ÇA SE POURSUIT EN 2023 ! Caravane et vitrine de régie à moindre risques
(S. Gervais)

Prochains évènements :

  • Caravanes de santé des sols :
    • 6 juillet au verger Petch à Hemmingford.
    • 13 juillet au verger Le Gros Pierre à Compton.
    • 19 juillet au verger Pommix SENC à Saint-Joseph-du-Lac.
  • Journée de démonstration dans les vergers-vitrines :
    • 7 juillet au verger MJM à Saint-Paul-d’abbotsford.
    • 17 juillet au Verger Orée des bois à Saint-Antoine-de-Tilly.
    • 20 juillet au verger Hillspring à Franklin.

 

PROGRAMME ET INSCRIPTION cliquez ici

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 

(S. Gervais)

En date du 21 juin, pour le cultivar ‘McIntosh’, le calibre moyen est de 20-30 mm pour les régions plus au sud et de 14 à 18 mm pour la région de Québec. Un épisode de grêle serait survenu dans la région Missisquoi (Montérégie-Est) la semaine dernière..

 

 

RAVAGEURS
(S. Gervais)

Carpocapse de la pomme
Les captures du carpocapse de la pomme sont faibles en général ou en baisse, excepté dans quelques secteurs en Montérégie où il y a soit une légère augmentation ou quelques seuils atteints, et dans la région de Québec où il y a une hausse des captures. En Montérégie et dans les Laurentides, la ponte se poursuit et selon CIPRA, les premières éclosions des œufs sont commencées ou attendues pour cette semaine. Aucun dommage n’est rapporté par les collaborateurs pour l’instant. Le début de l’éclosion est attendue cette fin de semaine pour l’Estrie et dans deux semaines pour la région de Québec. Les seuils d’intervention diffèrent si vous utilisez la confusion sexuelle. Pour plus d’information, voir la fiche 76 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

 

Mouche de la pomme
Dépistage : La pose des pièges commence cette semaine en Montérégie et la semaine prochaine en Estrie. Une première mouche de la pomme a été capturée en Montérégie-Est. Lors du relevé des pièges, la mouche de la pomme peut se confondre avec des espèces d’apparence semblable qui ne sont pas nuisibles pour le pommier. À l’état adulte, les ailes de la mouche de la pomme sont traversées de bandes noires en zigzag formant un « F » pointant vers l’extérieur.

Mouche de la pomme adulte avec son point blanc caractéristique à la pointe du thorax et ses ailes avec des bandes noires formant un « F»

LEDP (MAPAQ)

Intervention : Le GF-120 est une pratique à moindres risques qui vise à lutter contre la mouche de la pomme sans utiliser d’insecticides à large spectre. Elle sera en démonstration au verger MJM à Saint-Paul-d’Abbotsford le 7 juillet et au verger Hillspring à Franklin le 20 juillet. Pour plus d’information, consultez la fiche d’information GF-120 sur le site Web des vergers-vitrines et pour l’inscription aux journées vitrines, voir plus bas dans l’avertissement.

Tordeuse à bandes obliques (TBO)
Quelques larves sont toujours observées et certains collaborateurs notent une augmentation des captures du papillon en Montérégie, excepté en Estrie où les captures sont faibles, et nulles dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches. On capture toujours des papillons Pandemis sp. dans les pièges de TBO en Montérégie. Pour plus d’information, voir la fiche 74 du Guide de PFI et l’avertissement N° 10 du 14 juin 2023.

 

 

FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)

 

  • La présence des acariens tétranyque rouge et du tétranyque à deux points (larves et œufs) sur le feuillage est toujours faible dans la majorité des régions.
  • Quelques dommages sur fruit par la larve de la punaise de la molène sont notés en Montérégie-Est. Des adultes et des larves sont observés en Montérégie-Est. Des larves sont également observées dans la région de Chaudière-Appalaches et de Québec.
  • Quelques dommages frais du charançon de la prune ont été observés en Montérégie, dans quelques secteurs seulement.
  • Plusieurs œufs et nymphes de punaises pentatomides sont observés dans plusieurs secteurs en Montérégie-Ouest.
  • Des chenilles de tordeuse à bandes rouges et des spongieuses sont mentionnés en Montérégie-Ouest dans quelques secteurs.
  • Autres prédateurs observés : coccinelles, syrphes, stigmaéides et œufs, phytoséides, œufs et adultes de punaises réduves
  • De plus, des symptômes récents de feu bactérien ont été observés dans des bouquets floraux de Gala dont la floraison a été tardive en Montérégie et également dans une plantation 2023 en Montérégie.

 

FERTILISATION FOLIAIRE

Consultez la fiche 37A du Guide PFI : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 14 JUIN

(S. Gervais et O. Denis)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

POUR PLUS D’INFORMATION EN PÉRIODE ESTIVALE

Étant donné que la période critique pour la tavelure est terminée et que la majorité des interventions de base ont été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Le Réseau-pommier continue toutefois de suivre l’activité des insectes et des maladies, et nos sources d’information ci-dessous sont toujours mises à jour :

  • Messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), prévisions et observations en temps réel : cliquez ici.
  • Portail des prévisions du Réseau-pommier : cliquez ici.
  • Observations et prévisions du Réseau-pommier : cliquez ici.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Pendant des décennies il était possible de prévoir un dernier traitement fongicide avant la Saint-Jean-Baptiste, avec le seul souci d’avoir laissé passer quelques taches de tavelure. Les traitements contre la tavelure en été étaient un peu comme les cours de rattrapage au lieu de passer du temps sur la plage: Une leçon dont il fallait se rappeler pour mieux traiter au lieu de sécher. Malheureusement, une gestion serrée de la tavelure primaire n’est plus une garantie de vacances dans les vergers où les maladies d’été causent des ennuis.

Qui sont les trouble-fêtes?

L’essor des maladies secondaires comme la suie-moucheture, la pourriture amère et Diplocarpon (Marssonina) forcent pour plusieurs un changement des habitudes de traitement. Différents cas de figure sont possibles. Dans les vergers où la tavelure primaire a été bien réprimée et où on a jamais observé de maladies secondaires,  les traitements fongicides en été demeurent inutiles. Ces vergers existent! Les vergers isolés qui ne jouxtent pas les forêts ou des cultures qui peuvent abriter les maladies d’été peuvent se passer entièrement de traitements fongicides. Pour tous les autres, c’est du cas par cas.

La suie-moucheture est une maladie assez fréquente, surtout problématique dans les cultivars tardifs qui donnent du temps aux champignons pour s’installer à la surface des fruits. Diplocarpon (Marssonina) est encore rare, mais cette maladie peut rapidement défolier les vergers atteints. Les cas spectaculaires sont limités aux vergers en production biologique, mais la maladie est occasionnellement présente dans les vergers où les stratégies fongicides sont allégées. Finalement, la pourriture amère est encore rare au Québec, mais peut exploser subitement lors des canicules, notamment dans les vergers où le feu bactérien est historiquement présent.

La modération a bien meilleur coût

Pour éviter de multiplier les traitements, différentes stratégies sont possibles. Pour la tavelure d’été, la pression de la maladie ne justifie pas toujours de traiter à chaque nouvelle infection. Selon l’intensité des traitements requis pour la tavelure, les autres maladies seront réprimées en même temps. En absence de tavelure, les traitements spécifiques contre les maladies secondaires ne sont justifiés que dans les vergers avec un historique. Pour la suie-moucheture et Diplocarpon, des modèles RIMpro peuvent vous aider à déterminer les périodes critiques d’intervention et de viser seulement les infections les plus graves. Il n’existe pas de modèle spécifique pour la pourriture amère, mais des stratégies de prévention incluant des traitements fongicides sont décrites dans la fiche.

Quel cocktail servir?

À une époque pas si lointaine, différentes options abordables étaient disponibles pendant la saison estivale pour protéger les fruits. La disparition du metiram (Polyram), les restrictions du délai avant récolte pour les traitements de mancozèbe (ex: Dithane) et pour le nombre d’applications permises de captan (ex: Maestro) et de soufre (ex: Kumulus) ont sérieusement compliqué la gestion des traitements d’été. En parallèle aux contraintes règlementaires, la résistance généralisée de la tavelure face au groupe 1 (ex: Senator) et les nombreux cas de résistance à la dodine (Syllit) qui étaient liés dans ce cas aux applications sur taches en été nous rappellent que le choix des produits peut avoir des conséquences à long terme sur la gestion des maladies. Dans un billet précédant les fongicides les plus utiles (coûts/bénéfices) et homologués après la floraison ont été présentés. En été, on peut ajouter à cette liste le cuivre. Comme le cuivre est phytotoxique sur fruits, ce fongicide est difficilement recommandable pendant la période de floraison et de la multiplication cellulaire des fruits. La période critique varie beaucoup, mais elle se termine entre 4 et 7 semaines après la pleine floraison. Par la suite, le cuivre redevient un outil à considérer en été. Les modifications récentes à l’étiquette de l’oxychlorure de cuivre permettent en été une alternative au Cueva. À la dose équivalente sous forme de cuivre métallique, les deux produits ont une efficacité égale et un risque de phytotoxicité similaire, mais l’oxychlorure est moins cher. L’effet du cuivre sur le ‘fini’ sur fruits rend cette option plus risquée, mais néanmoins acceptable pour plusieurs cultivars et quand les volumes de bouillie sont faible (ex: 250 L/ha). Les traitements de cuivre demeurent controversés puisqu’ils s’accumulent dans l’environnement et qu’ils sont nocifs aux vers de terre.

Fongicides en été: Si vous avez épuisé votre quota admissible de Captan et de soufre, les options intéressantes en été pour maintenir les 4 maladies sous contrôle (tavelure, suie-moucheture, Diplocarpon et pourriture amère) sont rares.

Le cuivre (oxychlorure, 500 g/ha, <10$/ha) appliqué en protection peut ralentir les maladies d’été, mais ne sera pas aussi efficace que le Captan (24$/ha) ou le Folpan (84$/ha) aux doses proposées sur la fiche 48.  Avec 8 applications admissibles, l’accumulation de cuivre dans l’environnement reste assez limité (4 kg/ha).

Allegro (0,73 L/ha, 89$/ha) est à la fois systémique (donc mieux réparti lors des traitements), efficace avant et après les pluies et peut aussi contribuer à la gestion des acariens. Ce produit est cependant critiqué pour deux aspects: Le fluazinam est dangereux pour la santé humaine (IRS = 1480) et sujet à la résistance (FRAC 29). Les risques de résistance sont cependant faibles par rapport aux autres groupes. Le délai admissible avant récolte est de 28 jours.

Le bicarbonate de potassium appliqué après les pluies (4 kg/ha, 15$/ha) demeure une option à privilégier, même sans soufre ajouté. Dans la mesure où les traitements sont réalisés rapidement après les pluies, soit 16 h après le début d’une pluie à 22 °C, cette approche est imbattable: abordable, sécuritaire, efficace.

Plusieurs fongicides homologués usuels (Cevya, Aprovia/Sercadis,Flint) ne sont pas proposés en été puisque les traitements sur des taches apparentes de tavelure accélère fortement la progression de la résistance. Il est préférable de garder les groupes 3, 7, 11 pour les traitements contre les infections primaires. Le phosphonate (phostrol) est efficace contre la tavelure et la suie, mais pas contre la pourriture amère. De plus, les résidus de phosphonate s’accumulent dans les arbres pendant des années.

 

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 

(S. Gervais)

En date du 14 juin, pour le cultivar ‘McIntosh’, le calibre moyen est de 20-25 mm pour les régions plus au sud et de 9 à 12 mm pour Québec.

Pour les secteurs où le calibre des fruits permet des interventions d’éclaircissage, consultez l’article : RIMpro, un nouvel outil pour planifier l’éclaircissage et la fiche 43 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour plus d’information sur l’éclaircissage.

 

RAVAGEURS
(S. Gervais)

Carpocapse de la pomme
Les captures du carpocapse de la pomme sont faibles en général excepté dans quelques secteurs en Montérégie et à Québec. Dans la Montérégie et les Laurentides, la ponte se poursuit et les premières éclosions des œufs sont attendues, selon CIPRA, pour cette fin de semaine ou au début de la semaine prochaine. Le début de ponte est attendue cette semaine pour l’Estrie et au début de la semaine prochaine pour la région de Québec. Les seuils d’intervention diffèrent si vous utilisez la confusion sexuelle. Pour plus d’information, voir la fiche 76 du Guide de PFI.

 

Tordeuse à bandes obliques (TBO)
Des larves sont encore actives, mais plusieurs collaborateurs ont noté la présence de chrysalides pour toutes les régions : à ce stade, les interventions avec insecticides sont inefficaces. On note les premières captures du papillon en Montérégie et en Estrie et une observation de larve parasitée en Montérégie-Ouest. Des papillons Pandemis sp., qui ressemblent beaucoup à la TBO, volent en même temps que cette dernière dans les vergers en Montérégie. Pour plus d’information, voir la fiche 74 du Guide de PFI.

 

Savez-vous les différencier? La tordeuse à bandes obliques (mâle) à gauche a un repli sur l’aile appelé « costal fold » et le papillon Pandemis sp. à droite a des bandes beaucoup plus définies sur les ailes.

Source : Francine Pelletier (IRDA)

Charançon de la prune
Quelques collaborateurs ont noté hier des dommages récents en Montérégie et quelques dégâts dans les régions de Chaudière-Appalaches et des Laurentides. Aucune activité de l’insecte n’est prévue dans les prochains jours pour l’ensemble des régions selon CIPRA en date d’aujourd’hui, le 14 juin 2023.

 

Sésie du cornouiller
Des captures sont toujours observées en Estrie tandis qu’elles débutent en Montérégie-Ouest. La présence de larves sur les troncs est également signalée en Montérégie-Ouest et dans les Laurentides. La confusion sexuelle peut être possible contre cet insecte. Les diffuseurs pour cette espèce (ISOMATE DWB) doivent être installés avant l’apparition des papillons. Pour plus d’information, voir la fiche 84 du Guide de PFI.

 

Puceron rose
Leur présence est faible ou nulle, en général, dans la majorité des vergers sauf dans un site dans les Laurentides, où ils sont un peu plus présents, mais sous les seuils d’intervention. Ce puceron peut causer d’importants dommages si les populations continuent à se développer lors de la formation des pommes. Pour plus d’information, voir la fiche 65  et la fiche 78 du guide de PFI.

 

Mouche de la pomme

  • Dépistage : La Saint-Jean arrive à grands pas! Pour les régions plus au sud, prévoyez le lavage des boules rouges ou leur achat, si ce n’est pas déjà fait, pour l’installation des pièges.
  • Intervention : Le GF-120 est une pratique à moindres risques qui vise à lutter contre la mouche de la pomme sans utiliser d’insecticides à large spectre. Elle sera en démonstration au verger MJM à Saint-Paul-d’Abbotsford le 7 juillet et au verger Hillspring à Franklin le 20 juillet. Pour plus d’information, consultez la fiche d’information GF-120 sur le site Web des vergers-vitrines et pour l’inscription aux journées vitrines, voir plus bas dans l’avertissement.

 

FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)

 

  • Quelques dommages sur fruits par la punaise terne ont été observés en Montérégie.
  • Quelques dommages primaires et secondaires sur fruits par l’hoplocampe de la pomme en Montérégie, mais c’est faible.
  • Quelques observations de la cicadelle de la pomme de terre en Montérégie.
  • La présence des acariens (larves et œufs) sur le feuillage est toujours faible dans la majorité des régions.
  • Les larves de la punaise de la molène sont toujours observées en Montérégie et elles sont parfois présentes dans les colonies de cécidomyies du pommier et dans les colonies de pucerons roses. Les larves sont également observées dans la région de Chaudière-Appalaches et à Québec.
  • Coccinelles en augmentation dans certains secteurs en Montérégie.
  • Observation de punaises pentatomides et éclosion des œufs en Montérégie.
  • Des colonies de pucerons verts et lanigères sont observées dans plusieurs régions, mais elles sont sous les seuils d’intervention.
  • Quelques observations du charançon vert pâle dans quelques secteurs en Montérégie-Ouest.
  • Également : Quelques observations de la maladie de plomb en Montérégie.
  • Observation du scarabée du rosier et de son accouplement en Montérégie-Ouest, dans quelques secteurs seulement.

Scarabée du rosier adulte

Source : Audrey Charbonneau (IRDA)

  • La présence de cécidomyies des poires a été observée en Montérégie. Dommages : le fruit du poirier est déformé et renflé avec la présence de petites larves. Pour plus d’information, voir la fiche de la Cécidomyie des poires dans le Guide du PFI.

Larves de cécidomyies de la poire

Source : New York State Agricultural Experiment Sation

 

FERTILISATION FOLIAIRE

Consultez la fiche 37A du Guide PFI : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection.

 

ÇA SE POURSUIT EN 2023 ! Caravane et vitrine de régie à moindre risques
(S. Gervais)

Prochains évènements :

  • Caravanes de santé des sols : 6 juillet au verger Petch à Hemmingford.
  • Journée de démonstration dans les vergers-vitrines : 7 juillet au verger MJM à Saint-Paul-d’abbotsford.

PROGRAMME ET INSCRIPTION cliquez ici

Le rapport présentant les données des vitrines à moindres risques de 2018 à 2022 est disponible : Vitrines de régie à moindres risques dans la pomme : optimisation des pulvérisations et diversification des modes d’intervention pour la réduction de l’empreinte environnementale de la pomiculture québécoise.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 14 JUIN

(S. Gervais et O. Denis)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Les utilisateurs de RIMpro savent déjà que la pluie en cours marque la fin des grosses infections primaires de tavelure cette année dans les vergers les plus chauds du Québec. Dans la plupart des sites “propres”, la pluie tombée hier a provoqué l’éjection des dernières spores capables de produire une infection mesurable. Pour les plus aguerris, la saison des traitements dirigés contre les infections primaires se termine donc avec la pluie en cours.

Pour les autres, la fréquence des traitements pourra diminuer graduellement, mais vaut mieux un traitement de “trop” au début de la saison qu’un abonnement estival et des taches sur fruits. Si vous n’êtes pas entièrement confiant de la qualité de vos pulvérisations, il vaut mieux continuer à traiter jusqu’à ce que la période d’apparition des taches soit terminée (d’ici la fin juin).

Dans les vergers où les infections de suie-moucheture ou de diplocarpon (Marssonina) ont été historiquement problématiques, les traitements devraient être dirigés contre ces maladies. Les modèles pour ces deux maladies sont en ligne et disponibles via le menu déroulant.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 

(S. Gervais)

 

En date du 7 juin, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

Le stade nouaison est atteint dans la majorité des régions, excepté dans quelques secteurs et pour quelques variétés tardives dans les régions de Québec, de la Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent qui sont au stade calice.

  • Calibre moyen : 5 à 17 mm pour les régions plus au sud et 5 à 7 mm pour Québec.
  • Gel : beaucoup de dommages de gel (citrouille, anneau de gel, craquelure) observés sur les fruits en Montérégie.
  • Dans les secteurs les plus affectés par le gel, le rendement est faible ou inexistant dans les 6 premiers pieds des pommiers.

Dans les secteurs affectés par le gel et/ou le stress hydrique, peu de traitements d’éclaircissage ont eu lieu. Pour les régions et les vergers moins affectés par l’épisode de gel et les régions plus au nord, consultez l’article : RIMpro, un nouvel outil pour planifier l’éclaircissage et la fiche 43 du Guide de PFI pour plus d’information sur l’éclaircissage.

 

IRRIGATION
(S. Gervais)

Les précipitations sont toujours inférieures à la normale saisonnière en date du 6 juin pour tout le Québec. Quelques averses et orages se sont développés au cours de la dernière semaine, mais l’apport en eau a été insuffisant et inférieur à 5 mm de pluie pour toute la semaine dans la majorité des régions, sauf Québec et un secteur des Laurentides qui ont eu plus de 15 mm de pluie. Pour plus d’information, voir l’avertissement N° 8 du 31 mai.

 

STRATÉGIE POSTFLORALE : pour une application bien ciblée

(S. Gervais)
Pour les régions de Québec, de la Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent : voir l’avertissement N° 7 du 24 mai.
RAVAGEURS
(S. Gervais)
Tordeuse à bandes obliques
Plusieurs traitements ont eu lieu en Montérégie et dans les Laurentides. La plupart des larves sont encore actives, mais plusieurs collaborateurs ont noté la présence de chrysalides. Si plusieurs larves se sont transformées en chrysalide, les interventions avec insecticides seront inefficaces. Plusieurs erreurs d’identification des papillons ont été rapportées dans les deux dernières semaines. Pour plus d’information, voir la fiche 74.
Charançon de la prune
La femelle charançon a profité de plusieurs soirées chaudes la semaine dernière en Montérégie, dans les Laurentides et en Estrie. Quelques collaborateurs ont noté des dommages récents en Montérégie et surtout en régie biologique. Aucune activité et aucun dégât n’ont été notés dans les régions de la Chaudière-Appalaches et de Québec. La prochaine activité de l’insecte est prévue vers le 12 juin pour certaines régions, selon CIPRA. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Pour les restrictions concernant l’IMIDAN, voir l’avertissement N° 7 du 24 mai.
Carpocapse de la pomme
Les captures du carpocapse de la pomme sont en hausse en Montérégie et dans les Laurentides tout comme celles du petit carpocapse de la pomme dans plusieurs régions. Quelques seuils d’intervention ont été atteints dans des sites avec un fort historique. Nous sommes au début de la ponte pour les régions de la Montérégie et des Laurentides et les premières éclosions des œufs sont attendues, selon CIPRA, pour la fin de la semaine prochaine pour la Montérégie et les Laurentides. Les captures du carpocapse de la pomme ont débuté en Estrie et à Québec. Pour plus d’information, voir la fiche 76 du Guide de PFI.
Sésie du cornouiller
Des captures sont toujours notées en Estrie et la présence de larves sur les troncs a été signalée en Montérégie-Ouest. Selon le modèle prévisionnel de CIPRA, les captures devraient débuter vers la mi-juin dans les régions les plus hâtives. La confusion sexuelle peut être possible contre cet insecte. Les diffuseurs pour cette espèce (ISOMATE DWB) doivent être installés avant l’apparition des papillons. Pour plus d’information, voir la fiche 84 du Guide de PFI.

 

Pucerons
Quelques colonies de pucerons roses ont nécessité des traitements dans les Laurentides, mais la présence est faible ou nulle en général dans les autres régions. Ce puceron peut causer d’importants dommages si les populations continuent à se développer lors de la formation des pommes. Pour plus d’information, voir la fiche 65  et la fiche 78 du guide de PFI.

La présence de cécidomyies prédatrices a été observée dans des colonies de pucerons verts en Montérégie-Ouest. Une cécidomyie prédatrice souvent rencontrée en verger au Québec est la cécidomyie du puceron, mais son identification au verger peut être facilement confondue avec les larves de syrphe et même avec celles de la cécidomyie du pommier. Pour plus d’information sur le seuil de lutte biologique, voir la fiche 97 du Guide PFI.

Larves de la cécidomyie du puceron

Source: New York State agricultural Experiment  Station (Guide d’identification – Maladies, ravageurs et organismes bénéfiques des arbres fruitiers)

 

Psylle du pommier
La présence de fortes infestations du psylle du pommier a été rapportée dans la région du Bas-Saint-Laurent. Ce psylle cause rarement des problèmes sévères aux pommiers, mais peut favoriser la chute du feuillage et la présence de fumagine. Pour plus d’information, voir la fiche sur le psylle du pommier dans le Guide d’identification – Maladies, ravageurs et organismes bénéfiques des arbres fruitiers disponible sur le réseau pommier.

Larves du psylle du pommier et miellat

Source: New York State agricultural Experiment Station (Guide d’identification – Maladies, ravageurs et organismes bénéfiques des arbres fruitiers)

 

FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)
  • La présence des acariens (larves et œufs) sur le feuillage est toujours faible dans la majorité des régions.
  • Observation de punaises pentatomides en Montérégie, mais présence faible.
  • Les captures de la tordeuse à bandes rouges sont toujours nombreuses en Estrie, mais faibles ou nulles pour les autres régions.
  • Quelques dommages de la punaise de la molène ont été observés sur les fruits, mais ceux-ci sont faibles en général.
  • Quelques traitements localisés ont eu lieu en Montérégie-Est.
  • Les dommages sur feuille par la cécidomyie du pommier sont toujours visibles en Montérégie et dans les Laurentides, mais la situation est stable et faible.
  • Quelques dommages sur fruit d’arpenteuses sont rapportés en Estrie.
  • Quelques tordeuses pâles du pommier ont été observées par un collaborateur en Montérégie-Est.

FERTILISATION FOLIAIRE

 

Consultez la fiche 37A du Guide PFI : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 6 JUIN

(S. Gervais et O. Denis)

 

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 

(S. Gervais)

En date du 31 mai, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

  • Le stade de nouaison est atteint en Montérégie, en Estrie et dans les Laurentides.
  • Pour la région de Québec et celle de Chaudière-Appalaches, la floraison est en cours et l’on observe un début de chute des pétales.

La nouaison (diamètre moyen des fruits : 6 à 10 mm) semble faible en Montérégie, possiblement à cause du gel et également du temps froid pendant la pollinisation pour certaines variétés. Beaucoup de fruits tombent. Il est important de déterminer le pourcentage de dommages de gel dans vos parcelles afin d’évaluer la pertinence des traitements de pesticide. Voir l’avertissement N° 7 du 24 mai pour la méthode.

Pour la semaine prochaine, la nouaison est prévue pour la région de Québec et celle de la Chaudière-Appalaches. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Vous pouvez suivre le développement des pommiers en direct pour Compton, Franklin, Saint-Bruno-de-Montarville et Frelighsburg.

Stade phénologique : nouaison, 31 mai 2023

Caméra du Réseau-Pommier (Frelighsburg)

 

CHALEUR ET IRRIGATION
(S. Gervais)

Les précipitations sont inférieures à la normale saisonnière et peu de pluie est prévue dans les prochains jours. Le tout est jumelé à une vague de chaleur. Quelques orages pourront se développer, mais ils ne sont jamais suffisants pour bien humidifier le sol. La nouaison est une période critique pour les besoins physiologiques du pommier et le développement des fruits. Un manque d’eau peut accentuer la chute de juin et restreindre l’assimilation de certains éléments minéraux tels que le calcium.

Dans le guide technique Gestion raisonnée de l’irrigation, un chapitre concerne la culture des pommiers et plusieurs chapitres expliquent les outils d’aide à la décision, les différents systèmes d’irrigation, la qualité de l’eau, les consignes d’irrigation, etc.

Des règlements encadrent le prélèvement de l’eau pour le secteur agricole et incluent l’irrigation des cultures. Pour connaître la définition d’un prélèvement ou si vous avez besoin d’un registre et d’un formulaire d’autorisation et de conformité, consultez le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) et le Règlement sur l’encadrement d’activités en fonction de leur impact sur l’environnement (REAFIE).

C’EST LA SEMAINE DU BLANC…
(V. Philion)

Les conditions météorologiques pendant la période du 28 mai au 4 juin inclusivement ont été et continueront d’être très favorables au blanc du pommier. Dans les blocs de cultivars sensibles (ex. : Cortland, Ginger Gold, HoneyCrisp, Gala) avec un historique récent de blanc, ou si des symptômes sont visibles actuellement, la propagation de cette maladie sera très rapide cette semaine.

Des interventions ciblées et renouvelées en fonction de l’apparition du nouveau feuillage sont à considérer rapidement. N’attendez pas la pluie et n’attendez pas que la maladie se propage aux nouvelles pousses avant d’agir. Aucun traitement fongicide ne peut venir à bout de cette maladie une fois la propagation estivale commencée.

Traitements les plus efficaces après la floraison :

  • Non pénétrants : Bicarbonate de potassium (soufre non requis pour le blanc) Soufre (ex. : KUMULUS)
  • Groupe 7 : FONTELIS et SERCADIS
  • Groupe 11 : FLINT
  • Mélanges : MERIVON

 

Symptômes de foyer primaire du blanc (Fiche 109) du Guide PFI
Source : David Rosenberger (Cornell University)

 

STRATÉGIE POSTFLORALE : pour une application bien ciblée

(S. Gervais)

Pour la région de Québec et celle de la Chaudière-Appalaches : voir l’avertissement N° 7 du 24 mai.

RAVAGEURS
(S. Gervais)

Hoplocampe des pommes

Les captures sont faibles ou nulles pour l’ensemble des régions. Des premiers dommages sur fruit causés par l’hoplocampe ont été observés en Montérégie-Ouest. Si le seuil d’intervention (Fiche 65) est atteint, il faut attendre la fin de la floraison et intervenir au stade calice du pommier dès que 90 % des pétales sont tombés.

Tordeuse à bandes obliques
Beaucoup de larves sont observées dans plusieurs régions. La plupart des larves sont encore actives, mais quelques collaborateurs ont noté la présence de chrysalides, ce qui marque la fin de la génération hibernante. Si plusieurs larves se sont transformées en chrysalide, les interventions avec insecticides seront inefficaces. Des captures hâtives du papillon sont notées en Montérégie-Ouest. Pour plus d’information, voir la fiche 74.

Larves de la tordeuse à bandes obliques

Source : Francine Pelletier (IRDA)

Chrysalide de la tordeuse à bandes obliques

Source : Joseph Moisan-De Serres (MAPAQ)

Charançon de la prune
Quelques dommages de ponte et de nutrition ont été rapportés en Montérégie. La prochaine activité de l’insecte est prévue ce soir et dans les prochains jours, selon CIPRA. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Pour les restrictions concernant l’IMIDAN, voir l’avertissement N° 7 du 24 mai.

Carpocapse de la pomme
Les captures du carpocapse de la pomme sont en hausse en Montérégie-Est et dans les Laurentides, ainsi que les captures du petit carpocapse en Montérégie-Est. Les captures du carpocapse de la pomme sont en avance sur le modèle prévisionnel de CIPRA et au-dessus des normales attendues. Pour plus d’information, voir la fiche 76 du Guide de PFI.

Punaise de la molène (prédatrice et ravageur)
Quelques larves de la punaise de la molène ont été observées en Montérégie et les premiers dommages sur fruits ont été notés en Montérégie-Ouest. Aucun seuil d’intervention n’a été atteint selon les collaborateurs. Si plus de 1 à 5 % des fruits sont endommagés, une intervention efficace peut être possible tant que les fruits n’ont pas encore atteint un diamètre de 10 mm. La punaise de la molène est aussi un excellent prédateur d’acariens; il faut donc la protéger!

Sésie du cornouiller
Une première capture hâtive a été notée en Estrie, mais selon le modèle prévisionnel de CIPRA, les captures devraient débuter vers la mi-juin dans les régions les plus hâtives. La confusion sexuelle peut être possible contre cet insecte. Les diffuseurs pour cette espèce (ISOMATE DWB) doivent être installés avant l’apparition des papillons.

FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)

  • Les captures de la tordeuse à bandes rouges et de la mineuse marbrée sont toujours très faibles et tendent à diminuer en Montérégie-Est et à Québec, sauf en Estrie pour la tordeuse à bandes rouges. À Québec, les captures de la noctuelle du fruit vert augmentent, mais sont inférieures à la normale.
  • La présence des acariens sur feuillage est toujours faible et un début de ponte du tétranyque rouge en Montérégie-Est a été observé par un collaborateur.
  • Quelques colonies de pucerons roses et de pucerons verts ont été observées en Montérégie et dans les Laurentides.
  • Observation de punaises pentatomides en Montérégie et des œufs (de punaises prédatrices et phytophages) en Montérégie-Ouest.
  • Une première observation d’un trombidiforme (acarien rouge prédateur) au verger pilote à Saint-Bruno.
  • Le pic de la cécidomyie du pommier est atteint dans les Laurentides et des dommages sur feuille sont visibles en Montérégie.

Dommage sur feuille par la cécidomyie du pommier
Source : IRDA

 

ÉCLAIRCISSAGE : ÇA COMMENCE DÈS LA FLORAISON!
(E. Barriault)

Relire ici le texte de l’avertissement N° 6 du 17 mai.

FERTILISATION FOLIAIRE

Consultez la fiche 37A du Guide PFI : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 31 MAI

(S. Gervais et O. Denis)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

POUR EN SAVOIR PLUS
Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Les infections florales de feu bactérien ne sont pas faciles à prévoir, mais la sortie des symptômes sur les fleurs infectées est beaucoup plus prévisible. La date d’apparition du feu bactérien est variable selon les stations mais devrait débuter cette semaine. N’attendez pas que les symptômes soient bruns pour les trouver. Un dépistage rapide pourrait vous éviter bien des problèmes. Le guide résumé des interventions est disponible ici

Les conditions météorologiques dans tous les vergers du sud du Québec seront exceptionnellement propices au blanc du pommier (oïdium). Dans les parcelles avec un historique de blanc, évitez une explosion de cette maladie en protégeant votre feuillage avant lundi 29 mai. N’attendez pas la pluie pour votre prochain traitement fongicide si vous avez des problèmes sérieux de blanc. Visez les blocs à risque (historique et cultivars sensibles). Parfois, il faut traiter les maladies séparément.

Le soufre, le bicarbonate de potassium et les produits systémiques (groupes 3, 7, 11) sont efficaces contre cette maladie. Comme il n’y aura pas de pluie ou de rosée pendant cette période, c’est une des rares occasions où le lessivage du bicarbonate ne sera pas un enjeu.

 

Consultez le modèle RIMpro pour votre localité en choisissant “oïdium du pommier” dans le menu déroulant. Le modèle a tendance à sous estimer les infections, mais les périodes de sporulation sont assez fiables.

La pluie aujourd’hui a provoqué une éjection massive d’ascospores de tavelure dans toutes les régions pomicoles du sud du Québec. Dans la quasi totalité des sites le séchage rapide après la pluie et la température assez basse a privé la tavelure d’une occasion parfaite d’infection. Le potentiel RIM (>2500) de l’infection “ratée” est immense; c’est près de la moitié du risque d’une saison complète.

Ne vous réjouissez pas trop vite et méfiez-vous des périodes d’humectation du feuillage d’ici à la fin de journée demain (jeudi 25 mai). Les spores éjectées ne meurent pas dès l’instant où le feuillage sèche. La survie des ascospores après 24 h de séchage a été plusieurs fois confirmée et est intégrée dans le modèle RIMpro. Dans la plupart des cas, à peine quelques heures de mouillure additionnelle (averse, rosée importante) seraient suffisantes pour provoquer une infection. RIMpro est un excellent modèle, mais les calculs sont basées sur les données des stations météorologiques. Si la station n’enregistre pas de mouillure, le modèle ne peut pas calculer une infection. La tavelure pourrait laisser des taches dans les secteurs humides des vergers.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 

(S. Gervais)

En date du 24 mai, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

  • Majoritairement au stade calice en Montérégie et dans les Laurentides.
  • La floraison est toujours en cours en Estrie, mais il y a un début de chute des pétales.
  • Pour la région de Québec et celle de la Chaudière-Appalaches, on se situe entre le stade bouton rose avancé et début de la floraison, selon les sites.
  • Pour le secteur de Kamouraska, le stade prébouton rose est atteint.

Pour la semaine prochaine, le stade nouaison est prévu pour la Montérégie, le stade calice pour l’Estrie et les Laurentides et la pleine floraison pour les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Certains cultivars tels que ‘Jersey Mac’ et ‘Paulared’ en Montérégie sont déjà au stade nouaison. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Vous pouvez suivre le développement des pommiers en direct pour Compton, Franklin, Saint-Bruno-de-Montarville et Frelighsburg.

Poiriers : calice et début nouaison en Montérégie-Est pour la majorité des cultivars.

UN GEL PRINTANIER, DU JAMAIS VU?
(S. Gervais)

Des collaborateurs rapportent que c’est la première fois qu’ils observent autant de dommages causés par le gel qui a sévi entre le 16 et le 18 mai dernier.

Des températures sous le point de congélation (-1,3 °C à -4,3 °C) ont été notées par les stations météo du réseau. Les stades de développement du pommier affectés allaient du stade bouton rose à la floraison.

Des températures ont été rapportées par des stations météo dans certains vergers et diffèrent de celles des stations météo du réseau. En Montérégie, les températures observées sont descendues jusqu’à -8 °C par endroits et, pour la région de la Chaudière-Appalaches, elles sont descendues jusqu’à -7 °C.

L’évaluation des dommages par le gel
Mortalité estimée des bourgeons floraux par les collaborateurs :
  • Montérégie-Ouest : 50 à 100 % selon les secteurs, jusqu’à 100 % pour les poires
  • Montérégie-Est : 40 à 100 % selon les secteurs, de 80 à 100 % pour les poires
  • Estrie : 35 à 100 % selon les secteurs.

Un texte, en version Web et en PDF, rédigé en anglais par H.J. Larsen du Colorado State University, est disponible afin d’évaluer les dommages de gel dans votre verger : cliquez ici.

Cette évaluation devra être complétée à nouveau avec le développement des fruits. Le gel peut avoir endommagé les tissus de surface des fruits sur lesquels se développeront des tâches liégeuses; ce qui mènera au déclassement des fruits.

L’évaluation permet de cibler les besoins à venir en protection fongicide, en éclaircissage et en insecticide pour les parcelles endommagées.

STRATÉGIE POSTFLORALE : pour une application bien ciblée

(S. Gervais)

À la fin de la floraison, entre le calice et la nouaison, plusieurs ravageurs sont à un stade de développement physiologique sensible aux insecticides et n’ont pas commencé à endommager les fruits. Le moment exact de l’intervention, soit le calice ou la nouaison, dépendra de la présence et de l’atteinte du seuil d’intervention du ravageur, ainsi que de l’historique du verger.
  • Si le seuil d’intervention d’hoplocampe des pommes est atteint, le traitement se rapprochera du calice.
  • Si le nombre de fruits portant des marques fraîches de ponte par le charançon de la prune atteint un seuil d’intervention (Fiche 65) ou si le verger a de forts antécédents de dommages de charançon de la prune, la ponte des femelles se produit généralement vers la nouaison.
  • Si le seuil des larves de tordeuses à bandes obliques est atteint, un traitement efficace doit être ciblé avant que les larves ne se transforment en chrysalides. Souvent, son traitement peut être jumelé avec un autre traitement contre un autre ravageur afin d’éviter des passages inutiles de tracteur.
ATTENTION : le traitement postfloral doit tenir compte des nouvelles restrictions concernant l’interdiction de l’éclaircissage manuel des fruits à la suite du traitement avec l’insecticide IMIDAN. La planification du traitement postfloral doit être réfléchie en fonction de votre historique de verger et des techniques d’intervention utilisées contre le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme (voir explication supplémentaire dans la section charançon de la prune).Hoplocampe des pommes
Quelques captures d’hoplocampe des pommes ont été notées en Montérégie. De nouveaux seuils ont été atteints pour deux vergers bio en Montérégie. Aucun nouveau seuil n’a été atteint dans la région des Laurentides. Aucune capture n’a été rapportée dans les régions de la Chaudière-Appalaches et de Québec. Si le seuil d’intervention (Fiche 65) est atteint, il faut attendre la fin de la floraison et intervenir au stade calice du pommier dès que 90 % des pétales sont tombés.

Tordeuse à bandes obliques
Beaucoup de vergers ont atteint un seuil de traitement dans plusieurs régions. Certains vergers en Montérégie ont commencé leur traitement contre cet insecte. Il est très difficile de prévoir l’estimation des dommages, c’est pourquoi le seuil varie de 0,5 à 3 %. Les traitements sont généralement prévus entre le calice et la nouaison, avant que le stade chrysalide de la larve ne soit atteint. Les premières captures du papillon de la tordeuse de la génération d’été ont été observées en Montérégie. Pour plus d’information, voir la fiche 74.

Charançon de la prune
Des dommages de ponte ont été observés par un seul collaborateur en Montérégie-Ouest. La prochaine activité de l’insecte est prévue, selon CIPRA, aux alentours des 28 et 29 mai pour la Montérégie et les Laurentides. Cette année, les restrictions concernant l’IMIDAN sont en vigueur. Si vous prévoyez utiliser l’IMIDAN comme traitement postfloral, son utilisation sera possible seulement dans les parcelles qui n’ont pas besoin d’éclaircissage manuel et le délai de réentrée est de 9 jours. Outre CALYPSO et THEME, qui sont souvent utilisés en traitement postfloral, certains produits de la famille des diamides (28) comme HARVANTA et EXIREL ont une cote d’efficacité semblable au CALYPSO ou légèrement inférieure (voir l’affiche PFI ou la fiche 47). Cependant, ce sont souvent des produits utilisés contre le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme. Il faut donc en tenir compte dans votre stratégie de traitement si vous n’utilisez pas la confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme ou que vous avez besoin d’un traitement supplémentaire avec cette technique et le GF-120 contre la mouche de la pomme.

Carpocapse de la pomme
Quelques captures ont été notées dans les vergers pilotes, ainsi que des captures du petit carpocapse en Montérégie et dans les Laurentides. Les captures sont en avance sur le modèle prévisionnel de CIPRA.

RAVAGEURS SECONDAIRES
(S. Gervais)
Les captures de la tordeuse à bandes rouges et de la mineuse marbrée sont toujours très faibles en Montérégie-Ouest et Montérégie-Est et inférieures à la normale saisonnière. Des larves de pique-bouton ont été observées en Montérégie-Est et dans les Laurentides par deux collaborateurs. Pour plus d’information, voir la fiche 81 du guide de PFI. Dans le secteur de Kamouraska, plusieurs vergers ont atteint des seuils d’intervention contre les chenilles printanières.
FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)
Ravageurs et prédateurs
  • Quelques captures du charançon de la pomme en Estrie dans des pièges à phéromone.
  • Quelques larves de la punaise de la molène en Montérégie-Est, mais faible présence.
  • La présence des acariens sur feuillage est toujours faible.
  • Dans certains secteurs en Montérégie-Est, la population de pucerons verts est en augmentation.
  • Début des colonies de pucerons roses en Montérégie et dans les Laurentides.
  • Début des observations de la cicadelle blanche en Montérégie.
  • Les captures de la cécidomyie du pommier sont en hausse dans les Laurentides.
  • Quelques symptômes d’oïdium mentionnés en Montérégie-Est.
  • Première mention de la punaise réduve en Montérégie-Ouest.

RUCHES, POLLINISATEURS et POLLINISATION
(S. Gervais)

Pour les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches : la liste des apiculteurs qui offrent leurs services pour la pollinisation est disponible ici. Pour des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, arbres pollinisateurs, protection des abeilles, etc.), consultez la fiche 42 du Guide de PFI.

Prévenir l’intoxication des abeilles

S’il est indispensable d’appliquer des pesticides pendant la floraison, il faut se limiter aux produits peu toxiques ou inoffensifs et le faire entre 19 h et 7 h, moment où les abeilles sont à la ruche (fiche 95). De plus, l’élimination dans le verger par la tonte ou la taille des plantes de couverture en fleurs comme les pissenlits et les trèfles diminue le risque d’intoxication lors du butinage. La toxicité des pesticides envers les abeilles est disponible sur l’affiche PFI, à la fiche 95 du Guide de PFI de même que sur le site Web de SAgE pesticides.

ÉCLAIRCISSAGE : ÇA COMMENCE DÈS LA FLORAISON!
(E. Barriault)
Relire ici le texte de l’avertissement de la semaine dernière.

 

ÇA SE POURSUIT EN 2023 ! Caravane et vitrine de régie à moindres risques
(S. Gervais)

Les prochains événements se dérouleront le 6 juillet à Hemmingford et  le 7 juillet à Saint-Paul-d’abbotsford.

D’autres événements sont à venir : PROGRAMME ET INSCRIPTION : cliquez ici

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 24 MAI
(S. Gervais et O. Denis)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.