Mouche de la pomme

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Rhagoletis pomonella (Walsh)    Diptera : Tephritidae
Apple maggot icône pommesicône pommesicône pommes
Adulte 1 génération; 2e génération partielle dans le sud de l’aire de répartition
Pré-bouton rose Bouton rose Floraison Calice Début été Mi-été Pré-​récolte

mouche de la pomme (adulte)

A (photo : New York State Agricultural Experiment Station)

mouche de la pomme (larve)

B (photo : New York State Agricultural Experiment Station)

mouche de la pomme (adulte et dégât)

C (photo : Bernard Drouin – ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec)

mouche de la pomme (dégât)

D (photo : New York State Agricultural Experiment Station)
Caractéristiques

L’adulte est noir et comporte trois (mâles) ou quatre (femelles) bandes blanches transversales sur l’abdomen ainsi qu’une tache blanche proéminente sur l’extrémité postérieure du thorax. Ses ailes sont marquées de bandes noires en forme de F (A). Les œufs, de couleur crème, sont déposés individuellement sous l’épiderme du fruit. La larve est un asticot blanc laiteux sans pattes et sans tête définie, la partie avant étant effilée (B).

Répartition

L’espèce est répandue et est un ravageur important dans la plupart des États et provinces producteurs de fruits de l’est de l’Amérique du Nord, mais elle est surtout problématique au nord des États du centre du littoral de l’Atlantique.

Dégâts

L’espèce s’attaque principalement au pommier, mais peut aussi être observée sur le prunier domestique, le poirier et le cerisier. Les piqûres de ponte causent de petits points rougeâtres à la surface des fruits (C) et sont parfois accompagnées d’un dépôt blanc. La larve creuse des sillons brunâtres (D) dans la chair du fruit.

Espèces semblables

La mouche de la pomme peut être confondue avec la trypète des cerises (Rhagoletis cingulata) et la trypète noire des cerises (Rhagoletis fausta), qui ne sont pas nuisibles aux pommes et peuvent être distinguées de la mouche de la pomme par les motifs de leurs ailes.

Moyens de lutte

Surveiller la présence de niveaux d’infestation pouvant causer des dégâts au moyen de sphères rouges ou de plaquettes jaunes collantes; dans les petits vergers, le piégeage intensif peut permettre de réduire le nombre d’individus à un seuil acceptable. Éliminer les pommiers non traités dans un rayon de 100 m. Au besoin, utiliser des insecticides de protection au milieu et à la fin de l’été.

 
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Gerald Chouinard

Agronome et entomologiste à l'emploi du ministère de l'Agriculture, de Pêcheries et de l'Alimentation du Québec depuis 1992 et de l'IRDA depuis sa création. Depuis plus de 20 ans, il supporte les pomiculteurs et les professionnels de la pomiculture dans leur mission: produire des pommes de qualité, dans le respect de l'environnement.


Franz Vanoosthuyse

Franz est détenteur d'une maîtrise en biologie de l'Université du Québec à Montréal. En plus de sa passion pour les insectes, il a développé des compétences en graphisme et mise en page. Professionnel de recherche au sein du laboratoire de production fruitière intégrée, il en est le responsable technique et il réalise des projets de recherche pour répondre aux problématiques entomologiques du secteur pomicole et des petits fruits.