Retour sur la tournée « pulvérisation » d’octobre dernier

un des pulvérisateurs certifiés et utilisés dans les vitrines  – photo : Franz Vanoosthuyse, IRDA

Dans le cadre du projet Vitrines de régie à moindres risques dans la pomme, 5 ateliers de pulvérisation ont eu lieu à la fin du mois d’octobre dans les 5 vergers vitrines soient : Verger Cœur de pomme, Verger Pierre Tremblay et fils, Vergers et Jardins Caouette S.E.N.C., Cidrerie Milton et Cidrerie Verger Ferland. Les formations ont été données par monsieur Peter Triloff, consultant en protection des pommiers depuis 32 ans pour la plus grosse coopérative de pomiculteurs du Lac Constance en Allemagne, et Vincent Philion, phytopathologiste-chercheur à l’IRDA depuis 20 ans.

Ces ateliers gratuits portaient sur une méthode de pulvérisation allemande qui permet d’améliorer la couverture et de réduire les pertes de pesticides se retrouvant au sol. Cette méthode est possible en utilisant un pulvérisateur certifié AirCheck et offre de nombreux avantages comme la réduction de la consommation de diesel, de l’émission de CO2, du bruit, des doses, de la dérive, du temps de travail, des coûts et une augmentation de la sécurité de l’utilisateur grâce au système de rinçage intégré au pulvérisateur.

L’IRDA a fait l’acquisition de 5 pulvérisateurs certifiés AirCheck qui seront utilisés par les vergers vitrines pendant toute la durée du projet.

D’autres formations et démonstrations dans les vergers vitrines sont à venir!

Peter Triloff donnant l’atelier de pulvérisation à la Cidrerie Milton – photo : Mikaël Larose, IRDA

Vitrines de régie à moindres risques dans la pomme – résumé du projet

Mis en avant

Pourquoi des vitrines?

La culture de la pomme nécessite l’application annuelle de pesticides contre de nombreux ennemis (insectes, acariens, maladies et mauvaises herbes, etc.). Plusieurs des produits utilisés ont toutefois des impacts environnementaux importants et/ou un coût élevé. Certaines méthodes de dépistage, de surveillance et d’intervention sont efficaces et disponibles pour réduire les risques pour l’environnement et la santé, mais sont utilisées à des degrés variables par les entreprises. Une plus grande adoption de ces nouvelles approches permettrait de réduire l’empreinte environnementale de la production québécoise.

Un grand projet, sur 4 ans dans cinq régions

Des vitrines ont donc été implantées pour quatre ans dans cinq importantes régions pomicoles, soit les Laurentides, la Montérégie Est, la Montérégie Ouest, l’Estrie et la Capitale Nationale/Chaudière-Appalaches. Chacun des sites offrira une comparaison entre une régie à moindres risques et la régie couramment employée par l’entreprise. La régie à moindres risques sera constituée de techniques visant l’ensemble des ennemis de la pomiculture, dont la mouche de la pomme, le carpocapse de la pomme, le feu bactérien, la tavelure, les tétranyques ainsi que les mauvaises herbes. Les données de rendement, les indices de risques pour l’environnement et la santé, les relevés de dépistage ainsi que les données économiques seront recueillis et comparés annuellement pour les deux types de régies sur chacun des sites. Les résultats seront communiqués aux pomiculteurs dans des communiqués du RAP, lors des journées de démonstration, via des conférences, des capsules vidéo, des formations, etc.

Désherbeur mécanique pour limiter l’utilisation d’herbicide – photo : Mikaël Larose, IRDA

Installation des diffuseurs pour lutter contre le carpocapse de la pomme par la confusion sexuelle – photo : Mikaël Larose, IRDA