DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 
(F. Pelletier et G. Chouinard)
Pour le cultivar McIntosh, le stade nouaison est atteint dans la majorité des sites pour les régions du sud-ouest de Montréal, de la Montérégie et de Missisquoi.  En date du 2 juin, les fruits ont un diamètre moyen de 7-9 mm (cv McIntosh). Ce stade est également atteint dans certains sites plus chauds dans la région des Laurentides. En Estrie, les pommiers sont encore au stade calice, mais tout près du stade nouaison pour les sites les plus hâtifs. Dans la région de Québec, le stade calice a été atteint le 2 juin. La floraison a été de courte durée dans plusieurs régions, mais selon les rapports des collaborateurs du Réseau, la nouaison semble bonne pour la majorité des sites.

 

LA TAVELURE EST DÉCONFINÉE
(V. Philion)

Les premières taches de tavelure ont été rapportées dans un verger du sud du Québec. La position des feuilles affectées et donc la date de l’infection ne sont pas connues, mais les taches liées à l’infection du 15-18 mai sont en principe visibles depuis quelques jours. Dans les vergers où des taches sont visibles, les infections « secondaires » (propagation par les conidies) prennent le dessus sur les infections primaires, et la stratégie d’intervention doit être adaptée.

Dans les vergers dépistés où l’on ne trouve pas de taches, le modèle RIMpro continue d’être applicable. La réserve d’ascospores diminue graduellement, mais ne sera pas épuisée avant la mi-juin. Les éjections attendues avec les averses en cours et prévues d’ici au 6 juin mènent à des infections importantes (RIM > 300).

Méfiez-vous des averses ponctuelles. Chacune des pluies ne suffit pas à causer une infection, mais leur cumul est certainement favorable à la tavelure. Les spores éjectées peuvent survivre plusieurs heures, et chaque pluie subséquente permet l’infection d’une portion des spores éjectées.

La clef pour bien atteindre les spores (sans traiter indûment) est de renouveler les traitements en fonction de la croissance du feuillage et des éjections à risque. Le lessivage par la pluie est un facteur assez mineur. Après une séquence de plusieurs jours d’infection avec un cumul de RIM élevé, un traitement en post-infection est utile. Ne comptez pas sur un seul traitement en protection pour combattre plusieurs infections successives dont le risque cumulé est élevé. Des traitements de germination (stop) complémentaires ou en post-infection valent mieux qu’un abonnement à des traitements tout l’été pour protéger vos pommes.

 

CHANT DU CYGNE POUR LE BLANC
(V. Philion)

Dans les vergers au sud du Québec où le blanc est absent ou alors est actuellement limité aux bourgeons infectés l’an dernier, il est probable que la période de propagation « primaire » soit terminée. Les nouvelles contaminations ne seront possibles que si le blanc a déjà réussi à infecter de nouvelles pousses.

Cependant, dans les vergers où la propagation aux nouvelles pousses est visible, il sera difficile d’arrêter l’épidémie au moment où le temps chaud et humide reviendra. Un traitement « pénétrant » réalisé maintenant pourrait limiter les dégâts, mais combattre les épidémies de blanc déjà amorcées est difficile. La propagation s’arrêtera naturellement à la fin de la croissance annuelle (bourgeon terminal). C’est malheureusement aussi pendant cette période que les bourgeons (qui seront actifs l’an prochain) seront infectés.

L’arrachage des pousses infectées pendant les opérations d’émondage ou d’éclaircissage peut contribuer à ralentir la progression de la maladie.

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Quelques premiers dommages de charançon de la prune ont été observés sur les jeunes fruits en Montérégie et dans la région de Missisquoi. Selon les prévisions météorologiques actuelles, aucune nuit propice à l’activité de cet insecte n’est prévue d’ici au 8 juin, mais les prévisions météorologiques peuvent changer rapidement. Les captures de carpocapse ont débuté dans l’ensemble des régions à l’exception de celle de Québec. Les observateurs du Réseau rapportent quelques sites avec un nombre élevé de captures en début de saison.

Image Agri-RéseauCarpocapse frustré par la présence de filets d’exclusion le 1er juin 2020, à Saint-Bruno . Photo : Francine Pelletier (IRDA)

Peu de captures d’hoplocampe sont rapportées pour les régions de la Montérégie, Missisquoi et du sud-ouest, alors que dans la région des Laurentides, le seuil localisé a été atteint dans plusieurs sites. En Estrie, peu de captures ont été observées, mais quelques dégâts présents près du calice sont rapportés dans certains sites. Une première capture est rapportée dans la région de Québec.

Une première chrysalide de tordeuse à bandes obliques (TBO) a été observée en Montérégie. Selon le modèle prévisionnel, les captures d’adultes devraient débuter vers la mi-juin dans les régions les plus chaudes (voir sommaire RAP).

Les tétranyques rouges ont commencé à pondre au cours de la dernière semaine en Montérégie. Le seuil d’intervention a été atteint dans quelques vergers où il n’y a pas eu d’application de traitement d’huile. Des tétranyques à deux points (adultes, œufs et larves) sont également présents à des niveaux faibles/variables selon les endroits.

Les premières observations localisées de colonies de pucerons roses sont mentionnées par les observateurs du Réseau.

Stratégies d’interventions spécifiques

  • Hoplocampe et TBO :  les interventions ne sont plus recommandées à ce stade dans les sites les plus chauds de la Montérégie et de l’Estrie, le stade protégé de ces ravageurs étant atteint. Dans les régions moins avancées, il faut intervenir rapidement, mais uniquement si le seuil d’intervention est atteint, afin de ne pas affecter inutilement votre portefeuille et vos travailleurs bénévoles (prédateurs et parasitoïdes)! Une autre fenêtre d’intervention contre la TBO s’ouvrira durant l’été, lorsque la prochaine génération de chenilles apparaîtra, si les seuils d’intervention sont atteints.
  • Charançon : si votre verger comporte un historique de dégâts et qu’aucune intervention postflorale efficace contre cet insecte n’a encore été appliquée, il faut prévoir une intervention à la faveur des prochaines journées favorables (consultez le sommaire de la semaine pour connaître la situation par région). Autrement, commencez le dépistage dès la nouaison afin de prévoir le besoin d’interventions additionnelles qui pourront être localisées.
  • Carpocapse : les populations peuvent être difficiles à contrôler, car les œufs éclosent sur une longue période, et le développement de résistance aux insecticides a été démontré au Québec. Les insecticides recommandés viseront soit les œufs, soit les larves tout juste sorties des œufs. Votre historique de dommages est la donnée la plus importante pour estimer le risque. L’approche générale est décrite à la fiche 76 du Guide de PFI. Toutefois, le recours à la confusion sexuelle et/ou à des modèles prévisionnels et aux services-conseils spécialisés est suggéré pour les situations problématiques.

Si vous utilisez la confusion sexuelle : le seuil d’intervention recommandé sous confusion est de 0,5 % de fruits attaqués. Plus de détails dans les fiches techniques sur la confusion sont accessibles à partir de la fiche 76 sur le carpocapse du Guide de PFI

Si vous n’utilisez pas la confusion sexuelle et qu’une intervention est nécessaire : selon les produits utilisés, l’application pourra viser les œufs ou les jeunes chenilles. Dans le premier cas, il faudra intervenir avant le début de l’éclosion de ces derniers (prévue autour du 11 juin dans les sites les plus chauds de la Montérégie, selon les prévisions actuelles du Réseau). Dans le deuxième cas, il faudra intervenir au pic d’éclosion des œufs (actuellement prévu la deuxième semaine de juillet en Montérégie).

Retenez toutefois ceci si vous optez pour la protection par pulvérisations :

    • Chaque période d’intervention « propice » a une date de début, mais aussi une durée qui peut être très longue dans le cas du carpocapse. Ainsi, selon les prévisions actuelles, l’éclosion des œufs de la première génération va s’étaler sur 7 semaines en Montérégie. Il importe donc de maximiser la durée d’action de chaque application d’un pesticide et de ne pas commencer les interventions dès le début d’une période propice, selon le produit utilisé et la météo.
    • Bien entendu, un verger hâtif  ayant un important historique de dommages pourrait devoir commencer à être protégé plus tôt  – dès cette semaine si les conditions météo sont favorables à une bonne efficacité résiduelle – et nécessitera un plus grand nombre d’applications pour couvrir la plus grande période de risque.
    • Si vous avez aussi du petit carpocapse (fiche 85 du Guide de PFI), les produits efficaces contre le carpocapse réprimeront également son « petit » cousin (même si idéalement les applications pourraient être faites quelques jours plus tôt).
    • Les diffuseurs actuellement utilisés pour la confusion sexuelle du carpocapse sont aussi efficaces pour combattre le petit carpocapse.

APPORTS EN CALCIUM 
(V. Philion et G. Chouinard)

Le calcium contribue à la fermeté des fruits tout en réduisant plusieurs problèmes phytosanitaires (point amer, brunissement, tavelure, blanc, etc.). Dès le stade calice,  il est temps de débuter les applications de calcium, dont la première peut être faite en mélange avec du bore. C’est aussi le moment de penser à ranger l’azote et donc d’éviter le nitrate de calcium. Une proposition sur l’ABC de la fertilisation en azote, bore et calcium en lien avec la phytoprotection, à lire ou à relire : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 2 JUIN
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS
(G. Chouinard)

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau Pommier. Nos analyses de situation les plus récentes sur les maladies, les plus récentes observations sur les ascospores de tavelure et les prévisions des modèles RIMpro sont disponibles en tout temps (cliquez sur les liens pour y accéder).

 

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

NOUVELLES HOMOLOGATIONS POUR LES VERGERS

(G. Chouinard)

 

VAYEGO (tetraniliprole): de la même famille que ALTACOR et EXIREL, cet insecticide à large spectre est efficace particulièrement contre les chenilles (carpocapse, TBO) et l’hoplocampe. Il a aussi une certaine efficacité contre le charançon de la prune et la mouche de la pomme. Relativement sélectif envers les espèces utiles (mais toxique pour les abeilles et les guêpes parasitoides). Activité systémique translaminaire (résistant au lessivage après l’assèchement du produit). Relativement persistant. Homologué seulement en post-floraison.

DANITOL (fenpropathrine):  cet insecticide de la famille des pyréthrinoïdes de synthèse est disponible et utilisé depuis longtemps dans les vergers aux États-Unis.  Homologué contre le carpocapse, la mouche de la pomme, le scarabée japonais, les mineuses et tordeuses, mais efficace contre plusieurs autres espèces. Comme toutes les pyrèthres, il est très toxique pour les abeilles et pour les insectes utiles sans exception.

 

NOUVEAUX EVENEMENTS VIRTUELS GRATUITS POUR LES PRODUCTEURS DE POMMES

(G. Chouinard)

 

Pandémie oblige, les événements virtuels foisonnent sur l’internet. Nous en avons sélectionné quelques uns pour vous dans un tableau que nous maintenons à jour ici. Parmi les ajouts intéressants de la semaine, mentionnons une journée de formation sur l’éclaircissage offerte par nos cousins français du CTIFL, qui nous y invitent gentiment – et gratuitement (attention, heure de Paris sur l’invitation, heure de Montréal dans notre tableau).

 

N’oubliez pas non plus nos webinaires de demain  18 février!

  • la révision des homologations de pesticides pour les vergers (E. Fortier, APMQ)
  • le choix des porte-greffes et cultivars avec l’aide des données du RECUPOM (J. Gagné, PPQ)

Pour vous inscrire, consultez notre tableau.

 

Nouveautés en rouge 

Des événements à ne pas manquer durant la pandémie!

Afin que les producteurs puissent retrouver et accéder facilement aux différents évènements qui seront tenus cet automne et hiver, voici une une liste des conférences et ateliers à venir et qui sont disponibles pour tous les producteurs. Vous organisez aussi un événement pour les producteurs cet automne/hiver et il n’apparait pas sur cette liste? Je vous invite à me faire parvenir les informations via la boite de commentaires au bas de la page ou par courriel.

Cette page n’est qu’un répertoire d’événements;  pour des informations spécifiques aux événements  en question, svp contactez les organisateurs. La liste sera mise à jour en continu, n’hésitez pas à revenir la consulter!

Date Titre Présenté par Durée Organisateur Gratuit pour Détails et inscription
18 fev 13h00

Mise à jour sur l’homologation des pesticides en pomiculture

E. Fortier, APMQ

30min Réseau-pommier tous ici
18fev 13h30

Choisir des cultivars et porte-greffes adaptés au Québec: la base de données du RECUPOM

J. Gagné, PPQ

30min Réseau-pommier tous
22fev 10h30

Know your farm financials

Panel de producteurs (NS, NY, ILL, MI, BC, WA)

4h IFTA payant, être membre est requis pour s’inscrire ici
22fev 15h30 Orchard support systems

M. DeKleine, TrellX + panel de producteurs (MI, WA, ON)

3h IFTA
23fev 11h00

Honeycrisp case study and orchard tours

Visites virtuelles: Lamont Farms NY; Hart Farms MI; Birchleig Farms NS; Chiawana Orchards WA; Conférences: L Kalcsits, WSU; L. Cheng Cornell.

5h30 IFTA
24fev 10h30

How tree physiology can be managed to optimize apple fruit quality ; High-density pear systems; USDA research

S Musacchi, WSU ; T. Einhorn, MSU; G. Sundin, MI; A. Sial, UG; T. Robinson, Cornell; K. Gasic, CLU.

4h15 IFTA
24fev 14h45

Emerging technologies (harvest automation and others)

9 compagnies internationales présentent leurs nouveautés

3h IFTA
16 mars

8h00

Eclaircissage pommier poirier, panorama des bonnes pratiques (ctifl.fr)

(invitation spéciale du CTIFL aux producteurs et intervenants québécois)

V. Mathieu, CTIFL; L. Roche, CTIFL; C. Lavoisier, La Moriniere; J. Ruch, Sudexpé; J.-F. St-Hilary, CEFEL; M. C. Vergneaud, IFPC; B. Florens, La Pugère; B. Gandubert, la Morinière; N. Drouzy, CASMB;

3h CTIFL tous ici
7avr 9h00

Atelier interactif sur l’utilisation du bicarbonate de potassium contre la tavelure en Montérégie-ouest

E. Barriault, MAPAQ

2h MAPAQ tous ici
7avr 13h00

Atelier interactif sur l’utilisation du bicarbonate de potassium contre la tavelure en Montérégie-est

K. Bergeron, MAPAQ

2h MAPAQ tous ici
13avr 9h00

Atelier interactif sur l’utilisation du bicarbonate de potassium contre la tavelure en Estrie

C. Turcotte, MAPAQ

2h MAPAQ tous ici
13avr 13h00

Atelier interactif sur l’utilisation du bicarbonate de potassium contre la tavelure dans les Laurentides

D. Esselami, MAPAQ

2h MAPAQ tous ici

 

RAVAGEURS DE FIN DE SAISON 
(F. Pelletier et G. Chouinard)

Les captures de mouches de la pomme étaient en hausse au cours des deux dernières semaines, et plusieurs vergers ou secteurs de vergers ont atteint le seuil d’intervention. Un petit nombre de parcelles ont atteint le seuil pour un deuxième traitement au cours des derniers jours, en Montérégie. Selon le modèle prévisionnel, on a passé le pic de capture dans les régions les plus hâtives, alors qu’il devrait être observé, ces jours-ci, en Estrie et dans la région de Québec (voir le sommaire en fin de communiqué). Les populations de mouches devraient donc baisser graduellement au cours du mois d’août. Les traitements ne seront plus nécessaires à partir de la fin août, même si des captures sont présentes, car la ponte dans les fruits cesse graduellement à partir de la mi-août.

Le vol de la 2e génération de carpocapse a débuté dans certains sites, mais les captures demeurent faibles pour le moment et, en général, peu de nouveaux de dommages sont rapportés par les collaborateurs du Réseau, à l’exception de quelques sites, notamment dans la région de l’Estrie.

Plusieurs observateurs du Réseau rapportent la présence localisée de scarabées japonais, avec une proportion importante de scarabées parasités (petits œufs blancs pondus sur l’insecte par la mouche Istocheta aldrichi). Les dommages observés sont principalement sur feuilles. Seuls quelques collaborateurs ont rapporté la présence de dommages sur fruits, dans des secteurs localisés, notamment dans les cultivars Sunrise ou Honeycrisp.

La présence localisée de punaises pentatomides, et quelques dommages sur fruits sont également rapportés par différents observateurs du Réseau.

Image Agri-RéseauPunaise pentatomide, dite la « punaise brune » (Euschistus servus euschistoides). Attention, il ne s’agit pas de la punaise marbrée tant redoutée! Source : F Pelletier (IRDA)

Pour tous ces ravageurs, LA question en ce moment est de déterminer s’il y a un réel besoin d’intervenir, car les populations varient d’un verger à l’autre, la faune auxiliaire (espèces utiles) est très active, la date de la récolte approche et certains insectes commencent à réduire leur activité. Le dépistage est donc essentiel et critique pour le carpocapse, les acariens et la mouche de la pomme. De plus, des seuils d’intervention sont disponibles pour chacun de ces ravageurs. Pour les détails sur le dépistage, consultez la fiche 65 du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI). Regardez également les communiqués des semaines précédentes et les fiches spécifiques du Guide sur les espèces présentes chez vous, et consultez la section suivante.

 

TAILLE D’ÉTÉ ET LUTTE AUX RAVAGEURS SECONDAIRES

La taille d’été est la première recommandation du Réseau pour la lutte contre la tordeuse à bandes obliques (TBO) en période estivale. Nécessaire afin d’augmenter la qualité des fruits et l’équilibre des arbres trop vigoureux, la taille d’été constitue aussi une très bonne méthode de lutte contre la TBO et les pucerons verts. La période idéale pour cette opération débute au moment où les pousses annuelles terminent leur croissance, et elle peut se prolonger jusqu’à 15 jours avant la récolte. Vous pouvez effectuer un dépistage des chenilles sur les pousses afin de déterminer s’il est temps d’entreprendre l’élagage des gourmands pour la répression des tordeuses.

  • Élaguez tous les gourmands ainsi que les rameaux semi-dressés qui sont en surnombre, mais en conservant un nombre suffisant de rameaux pour le renouvellement de la récolte.
  • Attention : selon son degré de sévérité, la taille d’été peut diminuer de façon importante la vigueur de l’arbre! Évitez d’affaiblir davantage des pommiers qui manquent déjà de vigueur.
  • Profitez de la taille d’été pour supprimer les fruits en surnombre (voir la fiche 43 du Guide de PFI pour les méthodes d’éclaircissage manuel), ce qui permettra de réduire encore plus les dégâts de tordeuses et d’augmenter la qualité de votre production.

Vous voyez des cicadelles? Lorsque celles-ci occupent uniquement les gourmands, aucune perte économique n’est à craindre (c’est souvent le cas de la cicadelle de la pomme de terre). Si les cicadelles sont présentes sur les feuilles de plusieurs autres pousses, un décompte sur 100 feuilles (3 à 5 feuilles par arbre) peut être fait. Le seuil d’intervention suggéré est en moyenne une cicadelle par feuille (excluant les gourmands). Attention, les produits efficaces contre les cicadelles peuvent décimer les populations d’acariens prédateurs, sans être très efficaces sur les cicadelles adultes!

Vous voyez des scarabées ou des punaises pentatomides? Consultez les communiqués précédents ou le Guide de PFI pour des recommandations.

CALCIUM ET PROTECTION PHYTOSANITAIRE

Même si les applications de calcium à cette période-ci sont moins efficaces pour réprimer le point amer que celles effectuées plus tôt, les apports foliaires en août et en septembre peuvent rehausser le niveau de cet élément dans les fruits, si les conditions d’absorption sont bonnes. De toutes les formulations de calcium, le chlorure (CaCl2) sous forme de flocons (77 % CaCl2, soit 28-29 % Ca) est la plus efficace et la moins chère. En bonus, le chlorure de calcium (mais pas les autres formes de calcium) réprimera en partie la tavelure (feuilles et fruits), le blanc, la suie-moucheture et la pourriture amère. Évitez la forme « nitrate » sur les fruits si vous souhaitez améliorer leur fermeté. Attention : le chlorure de calcium est toutefois délicat à appliquer en fin de saison! Il est incompatible avec le sel d’Epsom, le POLYRAM (métirame), le bicarbonate de potassium et le soufre de type « poudre mouillable ». Pour réduire les risques de phytotoxicité, ne pas l’appliquer lors de conditions de séchage très lentes, lorsque la température dépasse 26-27 °C ou que le feuillage est déjà fragilisé par des ravageurs (ex. : acariens). Ajustez alors la dose de chlorure de calcium à la baisse et attendez que la température diminue en soirée, avant de traiter.

  • Pour plus d’information sur le calcium en phytoprotection, cliquez ici.
  • Consultez également la fiche 117 du Guide de PFI pour plus de détails sur les applications de FRUITONE et de RETAIN à effectuer afin de minimiser les pertes à la récolte.
  • Profitez-en aussi pour consulter la fiche 118 sur le suivi de la maturité et de la qualité des fruits.

POMMES AU SOL

Ne laissez pas de fruits au sol pour une période prolongée. Tout fruit laissé au sol favorise le développement de ravageurs dans votre verger et augmente le risque de devoir intervenir davantage l’an prochain contre les insectes suivants :

  • La mouche de la pomme, car les fruits au sol mûrissent rapidement et dégagent des arômes qui attirent cet insecte dans le secteur en question.
  • Le carpocapse et les tordeuses, car les chenilles ou les vers présents dans les fruits en question pourront compléter facilement leur cycle de développement et réapparaître la saison prochaine, dans le verger.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 4 AOÛT

(F. Pelletier)
Cliquez ici pour consulter le sommaire hebdomadaire préparé pour les différentes régions pomicoles.
POUR EN SAVOIR PLUS EN PÉRIODE ESTIVALE
Avec la fin de la période critique pour la tavelure et la majorité des interventions de base ayant été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements est réduite.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies, et nos sources d’information ci-après sont toujours mises à jour :

  • Messages des conseillers du MAPAQ, prévisions et observations en temps réel : cliquez ici.
  • Sommaire de la semaine par région : cliquez ici.
Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

GRÊLE, CANICULE ET AUTRES CALAMITÉS AMÈRES EN ÉTÉ

(V.Philion)

La fin de la croissance du pommier en été (formation du bourgeon terminal) réduit radicalement les risques de propagation des maladies comme le blanc, la tavelure et le feu bactérien. C’est pour favoriser la formation de ce bourgeon terminal que les applications contenant de l’azote (ex: WUXAL), qui sont parfois recommandées jusqu’à tardivement en juin, devraient être éliminées de nos habitudes.

Dans les blocs où la croissance n’est pas terminée (ex : jeunes plantations), les risques de temps violent associés aux périodes caniculaires peuvent encore causer des dommages.

Quoi faire après la grêle et du temps violent ?

  • Les traitements antibiotiques (streptomycine) sont recommandés dans les vergers avec un historique de feu bactérien à la suite des orages de grêle en juin, et tant que la croissance est active en juillet. Cette application est utile seulement si elle est faite dans les quatre heures suivant la grêle. Le traitement n’est pas nécessaire si la parcelle a déjà été traitée avec APOGEE/KUDOS, où le régulateur de croissance diminue déjà grandement les risques de propagation.

  • Dans les vergers où APOGEE/KUDOS n’a pas été utilisé, un traitement avec le régulateur de croissance dans les jours suivant une tempête de grêle est recommandé pour trois raisons : le produit peut ralentir la progression du feu, limiter la poussée de croissance des arbres qui survient quand les arbres sont endommagés et ainsi limiter la perte des bourgeons floraux sur le bois de 2 ans. Ce dernier effet permet de régulariser la production dans l’année suivant la grêle.

  • À moins que les dommages au bois soient importants, les traitements fongicides sur pommiers sont souvent inutiles après une grêle au Québec. Dans les vergers où les chancres européens sont nombreux, un traitement au cuivre pourrait être utile pour éviter la propagation. Pour d’autres cultures fruitières (ex. : pêche, prune) et dans les régions où la pourriture brune (Monilinia) ou d’autres pourritures comme la pourriture amère (Colletotrichum) sont fréquentes sur pommier, un traitement fongicide est parfois bénéfique dans les heures suivant la tempête.

Certaines maladies plus rares au Québec comme la pourriture amère ne sont pas arrêtées avec la fin de la croissance et prennent leur élan pendant les périodes de canicule et de temps orageux.

Dans les vergers ayant un antécédent de cette maladie (qui coïncide souvent avec les vergers ayant un historique de feu bactérien) et dans les blocs de cultivars très sensibles (ex. : GingerGold, HoneyCrisp), il serait peut-être utile de prévenir les problèmes :

  • Réduire le stress : irrigation, kaolin, éviter la taille d’été.

  • Traitement fongicide : les traitements sont peu efficaces une fois la maladie déclarée. Un traitement au captane avant la pluie pourrait atténuer la pression. En production biologique, la prévention est beaucoup plus efficace que les fongicides homologués.

Note : La version complète de ce texte (avec les références) est disponible sur la plateforme PFI du Réseau-pommier.

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

  • Selon le modèle prévisionnel du carpocapse, on se situe actuellement à la fin de la 1re génération d’adultes pour les régions les plus chaudes, et une baisse des captures a effectivement été observée au cours de la dernière semaine (voir le sommaire par région, en fin de communiqué). Selon les collaborateurs du Réseau, les stratégies de lutte utilisées semblent, en général, avoir bien fonctionné, et peu de dégâts sont observés jusqu’à présent dans les vergers à régie PFI.
  • Des captures de mouche de la pomme sont observées dans l’ensemble des régions. À ce jour, une minorité de vergers ou secteurs de vergers ont atteint le seuil d’intervention. Selon le modèle prévisionnel, le pic de captures est prévu vers la fin juillet dans les régions les plus hâtives (voir le sommaire par région, en fin de communiqué).
  • Peu de captures de papillons de tordeuses à bandes obliques (TBO) sont observées à cette période, puisqu’on se situe entre la 1re et la 2e génération. Au cours des 2-3 dernières semaines, la présence (faible, en général) de quelques masses d’œufs et de jeunes chenilles de la génération estivale est rapportée par les collaborateurs du Réseau, dans quelques secteurs.
  • Sur certains sites, les acariens phytophages (principalement le tétranyque à deux points) se sont développés rapidement à la faveur du temps chaud et sec des dernières semaines. La présence de leurs prédateurs naturels est également à la hausse.
  • Le pic de captures de la sésie du cornouiller est atteint ou sur le point de l’être, selon la région.
  • Sur certains sites, les acariens phytophages (principalement le tétranyque à deux points) se sont développés rapidement à la faveur du temps chaud et sec des dernières semaines. La présence de leurs prédateurs naturels est également à la hausse.
  • Le scarabée japonais a fait son arrivée au cours des derniers jours dans quelques blocs de vergers, notamment en Montérégie et au sud-ouest de Montréal.

Stratégies d’intervention 

  • Sésie du cornouiller (Fiche 84 du Guide de PFI)
    Un bon entretien du couvert végétal près du tronc et une couche de peinture d’intérieur au latex sur la base du pommier préviennent généralement les dommages de ce ravageur dans les plantations sur porte-greffe nanisant (en particulier M26). Les pommiers standards peuvent aussi être attaqués, mais ne seront pas affectés de façon significative. Insecticides homologués et favorisés en PFI : ALTACOR ET RIMON. Ces produits doivent être  appliqués en dirigeant le jet de façon à couvrir la base du tronc de l’arbre. Effectuez 1 à 2 applications, à intervalle de 14 jours, visant  le  premier  stade  larvaire (débutant autour de la mi-juillet dans le sud-ouest du Québec). La confusion sexuelle peut aussi être utilisée pour la lutte à la sésie. On utilise des diffuseurs distincts de ceux utilisés pour carpocapse, mais le principe demeure le même. Le produit homologué : DWB-MD.
  • Scarabée: de l’espoir appelé Istocheta
    Avant de penser à intervenir contre le scarabée, vérifiez si les populations ne sont pas parasitées par la « mouche du scarabée » (Istocheta aldrichi), ce qui est très facile à détecter (voir la photo). Les taux de parasitisme peuvent grimper à 60 % et plus, et faire régresser les populations en août. Autrement, parmi les homologations disponibles, ALTACOR, CALYPSO et IMIDAN sont les plus efficaces (sans être excellents). Consultez la fiche 86 du Guide de PFI et limitez les interventions, si elles sont nécessaires, aux zones affectées, en favorisant les produits les plus sélectifs envers les espèces utiles du verger (ALTACOR est le plus sélectif des trois mentionnés ci-haut).
  • Carpocapse, mouche, acariens, TBO
    Consultez les communiqués précédents et les fiches appropriées du Guide de PFI.

Image Agri-Réseau

Scarabées japonais parasitésNotez les œufs de mouche (points blancs sur le thorax).

Image Agri-RéseauMalgré la différence de taille, cette punaise pentatomide prédatrice (Podisus, à droite) s’apprête à déguster un repas de scarabée. Source: Sandra Mougeot (IRDA)

ANALYSE FOLIAIRE

En pomiculture, l’analyse foliaire est essentielle pour bien établir les besoins en fertilisation pour l’an prochain. Les feuilles (50 à 60 par échantillon) doivent être prises dans le pourtour des arbres, vers le milieu de la croissance annuelle, à la hauteur des yeux et sur des arbres représentatifs, afin que vos différents échantillons soient comparables. Choisissez des feuilles intactes, sans tavelure ou dommages d’insectes.

Comme les engrais foliaires et certains fongicides contiennent des minéraux qui peuvent fausser les analyses, les résultats les plus utiles sont obtenus quand les échantillons sont pris longtemps après le dernier traitement, ou après une pluie importante. Ne mélangez pas des feuilles de pommiers de différents âges, cultivars, porte-greffes ou issues de vergers avec des sols différents. Les besoins et la réaction des arbres sont variables et doivent être ajustés selon ces paramètres.

Le prélèvement de feuilles, en vue de l’analyse foliaire des pommiers, doit être effectué entre la mi-juillet et le début d’août. Consultez votre conseillère ou votre conseiller agricole pour plus de détails.

ATTENTION AUX DÉLAIS À LA RÉCOLTE

Voici quelques exemples de produits utilisables en PFI pendant l’été, mais dont les délais à la récolte dépassent les 10 jours. L’étiquette du pesticide demeure la seule source officielle : vérifiez-la toujours avant d’utiliser un produit !

INSECTICIDES ET ACARICIDES 
ACTARA : 60 jours CONFIRM : 14 jours
CALYPSO : 30 jours KANEMITE : 14 jours
AGRIMEK : 28 jours IMIDAN : 14 jours
NEXTER : 25 jours INTREPID : 14 jours
BELEAF : 21 jours RIMON : 14 jours
FONGICIDES ET BACTÉRICIDES
KASUMIN : 90 jours SOVRAN : 30 jours
STREPTOMYCINE : 50 jours FONTELIS : 28 jours
DITHANE, MANZATE : 45 jours NOVA, FLINT, SCALA : 14 jours
POLYRAM : 45 jours INSPIRE SUPER : 14 jours
APROVIA : 30 jours LUNA TRANQUILITY : 14 jours
OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 14 JUILLET
(F. Pelletier)
Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.
POUR EN SAVOIR PLUS EN PÉRIODE ESTIVALE

Avec la fin de la période critique pour la tavelure et la majorité des interventions de base ayant été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies, et nos sources d’information ci-après sont toujours mises à jour :

  • Messages des conseillers du MAPAQ, prévisions et observations en temps réel : cliquez ici
  • Sommaire de la semaine par région : cliquez ici
  • Webcaméras : cliquez ici
Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

La fin de la croissance du pommier en été (bourgeon terminal) réduit radicalement les risques de propagation des maladies comme le blanc, la tavelure et le feu bactérien. C’est pour favoriser la formation de ce bourgeon terminal que les applications contenant de l’azote (ex: WUXAL) qui sont parfois recommandées jusqu’à tardivement en juin devraient être éliminées de nos habitudes.

Dans les blocs où la croissance n’est pas terminée (ex: jeunes plantations), les risques de temps violent associés aux périodes caniculaires peuvent encore causer des dommages.

Quoi faire après la grêle et du temps violent?

  • Les traitements antibiotiques (streptomycine) sont recommandés dans les vergers avec un historique de feu bactérien suite aux orages de grêle en juin et tant que la croissance est active en juillet. Cette application est utile seulement si elle est faite dans les quatre heures suivant la grêle. Le traitement n’est pas nécessaire si la parcelle a déjà été traitée avec Apogee/Kudos où le régulateur de croissance diminue déjà grandement les risques de propagation.
  • Dans les vergers où Apogee/Kudos n’a pas été utilisé, un traitement avec le régulateur de croissance dans les jours suivants une tempête de grêle est recommandé pour trois raisons : Apogee peut ralentir la progression du feu, limiter la poussée de croissance des arbres qui survient quand les arbres sont endommagés et ainsi limiter la perte des bourgeons floraux sur le bois de 2 ans. Ce dernier effet permet de régulariser la production dans l’année suivant la grêle1.
  • À moins que les dommages au bois soient importants, les traitements fongicides sur pommiers sont souvent inutiles après une grêle au Québec. Dans les vergers où les chancres européens sont nombreux, un traitement au cuivre pourrait être utile pour éviter la propagation. Pour d’autres cultures fruitières, (ex : pêche, prune2) et dans les régions où la pourriture brune3 (Monilinia) ou d’autres pourritures comme la pourriture amère (Colletotrichum) est fréquente sur pommier, un traitement fongicide est parfois bénéfique dans les heures suivants la tempête. Dans certaines cultures comme la canneberge, les traitements ne sont pas utiles.4

Certaines maladies plus rares au Québec comme la pourriture amère ne sont pas arrêtées avec la fin de la croissance et prennent leur élan pendant les périodes de canicules et de temps orageux. Dans les vergers avec un antécédent de cette maladie (qui coïncident souvent avec les vergers avec un historique de feu bactérien) et dans les blocs de cultivars très sensibles (ex: Ginger Gold, HoneyCrisp) il serait peut-être utile de prévenir les problèmes:

Réduire le stress: irrigation, kaolin, éviter la taille d’été

Traitement fongicide: les traitements sont peu efficaces une fois la maladie déclarée. Un traitement de Captan avant la pluie pourrait atténuer la pression. En production biologique, la prévention est beaucoup plus efficace que les fongicides homologués.

  1. Rademacher, W. & Kober, R. Efficient Use of Prohexadione-Ca in Pome Fruits. European Journal of Horticultural Science 68, 101–107 (2003).
  2. MITRE, V., MITRE, I., SESTRAS, A. F. & SESTRAS, R. E. The Use of Plant Protection Products in Healing Wounds Caused by Hail in Plum. Bulletin of University of Agricultural Sciences and Veterinary Medicine Cluj-Napoca. Horticulture 68, (2011).
  3. Hellmann, M. Monilia fructigena – fruit rot in apple after artificial infraction of fruit skin in the summertime. Acta Horticulturae 149–154 (1998) doi:10.17660/ActaHortic.1998.466.25.
  4. Wells, L. D. & McManus, P. S. Effects of Simulated Hail Events and Subsequent Fungicide Applications on Cranberry Fruit Rot Incidence and Yield. Plant Disease 97, 1207–1211 (2013).

 

La fin de la croissance du pommier en été (bourgeon terminal) réduit radicalement les risques de propagation des maladies comme le blanc, la tavelure et le feu bactérien. C’est pour favoriser la formation de ce bourgeon terminal que les applications contenant de l’azote (ex: WUXAL) qui sont parfois recommandées jusqu’à tardivement en juin devraient être éliminées de nos habitudes.

Dans les blocs où la croissance n’est pas terminée (ex: jeunes plantations), la pluie des prochains jours et les risques de temps violent associés aux périodes caniculaires peuvent encore causer des dommages. Un traitement d’urgence à la streptomycine pourrait alors limiter les dommage du feu bactérien.

Certaines maladies plus rares au Québec comme la pourriture amère ne sont pas arrêtées avec la fin de la croissance et prennent leur élan pendant les périodes de canicules et de temps orageux. Dans les vergers avec un antécédent de cette maladie (qui coïncident souvent avec les vergers avec un historique de feu bactérien) et dans les blocs de cultivars très sensibles (ex: Ginger Gold, HoneyCrisp) il serait peut-être utile de prévenir les problèmes:

Réduire le stress: irrigation, kaolin, éviter la taille d’été

Traitement fongicide: les traitements sont peu efficaces une fois la maladie déclarée. Un traitement de Captan avant la pluie pourrait atténuer la pression. En production biologique, la prévention est beaucoup plus efficace que les fongicides homologués.

 

SÉCHERESSE
(F. Pelletier)

Le manque d’eau est préoccupant pour l’ensemble des régions pomicoles en particulier pour les producteurs qui ne disposent pas de moyen pour irriguer.  Plusieurs collaborateurs du Réseau ont observé une chute physiologique des fruits plus forte qu’à l’habitude, occasionnée par la sécheresse.

LA FIN DES INFECTIONS PRIMAIRES
(V.Philion)

Les observations du 25 juin au laboratoire montrent une chute remarquable du potentiel éjectable alors que le modèle RIMpro indique que la pluie de samedi 27 juin serait nécessaire pour épuiser les spores de 2020. L’écart de quelques jours (ou l’équivalent d’une pluie) entre les observations et le modèle s’explique probablement par les périodes sèches prolongées qui ne sont pas encore parfaitement modélisées dans RIMpro.

L’effet combiné de a) la fin de la croissance végétative qui limite le risque d’infection; b) la chute observée du potentiel éjectable; et c) le fauchage de la litière qui n’est pas reflété par nos outils de prédiction, nous porte à conclure que les infections primaires sont déjà terminées au sud du Québec. Par prudence, la pluie du 27 juin pourrait être considérée comme la dernière infection primaire de l’année. D’autres observations suivront demain et la semaine prochaine pour les échantillons manquants. La fin des infections primaires dans les régions comme Québec sera confirmée ultérieurement.

Par contre, les taches provenant des infections primaires continueront à apparaître pendant environ 2 à 3 semaines et les infections par les conidies sont à redouter. La quasi-totalité des taches « primaires » sont attendues d’ici le 7 juillet.

La fin des éjections ne signifie pas la fin des traitements, mais marque la fin des risques de nouvelles infections primaires dans les vergers. La transition vers une stratégie de traitement allégée pour l’été peut être entamée dans les vergers sans taches apparentes. Cependant, l’arrêt complet des traitements fongicides n’est pas recommandé d’ici la fin de la sortie des taches et/ou la fin complète de la croissance.  Dans les vergers où des taches sont déjà apparentes, les traitements doivent continuer pour limiter la progression des infections secondaires, notamment la contamination des fruits. Dans les vergers peu ou pas tavelés, des traitements à intervalle régulier de bicarbonate en mélange avec du soufre est une possibilité réaliste qui garantit l’absence de résidus de fongicides de synthèse à la récolte. Le mélange ralentit la tavelure, mais aussi le blanc et la suie-moucheture.

 

LE FEU DE LA SAINT-JEAN
(V.Philion)

Plusieurs observateurs du réseau rapportent encore des symptômes de feu bactérien, notamment sur les cultivars à floraison tardive. Les symptômes sont surtout présents sur les pommes issues des fleurs latérales, ce qui confirme une infection tardive. Dans les vergers où les symptômes sont frais et que la croissance n’est pas terminée, une application de APOGEE/KUDOS (Prohexadione-Ca) pourrait limiter la propagation des symptômes.

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Le temps chaud et sec favorise les acariens. Plusieurs observateurs du Réseau rapportent la montée des formes mobiles de tétranyques à deux points dans les pommiers dans certains secteurs de vergers notamment après le fauchage ou une application d’herbicide, parfois au-delà du seuil d’intervention.

Selon le modèle prévisionel, on se situe actuellement près du pic de captures de carpocapse de la pomme (1ère génération) pour les régions les plus hâtives. Le nombre observé de captures est variable selon les vergers. Quelques premiers dégâts ont été observés en début de semaine en Montérégie. Toujours selon le modèle, on se situe actuellement à environ 15-20 % des éclosions d’oeufs pour les régions les plus avancées et le pic d’éclosion serait atteint dans une dizaine de jours (voir sommaire du RAP).

Le charançon de la prune a été encore actif ces derniers jours dans les différentes régions et quelques dégâts frais ont été observés dans quelques sites à risque. La période d’activité de ponte tire à sa fin mais, selon les prévisions météorologiques actuelles, quelques nuits favorables à l’activité de cet insecte sont encore prévues dans les prochains jours parmi les nuits du 25 au 27 juin, dépendamment de la région (voir le sommaire par régions).

Après la Montérégie la semaine dernière, les captures de papillons de tordeuses à bandes obliques ont débuté dans l’ensemble des régions, incluant celle de Québec. Dans les régions les plus chaudes, on se situe actuellement au pic de captures.

Les premières captures de sésies du cornouiller ont été observées dans plusieurs régions (Montérégie, sud-ouest, Québec).

Aucune capture de mouche de la pomme n’a encore été rapportée mais les captures sont possibles dès la fin juin dans les régions les plus hâtives et les vergers les plus affectés par cet insecte.

La présence en verger de plusieurs espèces utiles est également rapportée par les collaborateurs du Réseau : coccinelles, œufs et larves de cécidomyies du puceron et de Leucopis (prédateurs de pucerons), punaises prédatrices (pentatomides, assassines et de la molène), acariens (agistèmes et phytoséides) et thrips prédateurs de tétranyques.

Stratégies d’intervention:

  • Mouche de la pomme: il est temps de nettoyer vos sphères rouges et de débuter le dépistage.
  • Acariens : poursuivez le dépistage sur le feuillage et consultez la fiche 91 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour connaître la stratégie globale de lutte. N’oubliez pas de tenir compte de la présence des prédateurs et d’augmenter votre seuil de tolérance en leur présence.
  • Autres ravageurs : consultez les communiqués précédents pour plus d’information, ou encore le Guide de PFI.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 25 JUIN
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS EN PÉRIODE ESTIVALE

Avec la fin de la période critique pour la tavelure et la majorité des interventions de base ayant été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines. Le Réseau-pommier continue toutefois à suivre l’activité des insectes et des maladies, et nos sources d’information ci-après sont toujours mises à jour:

  • Messages des conseillers du MAPAQ, prévisions et observations en temps réel : cliquez ici
  • Sommaire de la semaine par région : cliquez ici
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Note spéciale du RAP: En raison de la crise de la COVID-19, le Québec pourrait faire face à une perturbation de son approvisionnement d’équipements de protection individuelle (EPI) au cours de l’été 2020, laquelle perturbation pourrait mener à une pénurie. En toute circonstance, le respect des étiquettes des pesticides et le port d’EPI approprié sont obligatoires (article 36 du Code de gestion des pesticides). La meilleure protection contre l’exposition aux pesticides est de porter un équipement de protection individuelle. Si vous n’êtes pas en mesure de vous procurer un EPI :

  • Ne pas appliquer de pesticides sans les EPI appropriés. Assurez-vous de porter les protections prescrites sur l’étiquette.
  • Si possible, retardez les applications jusqu’à l’obtention des bons EPI.
  • Utilisez des produits à moindre risque pour la santé (consultez SAgE pesticides) pour connaître les IRS des produits) ou pensez aux solutions de rechange.
  • Utilisez, s’il y a lieu, des pesticides qui pourraient être appliqués avec des EPI actuellement disponibles ou réutilisables, comme des gants lavables et réutilisables.

Advenant un manque dans l’approvisionnement des EPI, veuillez contacter votre fédération régionale de l’UPA pour les informer de la situation. Des démarches sont en cours pour assurer la disponibilité des équipements.

 

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 
(F. Pelletier et G. Chouinard)

En date du 17 juin, le calibre des fruits (cv McIntosh) atteint 20-22 mm en Montérégie. Le diamètre moyen est de 18,5 mm dans la région du sud-ouest et de 16 mm en Estrie, pour les sites les plus chauds de cette région. La chute de juin a débuté dans les régions les plus hâtives combiné avec l’effet des traitements d’éclaircissage.

 

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Les captures d’adultes du carpocapse sont variables selon les vergers avec quelques sites où un nombre élevé de captures a encore été observé au cours de la dernière semaine. Selon le modèle prévisionnel, le pic de captures pour la 1ère génération de papillons devrait être atteint la semaine du 22 juin dans les régions les plus chaudes. Les premières éclosions devraient débuter ces jours-ci dans ces régions mais la ponte et l’éclosion s’étaleront encore sur une longue période (voir le sommaire par régions en fin de communiqué).

Quelques dommages récents de charançon de la prune ont été observés au cours des derniers jours, limités principalement aux secteurs à risque. Bien que le pic d’activité de ponte soit passé dans la majorité des régions, l’activité de ponte peut se poursuivre un certain temps. Selon les prévisions météorologiques, plusieurs nuits favorables à l’activité de cet insecte sont prévues dans les prochains jours, certaines nuits du 17 au 22 juin, dépendamment de la région (voir le sommaire par régions en fin de communiqué).

Les premières captures d’adultes de la tordeuse à bandes obliques ont été observées à la fin de la semaine dernière en Montérégie.

Les captures de sésie du cornouiller devraient également débuter prochainement, tel qu’illustré par le cycle de développement qui suit, tiré de la fiche 84 du guide de PFI:

La présence de punaise de la molène est aussi rapportée par plusieurs collaborateurs du Réseau. Quelques dommages sur pommes ont été observés de façon localisée sur les cultivars les plus à risques mais la période critique où les fruits sont susceptibles aux dommages est passée dans toutes les régions. N’oubliez pas que la punaise de la molène est un insecte 100% utlile en période estivale: elle se nourrit de pucerons et d’acariens.

Stratégies d’intervention

  • Charançon : la période critique de surveillance pour cet insecte n’est pas terminée; demeurez vigilant lors des journées favorables, jusqu’à la fin juin.
  • Carpocapse : vous n’utlisez pas la confusion sexuelle? Une, deux ou trois interventions seront nécessaires d’ici la fin juillet pour assurer une bonne protection des fruits. Si l’historique des dommages dans vos parcelles afffectées l’an passé dépassse 3%, trois applications de produits différents seront minimalement nécessaires, avec des produits différents. Les détails sont à la fiche 76 du guide de PFI.
  • Sésie: un seuil d’intervention précis n’est pas disponible pour cet insecte, mais si l’examen des faux broussins (avec un couteau) révèle la présence de larves, des interventions préventives ou curatives sont recommandées. Les détails sont à la fiche 84 du guide de PFI.
  • Puceron rose et TBO: consultez les communiqués précédents.
  • Punaise de la molène: lire la section qui suit afin de veiller à sa protection!
EMPLOYÉS BÉNÉVOLES (ESPÈCES UTILES)
Image Agri-RéseauCette larve de TBO en mauvais état est condamnée, car parasitée par Apophua, un ichneumon présent au verger de Saint-Bruno. Francine Pelletier, IRDA

Le choix de produits non toxiques pour vos prédateurs et autres espèces utiles est crucial si vous voulez favoriser leur présence et épargner des traitements supplémentaires au courant de l’été. Consultez l’affiche Production fruitière intégrée, le tableau de la fiche 95 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) ou encore le site Web SAgE pesticides.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 16 JUIN
(F. Pelletier)

 

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS
(G. Chouinard)

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau Pommier. Nos analyses de situation les plus récentes sur les maladies, les plus récentes observations sur les ascospores de tavelure et les prévisions des modèles RIMpro sont aussi disponibles en tout temps (cliquez sur les liens pour y accéder).

 

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.

 

Quelques observateurs du réseau rapportent l’apparition de feu bactérien dans certains vergers de quelques régions de production du sud du Québec. Les symptômes de feu ne sont pas toujours en lien avec une infection florale. Dans les vergers où on trouve des chancres actifs, les infections ont lieu sur des pousses à proximité des chancres à chaque année. Ces foyers d’infection sont localisés et beaucoup plus rares que ceux provoqués par les infections florales. L’arrachage systématique des pousses infectées reste la recommandation la plus utile dans ce cas, tant que des mesures raisonnables sont prises pour éviter que l’éradication des symptômes ne devienne source de contagion.

Par ailleurs, les symptômes d’infection florale devraient déjà être visibles dans la plupart des régions, sauf dans les Laurentides où l’apparition est prévue à partir de demain pour les fleurs écloses le 28 et infectées le 30 mai. Dans les régions plus froides, on prévoit une situation similaire: les symptômes seront bientôt visibles pour les fleurs écloses à la fin mai.

(Dans la version initiale de ce billet, la date d’infection a été mal lue sur le graphique. L’infection a eu lieu suite à la pluie dans la soirée du 30 mai et non du 31 mai.)

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 
(F. Pelletier et G. Chouinard)

Selon les rapports des différents collaborateurs du Réseau, le diamètre moyen des fruits (en date du 8 juin) pour le cultivar McIntosh varie entre 8 et 15 mm dans les régions les plus avancées (Montérégie, sud-ouest de Montréal et Missisquoi). Le stade nouaison a été atteint dans l’ensemble des régions incluant celle de Québec. En Estrie, le calibre des fruits varie actuellement entre 6 et 12 mm et une bonne nouaison est observée dans la plupart des vergers et des cultivars.

TAVELURE
(V. Philion)

Les éjections inspirent l’interjection: “Oh!”
Les éjections d’ascospores de la tavelure du pommier continuent au laboratoire de battre des records; une situation partagée par d’autres chercheurs du Nord-Est des États-Unis. La pluie prévue demain pourrait encore provoquer une éjection massive de spores selon RIMpro. La fin des éjections n’aura pas lieu avant au moins une semaine dans les régions pomicoles au sud et pas avant la fin de juin dans les régions plus au nord jusqu’à Québec.

INSECTES ET ACARIENS
(G. Chouinard et F. Pelletier)

Le charançon de la prune a été actif durant la dernière semaine et la présence de quelques dégâts frais est rapportée par les observateurs du Réseau pour certains secteurs de verger. Dans la majorité des régions, on se situe actuellement dans la période du pic d’activité de ponte de l’insecte. Selon les prévisions météorologiques actuelles, la prochaine nuit serait favorable à son activité pour l’ensemble des régions.

Les captures de carpocapse de la pomme ont débuté dans la région de Québec. Les observateurs du Réseau rapportent des captures parfois importantes dans certains sites qui ne sont pas sous confusion sexuelle. Selon le modèle prévisionnel, nous sommes actuellement au tout début de la ponte (< 5 % des œufs pondus) dans les régions les plus hâtives et la ponte devrait s’étaler au-delà de la mi-juillet. Les toutes premières éclosions devraient débuter dans les prochains jours pour les régions les plus chaudes (voir le sommaire par région à la fin de ce communiqué).

Après une première mention la semaine dernière, des chrysalides de tordeuse à bandes obliques (TBO) continuent à être observées dans plusieurs régions (Montérégie, sud-ouest). Aucune capture de papillons n’a été rapportée pour le moment, mais selon le modèle prévisionnel, le vol des papillons devrait débuter la semaine prochaine dans les régions les plus chaudes (voir le sommaire par région à la fin de ce communiqué).

Image Agri-RéseauChenille de TBO s’apprêtant à passer au stade chrysalide le 4 juin dernier à Saint-Bruno. Francine Pelletier (IRDA)

Les collaborateurs du Réseau rapportent les premières observations de cicadelles, de punaises pentatomides et de pucerons verts et lanigères dans quelques vergers.

Stratégies d’intervention en PFI

  • TBO,  charançon de la prune et carpocapse : À surveiller! Consultez les communiqués des semaines précédentespour les stratégies.
  • Puceron rose : Insecte à surveiller à cette période de l’année. Il peut passer inaperçu en période préflorale, mais causer d’importants dommages si les populations continuent à se développer lors de la formation des pommes. La méthode de dépistage est décrite à la fiche 65 du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI), et la stratégie de lutte est détaillée à la fiche 78.
  • Cicadelle, puceron vert et punaises pentatomides : Ces espèces sont des ravageurs secondaires qui ne nécessitent pas d’intervention à ce stade, ou qui doivent être dépistées afin de déterminer s’il y a nuisibilité réelle. Le puceron vert, par exemple, est généralement contrôlé par des prédateurs de toutes sortes. Les interventions contre les cicadelles doivent cibler les stades immatures, lorsque les populations dépassent 0,5 larve par feuille. Les punaises pentatomides peuvent être problématiques en fin de saison, mais très rarement à ce stade-ci.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 9 JUIN
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS
(G. Chouinard)

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau Pommier. Nos analyses de situation les plus récentes sur les maladies, les plus récentes observations sur les ascospores de tavelure et les prévisions des modèles RIMpro sont aussi disponibles en tout temps (cliquez sur les liens pour y accéder).

 

Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.