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DEVELOPPEMENT DES POMMIERS 
(F. Pelletier)

En date du 10 mai, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

  • Le « prébouton rose » a été atteint le 8 mai dans les sites les plus chauds en Montérégie, le 9 mai dans la région de Missisquoi ainsi que le 10 mai dans les Laurentides. Ce stade sera atteint possiblement aujourd’hui (11 mai) dans les sites les plus hâtifs en Estrie.
  • Le « débourrement » a été atteint le 6 mai dans la région de Québec.

Le temps chaud accélère le développement des pommiers. Les prévisions du Réseau indiquent que le « bouton rose » sera atteint aujourd’hui (11 mai) et la pleine floraison dans 4-5 jours seulement (le 15 ou le 16 mai) dans les régions les plus hâtives et à la fin de la semaine prochaine en Estrie. Dans la région de Québec, le « débourrement avancé » devrait être atteint d’ici la fin de la semaine (voir le sommaire au bas de ce communiqué pour les prévisions et observations par région).

Le manque d’eau à ce temps-ci de la saison est préoccupant pour l’ensemble des régions pomicoles. Un manque d’eau à ce stade réduit la croissance et peut limiter non seulement le rendement potentiel pour cette année mais aussi celui de l’an prochain. Le guide L’implantation d’un verger de pommiers (disponible au CRAAQ) présente des informations complètes sur l’irrigation, la conception et la mise en place des systèmes de même que sur leur conduite.

INSECTES RAVAGEURS
(F. Pelletier)

L’activité de la punaise terne a été en hausse dans certains vergers ou secteurs de vergers particulièrement depuis le début de cette semaine et la hausse des températures. Des recommandations de traitements ont été faites pour quelques sites.

Les premières larves de tordeuses à bandes obliques (TBO) et autres chenilles printanières (noctuelle du fruit vert, arpenteuses, etc.) ont été observées par les collaborateurs du Réseau sur les nouvelles pousses ou bourgeons. À l’exception de quelques sites ayant atteint le seuil d’intervention, leur présence demeure à des niveaux faibles jusqu’à présent dans la majorité des vergers. Le début de l’éclosion des jeunes chenilles de spongieuses a également été observé au verger expérimental du Réseau à Saint-Bruno.

Aucune capture d’hoplocampe des pommes n’est rapportée pour le moment mais selon le modèle prévisionnel, les premières captures devraient être observées dans les prochains jours dans les régions les plus hâtives. Il est temps d’installer vos pièges à hoplocampe si ce n’est déja fait (fiche 68 du Guide de référence en production fruitière intégrée [Guide de PFI])!

La pose des diffuseurs pour la confusion sexuelle du carpocapse est complétée ou en cours dans plusieurs vergers.

Des populations de thrips du poirier sont observées dans les bourgeons floraux de nombreux vergers cette année. Les niveaux sont plus ou moins abondants selon le site. Les applications d’huile ont eu un effet sur les populations mais c’est un insecte à surveiller particulièrement dans les rangées de pommiers en bordure d’érablières.

Pour la punaise terne et l’hoplocampe, n’intervenez avant la floraison que si les seuils sont atteints. Pour les tordeuses, le dépistage des bourgeons floraux peut débuter au bouton rose, mais un traitement spécifique contre la TBO ne sera recommandé au calice que si le dépistage montre que le seuil d’intervention est dépassé. Pour la TBO seule, le seuil est de 3 % des bourgeons affectés. Consultez la fiche 74 du Guide de PFI.

ACARIENS
(G. Chouinard)

Le début de l’éclosion des œufs du tétranyque rouge a été rapporté par des collaborateurs du Réseau pour quelques sites en Montérégie. Selon le modèle prévisionnel, l’éclosion a débuté ou débutera d’ici jeudi dans la plupart des régions (sauf pour la région de Québec où l’écolsion est prévue en début de semaine prochaine).  Voir le sommaire en fin de communiqué pour l’ensemble des prévisions et observations par région.
Il n’est pas trop tard pour l’application d’huile. L’huile peut être appliquée avec succès contre les très jeunes stades du tétranyque rouge si toutefois les conditions météo sont idéales (plus de 20 ºC, peu de vent, pas de pluie dans les jours suivant l’application). De plus, pour éviter les risques de phytotoxicité, il est nécessaire de ne pas dépasser la moitié de la dose au prébouton rose (30 L/ha) et le quart de la dose au bouton rose (15-20 l/ha) et de respecter les délais préconisés avec les applications de captane (ex. : MAESTRO et CAPTAN). L’application à dose réduite perdra par contre son efficacité contre les cochenilles.

BLANC DU POMMIER : POUR NE PAS BROYER DU NOIR 
(V. Philion)

Consultez le dernier billet de V. Philion publié le 10 mai sur la plateforme PFI.

NOUVEAUTÉ : DES VIDÉOS SUR LES « NOUVEAUX » OUTILS DE LUTTE CONTRE LA TAVELURE
(G. Chouinard)

Ne manquez pas de visionner ces capsules qui démystifient trois pratiques à moindre risques : l’utilisation du bicarbonate de potassium, d’un broyeur à feuilles et d’un pulvérisateur à pression d’air optimisée. Produites par l’IRDA, ces capsules présentent les équipements nécessaires et les commentaires de producteurs, conseillers et experts du Québec. Ces outils ne sont peut-être pas véritablement ou entièrement nouveaux, mais ils sont assurément sous-utilisés. À ne pas manquer!

Image Agri-Réseau

RUCHES ET POLLINISATION
(G. Chouinard)

Les premières fleurs du cv. ‘McIntosh’ pourraient ouvrir dès le 13 mai dans les sites chauds de la Montérégie. La liste des apiculteurs qui offrent leurs services pour la pollinisation est disponible ici. Pour des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, arbres pollinisateurs, protection des abeilles, etc.), consultez la fiche 42 et la fiche 95 du Guide de PFI.

OPÉRATIONS DURANT LA FLORAISON
(G. Chouinard)

Prévenir l’intoxication des abeilles
Tout utilisateur de pesticides a le devoir de prendre les mesures nécessaires pour ne pas intoxiquer les abeilles. Ceci inclut notamment l’obligation légale de ne pas pulvériser un pesticide toxique aux abeilles dans un verger en fleurs, mais bien d’autres choses aussi, mentionnées à la fiche 95 du Guide de PFI. S’il est indispensable d’appliquer des pesticides pendant la floraison, il faut se limiter aux produits peu toxiques ou inoffensifs et le faire entre 19 h et 7 h, moment où les abeilles sont à la ruche. La toxicité des pesticides envers les abeilles est disponible sur l’affiche PFI, à la fiche 95 du Guide de PFI de même que sur le site Web de SAgE pesticides.

Destruction des réservoirs de ravageurs pendant la floraison 
Le début de la floraison est le temps idéal pour inspecter les alentours de votre verger afin de déceler les pommiers, les pruniers sauvages et les autres plantes de la famille des rosacées qui sont en fleurs et faciles à repérer. La plupart servent de réservoir à des insectes nuisibles tels que l’hoplocampe des pommes, le charançon de la prune, la mouche de la pomme et plusieurs autres, sans compter les maladies.  Pour en savoir plus, consultez la fiche 34 du Guide de PFI.

Les réservoirs à éliminer ne sont pas sur votre propriété?  Vous pouvez déposer une plainte pour les organismes nuisibles réglementés par la Loi sur la protection sanitaire des cultures à l’aide d’un formulaire en ligne sur le site Web du MAPAQ.

Contrôle de la vigueur
Que vous utilisiez APOGEE pour contrôler la vigueur de vos arbres ou pour mieux gérer le feu bactérien, n’oubliez pas que la première application se fait généralement à la floraison.

Carpocapse
La floraison est le moment idéal pour installer votre ou vos pièges à carpocapse. Le dépistage est une nécessité économique. La méthode de dépistage est décrite à la fiche 65 du Guide de PFI. Rappel concernant la confusion sexuelle: l’installation des diffuseurs doit se faire au plus tard à la floraison. Consultez le communiqué du 20 avril 2022 pour les détails.

Tordeuse à bandes obliques et autres tordeuses
Pour les tordeuses, le dépistage des bourgeons floraux peut commencer dès le stade « bouton rose », mais un traitement spécifique contre la tordeuse à bandes obliques (TBO) ne sera recommandé au stade « calice » que si le seuil d’intervention est dépassé selon le dépistage effectué. Pour la TBO seule, le seuil est de 3 % des bourgeons affectés. Consultez la fiche 74 du Guide de PFI.

Dépistage des acariens sur feuillage
Si vous n’avez pas pu ou ne prévoyez pas faire une application d’huile, il sera bientôt temps de commencer le dépistage sur le feuillage. Les seuils d’intervention proposés dans le Guide de PFI (fiche 65) peuvent être modulés en fonction du nombre d’œufs, de la vigueur des arbres, de l’importance de la récolte et de tout stress hydrique ou climatique.

ÉCLAIRCISSAGE : ÇA COMMENCE DÈS LA FLORAISON!
(E. Barriault)

Pour bien réussir votre éclaircissage des variétés difficiles à éclaircir (Paulared, Gingergold, Gala, Honeycrips, Spartan, Empire, etc.) il est recommandé de faire plusieurs traitements et d’utiliser toutes les fenêtres d’opportunités disponibles, en commençant dès la floraison. En effet, des traitements mécaniques avec des appareils comme Darwin ou des traitements chimiques avec l’ANA (FRUITONE) sont possibles dès le stade 20 à 50% de la pleine floraison (1 à 2 fleurs ouvertes). Les traitements de fertilisation foliaire à base d’azote avec ATS ont également un effet éclaircissant. Dans le cadre du projet de verger vitrine, nous avons obtenu de très bons résultats même sans l’usage du carbaryl (SEVIN), en commença dès la floraison.   Pour plus d’information sur l’éclaircissage floral, consultez l’article : RIMpro, un nouvel outil pour planifier l’éclaircissage et la fiche 43 du Guide de PFI pour plus d’information sur l’éclaircissage mécanique et chimique.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 10 MAI
(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS
(G. Chouinard)

Cliquez ici pour les messages téléphoniques des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.
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