Pour une copie de l'article :

Dernière mise à jour le 16 juillet 2020
 

Prévenir la phytotoxicité

Robert Maheux, Yvon Morin, Vincent Philion, Gérald Chouinard, Francine Pelletier et Maude Lachapelle

 

ATTENTION DOSES RÉDUITES : l’ARLA ne prend pas action contre ceux qui préconisent de telles pratiques, si elles n’entraînent pas de danger pour la santé ou la sécurité humaine ou pour l’environnement et qu’elles ne sont pas destinées à promouvoir la vente de produits antiparasitaires. Si toutefois l’utilisation de doses réduites ou adaptées devait entraîner des pertes pour les utilisateurs, les conseillers ou les organisations qui les recommandent pourraient être tenus responsables de leurs recommandations dans des actions civiles.

 
Certains pesticides peuvent causer de la roussissure sur les fruits ou « brûler » plus ou moins les feuilles et les fruits sous certaines conditions (température, humidité, vents et pluie). Tout mélange de pesticides comporte également des risques d’effets toxiques sur les pommiers. Voici quelques conseils afin de prévenir la phytotoxicité de certains pesticides.

Bouillie bordelaise, cuivre fixe : ne pas l’appliquer passé le stade du débourrement avancé. Il est aussi recommandé de l’appliquer dans des conditions de séchage rapide.

Soufre : ne pas l’appliquer par température élevée (> 30 °C). Il faut aussi éviter de l’utiliser de la floraison jusqu’à 10 jours après le stade du calice.

Huile supérieure : à partir du stade de pré-bouton rose, réduire la dose d’application de moitié. Ne pas l’appliquer à une concentration supérieure à 0,8 % après le stade bouton rose. Aussi, ne pas l’utiliser en mélange avec du captane, du soufre ou de l’urée. Il n’est pas recommandé d’appliquer ce produit lorsqu’il y a un risque de gel dans les 24 heures suivant l’application (48 heures pour les cultivars sensibles comme Empire, Gala et Délicieuse).

Dodine : éviter l’application de ce produit entre le stade du calice et les 10 jours suivants. Son application doit se faire lors de conditions de séchage rapide.

Captane : ne pas utiliser ce produit dans les 10 à 14 jours avant ou après un traitement à l’huile supérieure. Il faut aussi éviter d’utiliser de fortes doses par temps chaud et humide sur certains cultivars, dont Spartan. Il est aussi recommandé de ne pas appliquer ce produit en mélange avec le soufre. Pour les cultivars sensibles, tel que Spartan, il est recommandé de ne pas utiliser de captane pour une courte période suivant la floraison, surtout s’il y a un faible ensoleillement et que la formation de cuticule est faible. Durant cette période, les cellules des jeunes fruits peuvent être particulièrement sensibles à la phytotoxicité s’ils possèdent une mince cuticule. Noter que l’utilisation d’un adjuvant peut augmenter le mouvement transcuticulaire du captane, et donc favoriser la phytotoxicité.

Carbaryl : il est recommandé d’éviter d’utiliser ce produit à forte dose sur les cultivars sensibles (ex. : McIntosh), sauf dans des conditions de séchage rapide.

Chlorure de calcium : il est recommandé d’éviter d’appliquer ce produit en condition d’accumulation, puisque celui-ci peut provoquer de la phytotoxicité. Ce phénomène peut aussi être une conséquence d’un mélange avec du cuivre ou du zinc.

De plus, pour prévenir la phytotoxicité assurez-vous de lire la fiche 57.

 

Cette fiche est une mise à jour de la fiche originale du Guide de référence en production fruitière intégrée à l’intention des producteurs de pommes du Québec 2015. © Institut de recherche et de développement en agroenvironnement. Reproduction interdite sans autorisation.

bannière des principaux partenaires de réalisation et commanditaires du Guide de PFI

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire