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Dernière mise à jour le 14 avril 2021
 

Les chancres porteurs du feu bactérien sont le lieu de survie hivernale de la maladie et la source de toutes les nouvelles infections au printemps. Dès que le temps se réchauffe, la multiplication bactérienne s’accélère à leur bordure et un exsudat spectaculaire nous rappelle parfois leur présence. Le rythme de multiplication des bactéries est lié à la température du bois. Lorsque les conditions sont ensoleillées, la température de l’écorce des arbres est supérieure à celle de l’air et cet effet est amplifié quand le bois du chancre est noirci.

L’écart de température entre l’air et le l’écorce est un phénomène dont tiennent compte certains modèles (ex: carpocapse) et qui pourrait aussi améliorer la prédiction des modèles du feu bactérien1.

Les traitements de cuivre au printemps tuent une portion des bactéries à la surface des chancres et constituent une première ligne de défense contre cette maladie.

 

Exsudat bactérien à la surface d’un chancre de feu bactérien. Stade débourrement du pommier. Crédit photo: Véronique Decelles Dura-club (10 avril 2021)

 

1 Rougerie-Durocher, Sébastien, Vincent Philion, et David Szalatnay. « Measuring and Modelling of Apple Flower Stigma Temperature as a Step towards Improved Fire Blight Prediction ». Agricultural and Forest Meteorology 295 (15 décembre 2020): 108171. https://doi.org/10.1016/j.agrformet.2020.108171.

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