Psylle du poirier

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Cacopsylla pyricola Foerster    Hemiptera : Sternorrhyncha : Psyllidae
Pear psylla icône feuillesicône feuillesicône poires
Adulte et larve 4–5 générations
Pré-bouton blanc Bouton blanc Floraison Calice Début été Mi-été Pré-​récolte

psylle du poirier (adulte)

A (photo : New York State Agricultural Experiment Station)

psylle du poirier (jeune larve)

B (photo : New York State Agricultural Experiment Station)

psylle du poirier (larve)

C (photo : New York State Agricultural Experiment Station)

psylle du poirier (dégât)

D (photo : New York State Agricultural Experiment Station)
Caractéristiques

L’adulte (A) ressemble à une très petite cigale; son corps peut être brun rougeâtre (génération ayant hiverné) ou havane à brun clair (formes estivales). La larve, plus petite et dépourvue d’ailes, est jaune avec les yeux rouges, a le corps aplati et ovale et est recouverte de miellat transparent durant son développement (B). Par la suite, elle devient plus grosse, et son corps se durcit et devient plus foncé, noir parsemé de vert ou de brun (C); elle présente des bourgeons alaires visibles et est libre.

Répartition

L’espèce est répandue et constitue un important ravageur dans la plupart des États et provinces producteurs de fruits de l’est de l’Amérique du Nord.

Dégâts

L’espèce s’attaque uniquement au poirier. Les stades mobiles sucent la sève des jeunes pousses tendres et en excrètent l’excès sous forme de miellat, qui constitue un bon milieu de croissance pour la fumagine (D). Lorsque les conditions sont ensoleillées et sèches, les psylles peuvent tuer les tissus des feuilles en s’alimentant. La consommation excessive de sève et l’injection de salive toxique peuvent causer un flétrissement et une chute précoce des feuilles.

Espèces semblables

Le psylle du pommier (Cacopsylla mali) est étroitement apparenté au psylle du poirier, mais il est de couleur plus claire et ne s’attaque pas au poirier.

Moyens de lutte

Appliquer de l’huile avant la floraison pour éliminer la ponte printanière. Pratiquée de manière assidue, l’élimination manuelle des gourmands peut permettre une réduction considérable des populations de psylles. En outre, une fertilisation équilibrée, sans excès d’azote, réduit grandement la croissance rapide de jeunes pousses végétatives, qui attirent les psylles. Le psylle du poirier est la proie de plusieurs insectes prédateurs, mais de nombreuses méthodes de production commerciales souvent requises (application d’insecticides à large spectre, d’huile d’été hautement raffinée, de kaolin ou de savon insecticide) réduisent indirectement les populations de ces insectes.

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Gerald Chouinard

Agronome et entomologiste à l'emploi du ministère de l'Agriculture, de Pêcheries et de l'Alimentation du Québec depuis 1992 et de l'IRDA depuis sa création. Depuis plus de 20 ans, il supporte les pomiculteurs et les professionnels de la pomiculture dans leur mission: produire des pommes de qualité, dans le respect de l'environnement.


Franz Vanoosthuyse

Franz est détenteur d'une maîtrise en biologie de l'Université du Québec à Montréal. En plus de sa passion pour les insectes, il a développé des compétences en graphisme et mise en page. Professionnel de recherche au sein du laboratoire de production fruitière intégrée, il en est le responsable technique et il réalise des projets de recherche pour répondre aux problématiques entomologiques du secteur pomicole et des petits fruits.