Chancre bactérien (des arbres fruitiers à noyau)

Pour une copie de l'article :
Pseudomonas syringae pv. syringae van Hall
Pseudomonas syringae pv. morsprunorum (Wormald) Young et al.
Bacterial canker (blossom blast) icône fleursicône cerisesicône cerisesicône feuillesicône feuillesicône poussesicône poussesicône poussesicône tronc et branchesicône tronc et branchesicône tronc et branches

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (branche)

A (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (branche)

B (photo : George Sundin – Michigan State University)

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (fleurs et branche)

C (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (branches)

D (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (fleurs)

E (photo : George Sundin – Michigan State University)

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (feuilles)

F (photo : Thomas Burr – Cornell University)

chancre bactérien des arbres fruitiers à noyau (fruit)

G (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)
Hôtes

Abricotier, cerisier, nectarinier, pêcher, prunier.

Symptômes

Les principaux sites d’infection sont les cicatrices foliaires, les stomates et les lésions. Les symptômes les plus manifestes sont les chancres qui apparaissent sur les branches maîtresses et le tronc (A, B), la coulure des fleurs (C), la mort des bourgeons et les taches foliaires; ces symptômes peuvent survenir en même temps ou non. Les chancres peuvent provoquer une annélation et tuer des branches maîtresses entières, réduisant ainsi le rendement en fruits de l’arbre. L’infection du tronc entraîne souvent la mort de l’arbre, surtout chez les jeunes sujets. Les fourches des branches sont particulièrement sensibles à l’infection, qui s’y manifeste souvent par une production abondante de gomme (D). L’infection des inflorescences cause également la coulure des fleurs et la perte de dards (E). L’infection des bourgeons dormants à fleurs ou végétatifs empêche ces bourgeons de sortir de dormance au printemps. Les lésions apparaissant sur les feuilles, de couleur havane à brune, sont initialement entourées d’un halo jaune. Ces lésions peuvent être de petites dimensions ou fusionner pour former de grandes zones infectées. La partie centrale des lésions finit par être délogée de la feuille, qui devient alors criblée de trous (F). Sur les fruits, les lésions sont habituellement circulaires, brunes et enfoncées (G).

Répartition

Maladie commune dans toutes les régions fruitières de l’est de l’Amérique du Nord. La maladie est surtout commune chez le cerisier à cerises douces et l’abricotier.

Maladies et troubles similaires

Le chancre bactérien peut être confondu avec la brûlure des fleurs causée par le Monilinia fructicola (G. Wint.) Honey; la sporulation (bien qu’elle ne soit pas toujours présente ou manifeste) aide à distinguer la pourriture brune du chancre bactérien. La maladie X peut causer, chez les cerisiers âgés, un dépérissement qui peut être confondu avec le chancre bactérien. Les chancres qui apparaissent sur les branches ou le tronc peuvent aussi être confondus avec le chancre cytosporéen; celui-ci forme toutefois des cals annulaires, ce qui n’est pas le cas des chancres causés par les Pseudomonas.

Moyens de lutte

La maladie affecte particulièrement les cerisiers à cerises douces et les abricotiers, mais elle touche aussi les cerisiers à cerises acides, les pêchers et les pruniers. Il faut éviter d’établir des vergers dans des sols pauvres, notamment acides ou sableux, dans les régions sujettes aux inondations ou aux sécheresses ou à proximité d’espèces de Prunus sauvages, qui peuvent être porteuses de la maladie. Les arbres fruitiers à noyau sont particulièrement sensibles à l’infection à la fin de l’automne et au début du printemps. On peut utiliser des bactéricides à base de cuivre contre la maladie, mais ils sont généralement considérés comme inefficaces. Lorsqu’il est possible de le faire, il faut éliminer les chancres en émondant les arbres. On peut réduire les risques d’infection liés aux blessures de taille en émondant les arbres en été plutôt qu’au printemps, au moment où les bactéries sont actives. Les systèmes de conduite qui meurtrissent l’écorce sont à éviter (étalement des branches maîtresses, etc.), surtout pour les cerisiers à cerises douces et les abricotiers.

Ce contenu a été publié dans Guide d'identification par , et . Mettez-le en favori avec son permalien.

Gerald Chouinard

Agronome et entomologiste à l'emploi du ministère de l'Agriculture, de Pêcheries et de l'Alimentation du Québec depuis 1992 et de l'IRDA depuis sa création. Depuis plus de 20 ans, il supporte les pomiculteurs et les professionnels de la pomiculture dans leur mission: produire des pommes de qualité, dans le respect de l'environnement.