Verticilliose

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Verticillium dahliae Kleb.
Verticillium wilt icône racinesicône racinesicône tronc et branchesicône tronc et branches

verticilliose (branche)

A (photo : Thomas Burr – Cornell University)

verticilliose (branche)

B (photo : Thomas Burr – Cornell University)

verticilliose (branches)

C (photo : Thomas Burr – Cornell University
Hôtes

Abricotier, cerisier, nectarinier, pêcher, prunier.

Symptômes

Les feuilles d’une ou de plusieurs branches sont flétries ou brunies et demeurent souvent attachées; le reste de l’arbre semble sain (A). L’infection cause souvent la mort des jeunes arbres. Les arbres plus vieux, à l’exception des cerisiers à cerises douces, peuvent se remettre de l’infection, mais sont souvent touchés à nouveau après le débourrement, l’année suivante. Des stries foncées apparaissent souvent dans l’aubier des arbres malades (bois de deux ou trois ans ou plus vieux) (B, C). Les symptômes s’aggravent lorsque les arbres subissent un stress hydrique, au milieu de l’été.

Répartition

Maladie commune dans toutes les régions fruitières de l’est de l’Amérique du Nord.

Maladies et troubles similaires

Toute maladie ou tout trouble affectant le système racinaire ou le point de greffe peut produire des symptômes aériens similaires. La présence de stries dans l’aubier permet de distinguer la verticilliose des troubles similaires.

Moyens de lutte

Le cerisier à cerises douces est l’arbre fruitier le plus sensible à la verticilliose, suivi de l’abricotier, du pêcher et du nectarinier, le prunier étant le moins affecté par la maladie. Comme le champignon en cause est naturellement présent dans de nombreux sols, le moyen de lutte généralement utilisé repose sur l’évitement : les arbres sont plantés dans des sols où la présence du pathogène est indécelable ou faible. La culture de diverses graminées ou autres monocotylédones pendant une ou plusieurs années avant l’établissement du verger contribue à réduire le taux de pathogènes dans le sol lorsque ceux‑ci sont présents.

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Gerald Chouinard

Agronome et entomologiste à l'emploi du ministère de l'Agriculture, de Pêcheries et de l'Alimentation du Québec depuis 1992 et de l'IRDA depuis sa création. Depuis plus de 20 ans, il supporte les pomiculteurs et les professionnels de la pomiculture dans leur mission: produire des pommes de qualité, dans le respect de l'environnement.