DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS
(F. Pelletier)

Le stade « nouaison » a été atteint le 6 juin dans la région de Québec. En date du 7 juin, le calibre moyen pour le cultivar McIntosh se situait entre 18 et 22 mm pour les sites les plus hâtifs (Montérégie) alors qu’en Estrie, le calibre moyen est de 10 mm. Plusieurs collaborateurs rapportent la présence occasionnelle de fruits difformes (apparence de minicitrouille) attribuable au gel, sur différentes variétés et dans différentes régions (Estrie, Montérégie, sud-ouest de Montréal).

 

TAVELURE : BIENTÔT LA FIN
(V. Philion)

Les dernières ascospores de la saison arrivent à maturité et les éjections suffisamment importantes pour provoquer une infection achèvent. À partir des relevés d’éjections forcées en laboratoire publiés en ligne et du simulateur RIMpro, nous pouvons établir un pronostic :

Dans toutes les régions limitrophes à Montréal incluant l’Estrie, la première ascospore de la saison est arrivée à maturité entre le 9 et le 14 avril. Dans tous les cas, la dernière éjection devrait coïncider avec la pluie prévue le 9 juin. Même si les éjections forcées du 3 juin étaient importantes, elles devraient s’estomper rapidement. Selon RIMpro, la légère incertitude sur la date du début des éjections ne devrait pas avoir d’impact sur la date de la dernière éjection, mais pourrait affecter son intensité.

Pour la Capitale-Nationale, les échantillons ne sont pas envoyés au laboratoire aussi fréquemment et il est donc plus difficile d’établir la tendance pour cette région. Avec une première ascospore à maturité vers le 29 avril, la fin des éjections mesurables devrait avoir lieu vers le 20 juin.

Les dernières éjections prévues sont associées à un indice de risque (RIM) assez faible. Dans les vergers très propres où la litière est broyée, ce risque est probablement insuffisant pour mener à des taches. La fin des éjections ne signifie pas nécessairement la fin des traitements, mais marque la fin des risques de nouvelles infections primaires dans les vergers.  D’ici la fin de la sortie des taches, une couverture moins stricte en fonction de la croissance est conseillée. Dans les vergers où des taches sont apparentes, l’indice RIM n’a aucune utilité et les traitements doivent continuer sans relâche au moins jusqu’à la fin de la croissance pour limiter la progression des infections secondaires.

INSECTES RAVAGEURS
(F. Pelletier)

Des dommages frais de ponte et de nutrition du charançon de la prune ont été observés par les collaborateurs la semaine dernière et en début de semaine principalement dans des vergers avec historique et en régie biologique. En régie PFI, les niveaux de dommages sont faibles en général. Selon le modèle prévisionnel, on approche du pic de la période de ponte du charançon pour la région de Québec alors que dans les autres régions, l’activité de ponte est à la baisse, mais n’est pas terminée. Selon les prévisions météorologiques actuelles, les prochaines nuits seront toutefois peu propices à l’activité de cet insecte, mais les prévisions de la météo peuvent changer rapidement.

Image Agri-Réseau

Adulte (à gauche) et dégât de ponte (à droite) du charançon de la prune observés les 3 et 6 juin 2022 à Saint-Bruno. F. Pelletier (IRDA)

Les captures de carpocapse de la pomme demeurent faibles pour le moment à l’exception de quelques sites où des captures plus importantes ont été observées, notamment dans certains vergers à régie biologique. Selon le modèle prévisionnel, les toutes premières éclosions devraient survenir dans les prochains jours pour les régions les plus hâtives. Cependant, la ponte et l’éclosion s’étaleront encore sur une longue période (voir le sommaire en fin de communiqué).

Le seuil d’intervention pour le puceron rose a été atteint de façon localisée dans plusieurs vergers des Laurentides alors que dans les autres régions, les populations demeurent faibles en général.

Une première capture de papillon de tordeuse à bandes obliques a été rapportée hier (7 juin) dans un verger en Montérégie (voir le sommaire en fin de communiqué).

La présence (en général à des niveaux faibles et de façon localisée) des ravageurs suivants est également rapportée par les collaborateurs du Réseau : mineuse des bourgeons du pommier, cicadelle blanche du pommier, cicadelle de la pomme de terre, larves de l’orcheste du pommier, œufs de punaises pentatomides.

STRATÉGIES D’INTERVENTION CONTRE CERTAINS RAVAGEURS DU MOMENT
(G. Chouinard)

Charançon : la période critique de surveillance pour cet insecte n’est pas terminée; demeurez vigilant lors des journées favorables, jusqu’à la fin juin.

Carpocapse : vous n’utilisez pas la confusion sexuelle? Une, deux ou trois interventions seront nécessaires d’ici la fin juillet pour assurer une bonne protection des fruits. Si l’historique des dommages dans vos parcelles affectées l’an passé dépassait 3 %, trois applications de produits différents seront minimalement nécessaires. Pour plus de détails, consultez les communiqués précédents de même que la fiche 76 du Guide de production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Puceron rose : il s’agit d’un insecte à surveiller à cette période de l’année. Il peut passer inaperçu en période préflorale, mais causer d’importants dommages si les populations continuent à se développer lors de la formation des pommes. La méthode de dépistage est décrite à la fiche 65 du Guide de PFI et la stratégie de lutte est détaillée à la fiche 78.

Ces recommandations sont d’ordre général. Pour des informations détaillées sur les produits homologués et utilisables en période postflorale, consultez la plus récente affiche Production fruitière intégrée ou le site Web SAgE pesticides. Utilisez l’onglet PFI de SAgE pesticides pour comparer les effets principaux et secondaires des outils disponibles, pour trier les options selon le critère de votre choix et pour protéger les espèces utiles de votre verger (et votre portefeuille) en choisissant le produit le plus approprié à votre situation.

PROTÉGEZ-VOUS 

(G. Chouinard)

Personne ne sera surpris de lire que les pesticides sont des produits dangereux, mais le savoir n’est pas suffisant! Parmi les règles à suivre pour bien se protéger :

  1. Portez un équipement de protection individuelle lors de la manipulation et l’application des pesticides. Assurez-vous minimalement de porter les protections prescrites sur l’étiquette afin de réduire votre exposition. Le port d’un équipement de protection approprié est d’ailleurs obligatoire en vertu de l’article 36 du Code de gestion des pesticides. Une vidéo a été produite afin de montrer comment porter, retirer et nettoyer adéquatement l’équipement de protection individuelle lors de la préparation et de l’application d’un pesticide.
  2. Adoptez des comportements sécuritaires et responsables en toutes circonstances. Les principes généraux sont détaillés à la fiche 31 (Utilisation sécuritaire des pesticides) du Guide de PFI et une méthodologie est proposée à la fiche 52.
  3. Utilisez des produits à moindre risque pour la santé (consultez SAgE pesticides ou l’affiche Production fruitière intégrée 2022 pour connaître les IRS des produits);
  4. Pensez aux solutions de rechange, et assistez aux différentes journées organisées cet été dans les vergers-vitrines du Québec.

 

PROTÉGEZ VOS EMPLOYÉS BÉNÉVOLES : LES ESPÈCES UTILES

(G. Chouinard)

Le choix de produits non toxiques pour vos prédateurs et autres espèces utiles est crucial si vous souhaitez favoriser leur présence et vous épargner des traitements supplémentaires au courant de l’été. Pour des informations détaillées sur les produits homologués et utilisables en période postflorale, consultez la plus récente affiche Production fruitière intégrée ou SAgE pesticides. Utilisez l’onglet PFI de SAgE pesticides pour comparer les effets principaux et secondaires des outils disponibles, pour trier les options selon le critère de votre choix et pour protéger les espèces utiles de votre verger (et votre portefeuille) en choisissant le produit le plus approprié à votre situation. Le tableau de la fiche 95 du Guide de PFI peut aussi être utilisé.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU EN DATE DU 7 JUIN

(F. Pelletier)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages téléphoniques des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.
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