus graves. Lorsque les symptômes ne sont pas trop nombreux, l’élimination rapide des pousses affectées reste l’intervention la plus appropriée. Cependant, l’apparition du bourgeon terminal demeure le meilleur frein à cette maladie. La fiche 105 peut vous aider à identifier la maladie et un outil décisionnel a été produit pour guider vos interventions. La fiche 106 peut servir de complément d’information. Le feu bactérien est une maladie communautaire, soyez vigilants et responsables.

 

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Ravageurs:

  • Bien que la période de ponte du charançon de la prune soit sur le point de se terminer, quelques dégâts récents ont été observés dans les sites avec de fortes populations. Les soirées chaudes consécutives des derniers jours sont en cause. Dans la région de Québec, l’activité du charançon de la prune de même que celle du charançon de la pomme ont été rapportées par plusieurs collaborateurs du Réseau.
  • Les captures de carpocapses de la pomme sont encore faibles en général (à l’exception de quelques sites). Toutefois, selon le modèle prévisionnel, le pic de vol de la 1ère génération de papillons devrait être observé la semaine prochaine. Dans les régions les plus hâtives, on se situe actuellement au début des éclosions d’oeufs (correspond à environ 20% de la ponte). Voir le sommaire en fin de communiqué pour les prévisions par région.
  • Les premières captures de papillons de tordeuses à bandes obliques (TBO) ont été réalisées en Montérégie, au sud-ouest de Montréal et dans les Laurentides. Le pic de captures devrait être atteint dans la semaine du 14 juin dans les régions les plus chaudes. La ponte et l’éclosion s’étaleront sur une longue période (voir le sommaire par région à la fin de ce communiqué).
  • Les populations de tétranyques sont en augmentation, mais restent généralement sous les seuils d’intervention.
  • À la faveur des températures chaudes, les captures de sésie du cornouiller devraient commencer cette semaine dans les régions les plus chaudes du Québec, soit un peu à l’avance par rapport à son cycle habituel de développement.
  • La présence de spongieuse est encore signalée dans les secteurs boisés de quelques régions (Montérégie, sud-ouest de Montréal, Laurentides)

Espèces utiles:
Les populations d’ennemis naturels sont également en augmentation. Plusieurs collaborateurs rapportent la présence en grand nombre de coccinelles, de syrphes, de punaises de la molène et d’autres punaises prédatrices. Ces espèces se nourrissent de pucerons, d’acariens et de chenilles (selon les espèces). Pour plus de détails, consultez les fiches 96 et 97 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Stratégies d’intervention PFI

Charançon
La période critique de surveillance pour cet insecte est terminée en Montérégie, mais pas encore dans les autres régions. Demeurez vigilant jusqu’à la mi-juin et si des pulvérisations sont nécessaires, intervenez uniquement de façon localisée (ex. bordures). Le seuil d’intervention est de 2 % de dommages frais.

Carpocapse

  • Si vous n’utilisez pas la confusion sexuelle et qu’une intervention est nécessaire : selon les produits utilisés, l’application pourra viser les œufs ou les jeunes chenilles. Dans le premier cas, il faudra intervenir avant le début de l’éclosion (vérifier s’il n’est pas trop tard dans votre région). Dans le deuxième cas, il faudra intervenir avec un larvicide au pic d’éclosion des œufs (actuellement prévu à la fin juin dans les sites chauds de la Montérégie).
  • Si vous utilisez la confusion sexuelle : le seuil d’intervention recommandé sous confusion est de 0,5 % de fruits attaqués. Pour plus de détails, consultez la fiche 76 du Guide de PFI ou la fiche spéciale sur les traitements insecticides pour les utilisateurs de la confusion sexuelle.

Acariens
Poursuivez le dépistage sur le feuillage et consultez la fiche 91 du Guide de PFI pour établir votre stratégie de lutte. N’oubliez pas de tenir compte de la présence des prédateurs et d’augmenter votre seuil de tolérance en leur présence, sauf si vos arbres sont stressés par le manque d’eau.

Sésie
Un seuil d’intervention précis n’est pas disponible pour cet insecte. Toutefois, si l’examen des faux broussins (avec un couteau) révèle la présence de larves, des interventions préventives ou curatives sont recommandées. La confusion sexuelle est aussi disponible! Les détails sont à la fiche 84 du Guide de PFI.

Note:
Ces recommandations sont d’ordre général et doivent être utilisés de concert avec un programme de dépistage.  Pour des  informations  détaillées  sur  les  produits  homologués  et  utilisables en période post-florale, consultez la plus récente affiche Production fruitière intégrée ou le site SAgE Pesticides. Utilisez l’onglet PFI de SAgE Pesticides pour comparer les effets principaux et secondaires des outils disponibles, trier les options selon le critère de votre choix,  protéger les espèces utiles de votre verger et protéger votre portefeuille en choisissant le produit le plus approprié à votre situation.

 

FERTILISATION: PAS D’AZOTE EN ÉTÉ
(V. Philion et E. Barriault)

La saison de croissance est en avance cette année. La phase de multiplication cellulaire dans les fruits (environ 28 jours suivant la floraison) est terminée dans les régions les plus chaudes pour plusieurs cultivars. D’ici à la récolte, les cellules des fruits prendront du volume, mais ne seront pas plus nombreuses. Les engrais foliaires qui aident à la multiplication cellulaire (ex: nitrate et autres formes d’azote) ne sont donc pas utiles à ce stade et peuvent même engendrer une longue liste de problèmes (coloration, fermeté, chute prématurée, liège, point amer, « scald », brunissement vasculaire, sénescence, gel hivernal). Ils peuvent aussi augmenter les problèmes de maladies et d’insectes. Les applications de sel d’Epsom (magnésium), bore et zinc peuvent être justifiées, mais l’azote est à proscrire. Les applications de calcium les plus efficaces sont celles appliquées pendant la multiplication cellulaire, mais des applications régulières en été restent utiles. Un calendrier des apports foliaires est intégré à la fin de la fiche sur la fertilisation et la phytoprotection (Fiche 37A du Guide de PFI).

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 8 JUIN
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS
(G. Chouinard)

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

L’avertissement du RAP publié aujourd’hui a été rédigé avant que les résultats de comptage des éjections d’ascospores soient disponibles. Nous avons observé aujourd’hui un niveau d’éjection plus élevé qu’anticipé par RIMpro. Le logiciel a vraisemblablement 3-4 jours d’avance (trop rapide) par rapport à la réalité biologique. Il faudra donc attendre à la prochaine averse pour déclarer la fin des éjections dans les régions les plus chaudes du Québec. D’un point de vue agronomique, la fin de la croissance suffit à elle seule à arrêter la tavelure puisque seules les nouvelles feuilles des pousses en croissance peuvent être infectées.

 

Ascospores prêtes à l’éjection et leur cumul sur la saison.

Quelques rares symptômes déjà brunis de feu bactérien ont été observés à Saint-Bruno aujourd’hui. Compte tenu des fleurs touchées et l’âge des symptômes, ils correspondent à l’infection prédite par RIMpro le 17 mai sur les fleurs écloses le 13 mai. Les premiers symptômes de cette infection sont probablement apparents depuis la fin mai et leur apparition est probablement déjà terminée. Le temps chaud et sec que nous avons connu ne favorise pas la propagation du feu bactérien. La fin de la croissance est aussi extrêmement efficace pour arrêter la maladie. Les interventions ne sont pas utiles dans les parcelles où la croissance est arrêtée.

Symptômes brunis de feu bactérien et exsudat sur fruits. L’exsudat (liquide plein de bactérie) peut se propager rapidement.