Le cuivre du printemps en 2018

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Le cuivre est régulièrement recommandé au stade débourrement parce qu’il est à la fois efficace comme fongicide contre la tavelure et qu’il réduit partiellement le risque de feu bactérien au moment de la fleur.

Pour augmenter l’efficacité fongicide et bactéricide du cuivre et économiser un passage au verger, il est possible de combiner le cuivre fixe et l’huile de dormance dans un même traitement.

Plus le cuivre est appliqué tardivement (ex. : pré bouton rose), plus il risque par la suite d’être « éclaboussé » sur les fleurs et causer une roussissure (rugosité) inacceptable sur les fruits des cultivars Empire, Jonagold, McIntosh, Spartan (entre autres) et une baisse de la nouaison. À l’inverse, le cuivre n’occasionne aucun problème sur Gala ou sur les poires qui tolèrent bien le cuivre.

Le cuivre fixe (oxychlorure 50%) est souvent privilégié par les producteurs parce que plus abordable que le Cueva pour une efficacité jugée similaire.

Note sur le CUEVA (10% Octonoate de cuivre, 1.8% de cuivre métallique) : La dose homologuée selon l’étiquette canadienne va de 2.5L dans 500L (0.5%) à 20L dans 1000L (2%) par hectare. La quantité de cuivre homologuée varie donc de 45g à 360g/ha, soit un facteur 8x. L’étiquette très vague (#31825, 2015) ne permet donc pas de recommandations précises actuellement. La dose américaine (1% v/v en dilué) correspond à un maximum de 28-30 L/ha dans une parcelle avec un TRV de 100%, soit environ 0.5kg de cuivre métallique par hectare. Une dose similaire est homologuée en Europe. Dans la plupart des vergers, la dose correspondante est donc de l’ordre de 15 à 20 L /ha (TRV entre 50% et 66%).

 

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