Criblure

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Blumeriella jaapii (Rehm) Arx
Cherry leaf spot icône feuillesicône feuillesicône feuilles

criblure (feuille)

A (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)

criblure (feuilles)

B (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)

criblure (feuilles)

C (photo : George Sundin – Michigan State University)

criblure (spores)

D (photo : William Turechek – United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service)

criblure (apothécies)

E (photo : Alan Jones – Michigan State University)
Hôtes

Cerisier, prunier.

Symptômes

Les lésions se présentent d’abord sous forme de petites taches circulaires rouges à violacées sur le dessus des feuilles (A). Les taches s’agrandissent avec le temps; elles fusionnent et brunissent habituellement (B). La partie centrale des lésions peut finir par se détacher de la feuille, qui devient alors criblée de trous, surtout chez le prunier. Le symptôme le plus visible de la criblure, plus particulièrement chez le cerisier à cerises acides, est le jaunissement des feuilles relativement âgées avant leur chute (C). En cas d’infection grave, l’arbre entier peut perdre ses feuilles au milieu de l’été. Des spores sont produites dans des acervules sur la face inférieure des lésions foliaires et apparaissent sous forme de masse blanche à rosâtre au centre des lésions (D).

Répartition

Maladie commune dans toutes les régions fruitières de l’est de l’Amérique du Nord.

Maladies et troubles similaires

L’altération très visible de la couleur du feuillage et la production d’acervules sous les feuilles aident à distinguer cette maladie des autres maladies foliaires telles que le chancre bactérien (Pseudomonas syringae).

Moyens de lutte

La lutte contre cette maladie se fait par l’application de fongicides à partir du moment de la chute des pétales jusqu’au milieu de l’été. L’enlèvement ou la destruction des feuilles tombées réduit la pression exercée par la maladie au cours de la saison suivante, car les premières infections qui se produisent chaque printemps sont causées par des apothécies peu visibles qui se forment sur les feuilles mortes au sol (E). L’arbre fruitier le plus sensible à cette maladie est le cerisier à cerises acides; le cerisier à cerises douces et le prunier domestique sont touchés par la maladie, mais dans une moindre mesure.

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Gerald Chouinard

Agronome et entomologiste à l'emploi du ministère de l'Agriculture, de Pêcheries et de l'Alimentation du Québec depuis 1992 et de l'IRDA depuis sa création. Depuis plus de 20 ans, il supporte les pomiculteurs et les professionnels de la pomiculture dans leur mission: produire des pommes de qualité, dans le respect de l'environnement.