Fiche 93

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Le tétranyque à deux points

Yvon Morin et Gérald Chouinard

 

Description et comportement

Le tétranyque à deux points (Tetranychus urticae) est un ravageur secondaire en PFI. La femelle hiberne dans le paillis des plantes et dans les crevasses de l’écorce. Elle est de couleur orange brillant, contrairement aux tétranyques présents en été qui sont plutôt jaunâtres ou verdâtres avec une paire de taches dorsales sombres. La femelle active mesure jusqu’à 0,4 mm de longueur et le mâle, 0,3 mm. Elle reprend sa teinte orangée à la fin de l’été juste avant d’hiberner.

Œufs et formes mobiles de tétranyque à deux points
photo J. Moisan-De Serres, MAPAQ

Forme mobile de tétranyque à deux points – photo J. Moisan-De Serres, MAPAQ

Le tétranyque à deux points commence à pondre des œufs (sphériques, de couleur jaunâtre, et partiellement translucides) au stade du débourrement avancé, sous les feuilles du pommier ou sur les mauvaises herbes. Les larves envahissent les pommiers nains et semi-nains lors d’une sécheresse, à la suite du fauchage ou de la pulvérisation des mauvaises herbes avec un herbicide. Cela se produit surtout à la fin juin et au début juillet. Contrairement au tétranyque rouge, le tétranyque à deux points peut tisser de fines toiles sous les feuilles et les individus vivent habituellement en colonies.

Cinq à neuf générations de tétranyques à deux points se succèdent et les populations atteignent leur maximum entre la fin juillet et le début août. Le tétranyque à deux points envahit plus rapidement les pommiers nains que les autres pommiers.

Cycle de vie du tétranyque à deux points – illustration J. Veilleux, IRDA

 

Dommages

Les tétranyques à deux points se nourrissent de sève à même le feuillage du pommier. Ils s’attaquent d’abord habituellement aux feuilles du centre de l’arbre pour aller ensuite vers l’extérieur. Lorsque l’infestation est bénigne, on note l’apparition de taches pâles à la surface des feuilles.

Une attaque plus grave pourra entraîner l’apparition de petites toiles en dessous des feuilles, puis le bronzage du feuillage, un retard de croissance, une réduction du calibre et de la qualité du fruit, ainsi que sa chute prématurée. Une décoloration sévère du feuillage causée par les acariens, particulièrement en juin, nuit gravement à la nouaison des fruits et à la formation des bourgeons à fruits pour l’année suivante.

 

Estimation du risque

La méthode de dépistage est décrite au tableau-synthèse Dépistage par observation des fruits ou du feuillage de la fiche 65. La méthode et les seuils sont les mêmes que pour le tétranyque rouge. Fait à noter, la migration et la multiplication du tétranyque à deux points sont plus rapides que celles du tétranyque rouge.

Pour de plus amples informations, se référer à la fiche 92 dans le présent guide.

 

Stratégie d’intervention
Prévention

Les interventions préventives à privilégier sont les suivantes :

  • éviter une fertilisation azoté excessive;
  • éviter de faucher le couvre-sol durant une période de sécheresse;
  • favoriser le développement des prédateurs.

Consultez la fiche 91.

Répression

Consultez la fiche 91.

 

Cette fiche est tirée du Guide de référence en production fruitière intégrée à l’intention des producteurs de pommes du Québec 2015. © Institut de recherche et de développement en agroenvironnement. Reproduction interdite sans autorisation écrite.

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Yvon Morin

agronome spécialisé en pomiculture depuis plus de 25 ans. Employé, puis dirigeant de la première entreprise de services-conseils pour les vergers, il a développé et mis à l'épreuve nombre de méthodes de dépistage et de seuils d'intervention utilisés par les conseillers en pomiculture du Québec

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