La pluie prévue demain provoquera une forte éjection des spores de tavelure dans toutes les régions pomicoles du sud du Québec, jusqu’à un quart de toutes les ascospores de la saison seront éjectées. Cependant, la chute de la température pendant la pluie et le séchage assez rapide pourraient complètement annuler les risques d’infection. Dans la plupart des scénarios, le risque associé à cette pluie est donc faible (RIM < 30) et cette infection sera facile à réprimer. Le risque “léger” de l’ancienne échelle de Mills ne sera même pas atteint. Le froid et l’absence de vent après l’infection rendent possible une stratégie de traitement après la pluie (en post infection) facilement jusqu’à jeudi en cours de journée. Encore une fois, un seul traitement bien positionné d’un mélange de bicarbonate et de soufre est tout ce qu’il faut pour réprimer la tavelure.

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 
(S. Gervais)

En date du 10 mai, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

Le stade bouton rose a été atteint au début de la semaine à plusieurs endroits en Montérégie et plusieurs collaborateurs ont noté des parcelles au stade bouton rose avancé. Certains cultivars hâtifs, Sunrise, McIntosh et les pommiers sauvages ont déjà entamé leur floraison en Montérégie. Dans les Laurentides et l’Estrie, le stade prébouton rose a été atteint pour l’ensemble des sites et l’on se dirige très prochainement vers le bouton rose. Pour la région de Québec et celle de la Chaudière-Appalaches, on se situe entre le débourrement avancé et le stade prébouton rose, selon les sites.

Selon les prévisions des prochains jours, la floraison est prévue pour le début de la semaine prochaine dans les régions les plus hâtives. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Vous pouvez suivre le développement des pommiers en direct pour Compton, Franklin, Saint-Bruno-de-Montarville et Frelighsburg.

Image Agri-Réseau

Stade phénologique, 10 mai 2023
Caméra du Réseau-Pommier (Frelighsburg)

 FERTILISATION FOLIAIRE
(V. Philion)
N’hésitez pas à inclure de l’urée dans vos traitements foliaires. Cette forme d’azote, appliquée maintenant, aura plusieurs effets bénéfiques. Voir la fiche 37A du Guide de Production fruitière intégrée (PFI).

Image Agri-Réseau

Fiche 37A : La fertilisation sans nuire à la phytoprotection
reseaupommier.irda.qc.ca

FEU BACTÉRIEN
(V. Philion)
La floraison marque le début du risque pour cette maladie. La météo à long terme laisse présager une saison tranquille. Mais, à court terme, certains vergers déjà en fleurs pourraient causer des surprises s’ils sont laissés sans protection.
BLANC ET TAVELURE
(V. Philion)
Si vous avez un historique de blanc du pommier, c’est le temps d’y penser! Il n’est pas toujours possible de faire coïncider les traitements pour lutter contre la tavelure et contre le blanc.

TÉTRANYQUE ROUGE 

(S. Gervais)

Situation actuelle et intervention

L’éclosion des œufs de tétranyque rouge a été observée dans plusieurs secteurs de la Montérégie et est prévue pour la semaine prochaine dans la région de Québec (voir la section Observations et prévisions du Réseau-pommier ci-dessous pour plus de détails).

Si l’éclosion arrive avant les bonnes conditions d’application? L’huile est encore très efficace si elle est appliquée dans de bonnes conditions sur les premiers stades mobiles du tétranyque plutôt que sur les œufs. Pour éviter toute phytotoxicité sur les pommiers, utilisez la moitié de la dose d’huile au stade prébouton rose (max. 30 l/ha) et le quart de la dose au stade bouton rose (15-20 l/ha).

PUNAISE TERNE

(S. Gervais)

Situation actuelle

L’activité et les captures de la punaise terne sont très faibles en général, et ce, même avec les températures plus chaudes de la fin de semaine dernière, excepté pour quelques vergers en Montérégie et en Chaudière-Appalaches. Peu de dégâts de miellat sur les bourgeons ont été observés. Malgré tout, plusieurs vergers ont été traités la fin de semaine dernière en Montérégie et quelques-uns en Estrie. Aussi, des traitements locaux ont été effectués dans plusieurs vergers des Laurentides.

Dépistage

Pour évaluer le risque posé par ce ravageur, il faut tenir compte non seulement des captures sur les pièges, mais aussi de l’activité observée sur les bourgeons, de l’historique de la parcelle, des variétés présentes, des conditions climatiques et du type de mise en marché (voir la fiche 65 du Guide de PFI pour les seuils d’intervention).

Intervention

Le moment de l’intervention est important et doit coïncider avec les conditions favorables à l’activité de la punaise (peu ou pas de vent, température au-dessus de 15 °C et pas de pluie). L’intervention doit également coïncider avec le stade de développement du pommier sur lequel les dommages d’alimentation de l’insecte marqueront les fruits, soit vers le stade prébouton rose.

HOPLOCAMPE DES POMMES
(S. Gervais)

Une première capture d’hoplocampe des pommes a été notée en Montérégie-Ouest. Les premières captures sont attendues cette semaine pour l’ensemble des vergers, excepté ceux de la région de Québec. Des captures de l’hoplocampe de l’amélanchier sur les pièges ont été observées au verger pilote en Montérégie-Est. Malgré leur ressemblance lorsqu’ils sont encollés dans le piège blanc, le dos de l’hoplocampe des pommes est complètement noir et ses antennes sont orangées ainsi que son ventre et ses pattes. Si le seuil d’intervention (Fiche 65) est atteint, il faut attendre la fin de la floraison et intervenir au stade calice du pommier dès que 90 % des pétales sont tombés.

TORDEUSE À BANDES OBLIQUES
(S. Gervais)

Le début des observations des larves de la tordeuse à bandes obliques a été noté par plusieurs collaborateurs en Montérégie. Elles sont encore très petites et il est trop tôt pour intervenir. Il est très difficile de prévoir l’estimation des dommages, c’est pourquoi le seuil varie de 0,5 à 3 %. Les traitements sont généralement prévus entre le calice et la nouaison avant que le stade chrysalide de la larve ne soit atteint. Pour plus d’information, voir la fiche 74.
CHARANÇON DE LA PRUNE
(S. Gervais)
Cette année, les restrictions concernant l’IMIDAN sont en vigueur. Si vous prévoyez utiliser l’IMIDAN comme traitement postfloral, son utilisation sera possible seulement dans les parcelles qui n’ont pas besoin d’éclaircissage manuel et le délai de réentrée est de 9 jours. Outre, le CALYPSO et THEME qui sont souvent utilisés en traitement postfloral, certains produits de la famille des diamide (28) comme HARVANTA et EXIREL ont une cote d’efficacité semblable au CALYPSO ou légèrement inférieure (voir l’affiche PFI ou la fiche 47). Cependant, ce sont souvent des produits utilisés contre le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme. Il faut donc en tenir compte dans votre stratégie de traitement si vous n’utilisez pas la confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme ou que vous avez besoin d’un traitement supplémentaire avec cette technique et le GF-120 contre la mouche de la pomme.

RAVAGEURS SECONDAIRES
(S. Gervais)

 

Dans les vergers pilotes, les captures de la noctuelle du fruit vert sont toujours en baisse et s’approchent de la fin. Les observations de chenilles de la noctuelle du fruit sur les bourgeons et les pousses sont toujours faibles. Cet insecte nécessite rarement des interventions. Pour plus d’information, consultez la fiche 82 du Guide de PFI.

Les captures de la tordeuse à bandes rouges et de la mineuse marbrée sont toujours très faibles en Montérégie-Ouest et Montérégie-Est et inférieures à la normale saisonnière.

Des dommages par l’orcheste du pommier sont toujours mentionnés cette semaine sur bourgeons et feuilles en Montérégie par quelques collaborateurs, mais leur présence est minime. Il s’agit d’un charançon plus présent et actif sous régie biologique. Pour plus d’information, consultez la fiche 88 du Guide de PFI.

FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)

Carpocapse de la pomme

La floraison, qui est prévue au début de la semaine prochaine, est le moment idéal pour installer les pièges à phéromones pour le dépistage de l’insecte. Voici un rappel concernant la confusion sexuelle : l’installation des diffuseurs doit se faire au plus tard à la floraison.

Ravageurs 

  • La diminution des observations de thrips sur bourgeons a été notée en Montérégie.
  • Un premier tétranyque de McDaniel a été observé en Montérégie-Est.
  • Quelques taupins sont toujours observés, mais leur présence est faible.
  • Plusieurs chenilles printanières (eupithécie rectangulaire) ont été observées au verger pilote en Montérégie-Est. L’espèce ne cause généralement pas de problèmes dans les vergers commerciaux et son alimentation des bourgeons a plutôt un effet d’éclaircissage.

Image Agri-Réseau

Eupithécie rectangulaire

IRDA

Prédateurs

  • L’augmentation des coccinelles a été observée par un collaborateur en Montérégie-Ouest ainsi qu’au verger pilote en Montérégie-Est.
  • Début des observations de punaises pentatomides par deux collaborateurs en Montérégie-Est. Certaines espèces de punaises pentatomides sont des prédatrices se nourrissant d’acariens, de pucerons, de chenilles, d’autres punaises et même de coléoptères, mais d’autres sont phytophages et par conséquent elles deviennent des ravageurs. Pour plus d’information, voir la nouvelle fiche 83 A du guide PFI.
  • Une première mention de l’agistème, un acarien prédateur se nourrissant surtout d’ériophyides et d’œufs de tétranyques.

RUCHES, POLLINISATEURS et POLLINISATION
(S. Gervais)

Quelques fleurs du cv. ‘McIntosh’ sont déjà ouvertes en Montérégie et les abeilles sont déjà actives. La liste des apiculteurs qui offrent leurs services pour la pollinisation est disponible ici. Pour des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, arbres pollinisateurs, protection des abeilles, etc.), consultez la fiche 42 du Guide de PFI.

Prévenir l’intoxication des abeilles

S’il est indispensable d’appliquer des pesticides pendant la floraison, il faut se limiter aux produits peu toxiques ou inoffensifs et le faire entre 19 h et 7 h, moment où les abeilles sont à la ruche (fiche 95). De plus, l’élimination dans le verger par la tonte ou la taille des plantes de couverture en fleurs comme les pissenlits et les trèfles diminue le risque d’intoxication lors du butinage. La toxicité des pesticides envers les abeilles est disponible sur l’affiche PFI, à la fiche 95 du Guide de PFI de même que sur le site Web de SAgE pesticides.

ÉCLAIRCISSAGE : ÇA COMMENCE DÈS LA FLORAISON!
(E. Barriault)
Pour bien réussir votre éclaircissage des variétés difficiles à éclaircir (‘Paulared’, ‘Gingergold’, ‘Gala’, ‘Honeycrisp’, ‘Spartan’, ‘Empire’, etc.), il est recommandé de faire plusieurs traitements et d’utiliser toutes les fenêtres d’opportunités disponibles, en commençant dès la floraison. En effet, des traitements mécaniques avec des appareils comme Darwin sont possibles dès le stade 20 à 50 % de la pleine floraison (1 à 2 fleurs ouvertes). Il est également possible de débuter les éclaircissages chimiques durant la floraison avec l’ANA (FRUITONE) ou la chaux soufrée. Les traitements de fertilisation foliaire à base d’azote avec ATS ont aussi un effet éclaircissant lorsqu’ils sont appliqués durant la floraison. Dans le cadre de projets sur l’éclaircissage, nous avons obtenu de très bons résultats, même sans l’usage du carbaryl (SEVIN), en commençant dès la floraison et en planifiant la date des traitements et la dose des produits selon les modèles prévisionnels. Pour plus d’information sur l’éclaircissage et les modèles, consultez l’article : RIMpro, un nouvel outil pour planifier l’éclaircissage et la fiche 43 du Guide de PFI.

 

ÇA SE POURSUIT EN 2023! Caravane et vitrine de régie à moindres risques
(S. Gervais)
Demain, le jeudi 11 mai 2023, au Verger MJ Bourdeau à Franklin, ce sera l’éclaircissage et le feu bactérien qui seront à l’honneur.D’autres événements sont à venir : PROGRAMME ET INSCRIPTION : cliquez ici.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 10 MAI
(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Le feu bactérien du pommier (Erwinia amylovora) est une maladie qui a un potentiel dévastateur immense. Cette maladie peut tuer les pommiers infectés en quelques semaines quand les conditions sont propices.

La plupart des infections ont lieu lors de la floraison quand tous les facteurs sont réunis:

  1. Historique de feu bactérien ou arbres porteurs à proximité du verger
  2. Fleurs écloses récemment visitées par des insectes porteurs
  3. Température suffisante pour la multiplication des bactéries
  4. Légère humectation qui permet l’infection.

Dans les vergers qui sont à risque parce que la bactérie est présente (#1), plusieurs fleurs commencent à éclore dans le sud du Québec aujourd’hui (#2) et la température au cours des prochains jours sera favorable aux bactéries (#3). Selon le modèle RIMpro, la période d’humectation prévue le vendredi 12 mai en fin de soirée pourrait permettre l’infection des fleurs (#4). Dans les vergers où tous les facteurs de risque sont réunis, un traitement pourrait être requis. Ce traitement doit être fait idéalement avant l’infection, mais pour minimiser le nombre d’interventions il est préférable d’attendre l’ouverture d’un maximum de fleurs avant de traiter. Les fleurs traitées demeurent protégées pour toutes les périodes d’infection qui suivront.

Le blanc du pommier (aussi appelé oïdium) n’est pas une maladie problématique dans la plupart des vergers. Cependant, dans les blocs où le blanc s’est installé il n’est pas facile de s’en débarrasser. N’attendez pas que les symptômes apparaissent dans les vergers avec un historique de la maladie pour intervenir. Au cours des prochains jours, le blanc aura de bonnes conditions pour se propager aux nouvelles pousses à partir des bourgeons infectés l’an dernier. Les traitements dirigés contre cette maladie devraient être limités aux vergers avec un historique et aux cultivars sensibles (ex: Cortland, Ginger Gold).

La stratégie d’intervention n’est pas aussi élaborée que pour la tavelure, mais l’objectif est de protéger les nouvelles feuilles lors des périodes de sporulation et d’infection. La période de temps qui s’écoule entre l’arrivée des spores, l’infection, l’apparition des nouveaux symptômes et la propagation est très courte. Tout se passe en quelques jours quand les conditions sont favorables à la maladie. Le logiciel RIMpro peut vous aider à cibler les périodes favorables au blanc, mais le modèle n’est pas aussi fiable que pour la tavelure.

Plusieurs produits sont efficaces et il n’est pas nécessaire de recourir aux molécules systémiques quand les traitements sont relativement bien dirigés.

Traitements dirigés (non systémiques):

Bicarbonate de potassium (B2K): Le B2K appliqué seul est très efficace et l’ajout de soufre n’augmente pas l’efficacité contre le blanc.

Soufre: Limité à 8 applications par année. Si vous utilisez le soufre pour lutter contre la tavelure (ex: B2K + Soufre), cette limitation peut devenir problématique.

Bouillie soufrée: Cette formulation de soufre échappe à la limite de 8 traitements. La bouillie est efficace contre le blanc, mais chère.

 Traitements systémiques:

Plusieurs fongicides systémiques (groupes 3,7,11) sont efficaces contre le blanc. Si vous avez abandonné le Flint pour lutter contre la tavelure par crainte de résistance, cette option est néanmoins à considérer pour le blanc.

 

 

 

Les fongicides homologués pour lutter la tavelure sont nombreux et ce n’est pas toujours facile d’identifier les plus efficaces ou ceux qui sont les plus “rentables” (cout vs efficacité). La comparaison est encore plus compliquée quand vient le temps de choisir les meilleurs produits à utiliser après la pluie, en post-infection. Les produits qui sont proposés dans les mélanges ne sont pas tous efficaces en post infection et ne font qu’augmenter la facture. La liste qui suit constitue le palmarès des pires options en post infection. Si un de ces produits est proposé (seul ou en mélange), posez-vous des questions…

En ordre alphabétique des pires produits testés à l’IRDA*:

Buran

Cuivre (trois formulations testées)

Folpan

Oxidate

Penncozeb (tous les mancozèbes)

Serenade

Soufre (ex: Kumulus)

*DOI: 10.1094/PDIS-11-22-2758-RE

* Cet avertissement a été publié sur le réseau pommier avant la publication finale de la version sur Agri-réseau. Des corrections pourront être apportées ultérieurement.
DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 
(S. Gervais)

En date du 3 mai, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

Le stade prébouton rose a été atteint au début de la semaine pour plusieurs endroits en Montérégie, surtout en Montérégie-Est. La région de Franklin, qui est généralement en avance sur les autres régions, a pris un peu de retard. Dans les Laurentides et l’Estrie, le débourrement avancé a été atteint pour l’ensemble des sites et l’on se dirige très prochainement vers le prébouton rose. Pour la région de Québec et de la Chaudière-Appalaches, il y a un bon décalage entre les prévisions CIPRA et les observations réelles. Certains secteurs chauds de Chaudière-Appalaches sont déjà débourrés et certains sites à Québec ont atteint le débourrement avancé lundi dernier.

Selon les prévisions des prochains jours, le stade bouton rose est prévu pour le début de la semaine prochaine dans les régions les plus hâtives. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Vous pouvez suivre le développement des pommiers en direct pour Compton, Franklin, Saint-Bruno-de-Montarville et Frelighsburg.

Certaines variétés de poiriers sont en floraison en Montérégie et au stade ballon dans les Laurentides. Quelques arbres du genre Prunus débutent leur floraison dans les boisés en Montérégie-Est.

Image Agri-Réseau

Stade phénologique, 3 mai 2023
Caméra du Réseau-Pommier (Frelighsburg)

TAVELURE
(V. Philion)
Le temps gris finira-t-il en taches noires?
La période pluvieuse qui a débuté le samedi 29 avril va s’étirer jusqu’à demain (jeudi 4 mai) dans plusieurs secteurs. Cette pluie a certainement provoqué des éjections d’ascospores à répétition, mais pas toutes ont eu l’occasion de compléter le cycle d’infection. D’abord, la plupart des éjections ont lieu le jour. Les pluies au cours de la nuit contribuent à l’infection, mais n’ajoutent pas de spores dans l’équation. Les périodes sèches, de jour comme de nuit, tuent graduellement les spores qui germent, mais n’affectent pas les spores qui ont réussi l’infection. Cette danse compliquée est illustrée dans les graphiques de RIMpro. Avec un peu de pratique, un œil exercé peut lire le graphique et identifier les spores les plus problématiques pour s’assurer que les traitements atteignent bien leur cible. Par exemple, les spores éjectées et en attente d’infection sont représentées par une zone blanche. Cette zone augmente avec l’arrivée des nouvelles spores et baisse quand les spores meurent lorsqu’elles ont réussi l’infection. La ligne rouge qui monte témoigne des spores qui ont réussi l’infection.
Selon les endroits, les spores éjectées le 29 avril n’ont pas eu l’occasion de faire des dégâts. La période sèche de dimanche en a tué la majorité. Par contre, les spores éjectées en fin de journée dimanche et lundi ont connu des conditions très favorables à la maladie jusqu’à mardi matin. Ce sont ces spores qu’il faut craindre le plus. Comme la réserve de spores n’est pas infinie, la pluie de mardi n’a pas vraiment provoqué d’éjection additionnelle. Cependant, la pluie de la nuit de mardi à mercredi a facilité l’infection de toutes les spores encore vivantes sur les feuilles.

Dans la mesure où votre stratégie de traitement permettait de tuer les spores éjectées dimanche et lundi, l’infection ne devrait pas être problématique. Selon l’heure d’intervention, un traitement réalisé en postinfection aujourd’hui pourrait encore « effacer » une bonne partie de cette grosse infection, mais son effet sera moindre sur les spores éjectées dimanche. Ne tardez pas à intervenir. Les traitements tardifs sont souvent assez efficaces, mais cette stratégie n’est pas « durable ». La tavelure partiellement « échappée » pourrait vous hanter cet été, ou accélérer la résistance à long terme.

Image Agri-Réseau

La fiche 48 Caractéristiques des produits utilisés pour réprimer les maladies en pomiculture au Québec du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) a été mise à jour récemment. Un nouveau tableau résumant les caractéristiques agronomiques principales des fongicides testés pour lutter contre la tavelure du pommier a été ajouté à la fiche. Ce tableau intègre les nouvelles restrictions quant à l’utilisation des fongicides et les données d’une étude publiée par l’IRDA sur les doses équivalentes efficaces. Aussi, la durée d’efficacité en postinfection est calculée en degrés-heures (DH) depuis le début de la pluie.
TÉTRANYQUE ROUGE 
(S. Gervais)
Situation actuelle

Plusieurs pomiculteurs ont profité de la chaleur de vendredi dernier pour faire leur intervention avec l’huile contre le tétranyque rouge. D’autres prévoient de la faire lors du retour de la chaleur prévue dans les prochains jours, si une fenêtre d’application s’annonce.

Les œufs de tétranyque rouge seraient éclos dans plusieurs secteurs de la Montérégie selon les prévisions CIPRA, mais aucun collaborateur n’a observé d’éclosion. L’éclosion des œufs de tétranyque rouge est prévue en fin de semaine pour le secteur de l’Estrie et des Laurentides (voir la section Observations et prévisions du Réseau-pommier ci-dessous pour plus de détails).

Dépistage

Pour déterminer le besoin d’appliquer ou non de l’huile par le comptage des œufs d’hiver de tétranyque rouge sur les lambourdes, la méthode de dépistage est décrite dans la fiche 92 du Guide de PFI.

Traitement : application de l’huile
Voici quelques précautions à prendre si des conditions favorables à l’application d’huile sont présentes :

  • Température chaude (idéalement 18 °C ou plus);
  • Vents faibles (<10 km/h) et application soignée de façon à bien couvrir les bourgeons;
  • Attention aux risques de gel dans les 2-3 jours suivant l’application;
  • Attention à la phytotoxicité : ne pas appliquer de fongicide à base de captane, de soufre ou de folpet de 8 à 10 jours avant ou après le traitement à l’huile.
Si l’éclosion arrive avant les bonnes conditions d’application? L’huile est encore très efficace si elle est appliquée dans de bonnes conditions sur les premiers stades mobiles du tétranyque plutôt que sur les œufs.
  • Pour éviter toute phytotoxicité sur les pommiers, utilisez la moitié de la dose d’huile au stade « prébouton rose » (max. 30 l/ha) et le quart de la dose au « bouton rose » (15-20 l/ha).

PUNAISE TERNE

(S. Gervais)
Situation actuelle
L’activité et les captures de la punaise terne sont très faibles pour l’ensemble des régions. Il est fort à parier que le temps chaud et ensoleillé prévu pour être de retour dans quelques jours favorisera sa présence et son activité dans les vergers.
Dépistage
Pour évaluer le risque posé par ce ravageur, il faut tenir compte non seulement des captures sur les pièges, mais aussi de l’activité observée sur les bourgeons, de l’historique de la parcelle, des variétés présentes, des conditions climatiques et du type de mise en marché (voir la fiche 65 du Guide de PFI pour les seuils d’intervention).

Intervention

Le moment de l’intervention est important et doit coïncider avec les conditions favorables à l’activité de la punaise (peu ou pas de vent, température au-dessus de 15 °C et pas de pluie). L’intervention doit également coïncider avec le stade de développement du pommier sur lequel les dommages d’alimentation de l’insecte marqueront les fruits, soit vers le « prébouton rose »; stade qui est atteint pour plusieurs secteurs de la Montérégie et qui le sera bientôt pour les Laurentides et l’Estrie.

RAVAGEURS SECONDAIRES
(S. Gervais)

Dans les vergers pilotes, les captures de la noctuelle du fruit vert diminuent et l’on s’approche de la fin des captures. Quelques chenilles de noctuelle du fruit vert ont été observées sur les bourgeons et pousses par quelques collaborateurs du Réseau. Cet insecte nécessite rarement des interventions. Pour plus d’information, consultez la fiche 82 du Guide de PFI. Quelques chenilles printanières ont été également aperçues en Estrie et dans la région de la Chaudière-Appalaches.  Les captures pour la tordeuse à bandes rouges et la mineuse marbrée sont toujours très faibles en Montérégie-Ouest et Montérégie-Est.

Des dommages par l’orcheste du pommier sont toujours observés cette semaine sur bourgeons et feuilles en Montérégie-Ouest dans un verger biologique. C’est un charançon plus présent et actif sous régie biologique. Des traitements ont été appliqués. Pour plus d’informations, consultez la fiche 88 du Guide de PFI.

FLASH RAVAGEURS ET PRÉDATEURS
(S. Gervais)

La présence faible de thrips sur bourgeons est observée en Montérégie dans quelques vergers, ainsi que la présence de taupins et de quelques pucerons. Le début des captures de la tordeuse à bande oblique a été noté en Montérégie-Est. Pour les tordeuses, le dépistage des bourgeons floraux commence généralement vers le stade « bouton rose » qui sera atteint au début de la semaine prochaine pour certains secteurs en Montérégie.

Certains collaborateurs ont commencé l’installation des pièges à hoplocampe du pommier. Les premières captures sont attendues pour le milieu et la fin de la semaine prochaine pour la Montérégie.

Tranquillement, pendant que les ravageurs apparaissent, les prédateurs tels que les phytoséides, les coccinelles et les araignées commencent eux aussi à être observés en Montérégie.

RUCHES, POLLINISATEURS et POLLINISATION
(S. Gervais)
Des abeilles sauvages ont été aperçues en Montérégie-Est. Les premières fleurs du cv. ‘McIntosh’ pourraient ouvrir dès le 16 mai en Montérégie, selon les prévisions CIPRA. La liste des apiculteurs qui offrent leurs services pour la pollinisation est disponible ici. Pour des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, arbres pollinisateurs, protection des abeilles, etc.), consultez la fiche 42 et la fiche 95 du Guide de PFI.
OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 25 AVRIL
(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

La pluie prévue aujourd’hui et au cours des prochains jours va provoquer une éjection de spores et des conditions d’infection très favorables à la tavelure du pommier. Les traitements réalisés hier en protection pourront certainement tuer les spores éjectées aujourd’hui, mais la croissance entre le moment de votre traitement et l’arrivée de nouvelles spores va déterminer une bonne partie de votre succès à réprimer la tavelure. Le plus grand risque d’échec de vos traitement provient de la croissance du feuillage et non du lessivage des produits par la pluie.

Chaque nouvelle feuille qui émerge après le traitement est une cible non protégée. Dans les vergers “propres” (exempts de tavelure l’an passé), le risque que cette cible soit touchée est plus faible. Dans les vergers avec un historique de tavelure, le nombre de spores augmente la probabilité qu’elles atteignent les nouvelles feuilles.

RIMpro peut vous aider à estimer la proportion de spores éjectées avant ou après votre seuil de tolérance que la croissance entraine un trop grand risque. Si les éjections ont surtout lieu dimanche ou lundi et que ces spores bénéficient d’un temps d’infection suffisant sur du feuillage à découvert, un traitement pendant ou après la pluie serait nécessaire.

Le graphique en annexe montre des éjections importantes samedi et dimanche (jaune), mais les spores en attente d’infection (zone blanche) diminuent pendant les périodes sèches. L’infection (ligne rouge) reste donc minimale. La pluie en continu prévue lundi provoque une autre éjection, mais des conditions d’infection beaucoup plus favorables. Cette infection est visible avec la montée spectaculaire de la ligne rouge.

Les prévisions de RIMpro sont disponibles ici. Choisissez “tavelure” dans le menu déroulant et cliquez sur la station directement sur la carte pour y accéder.

 

DÉVELOPPEMENT DES POMMIERS 

(S. Gervais)

En date du 25 avril, les derniers stades observés (cultivar ‘McIntosh’) dans les différentes régions pomicoles sont les suivants :

Le débourrement avancé a été atteint entre le 21-24 avril pour plusieurs endroits en Montérégie. Certains cultivars comme ‘Jersey Mac’ et ‘Gala’ ont ou vont atteindre prochainement le pré-bouton rose dans certains sites en Montérégie. Dans les Laurentides, le débourrement a été atteint pour l’ensemble des sites la fin de semaine dernière et le débourrement avancé est prévu pour le début de la semaine prochaine. Pour la région de Québec, le débourrement semble prévu selon les normales, la semaine prochaine ou possiblement vers la fin de la semaine selon les collaborateurs de la région.

Selon les prévisions des prochains jours, le stade « prébouton rose » est prévu pour la fin de semaine dans les régions les plus hâtives. Consultez le tableau sommaire (au bas de ce communiqué) pour de l’information par région. Vous pouvez suivre le développement des pommiers en direct pour Compton, Franklin, Frelighsburg et Saint-Bruno-de-Montarville.

 

TAVELURE

(V. Philion)

La fiche 48 Caractéristiques des produits utilisés pour réprimer les maladies en pomiculture au Québec du Guide de PFI a été mise à jour récemment. Un nouveau tableau résumant les caractéristiques agronomiques principales des fongicides préconisés pour lutter contre la tavelure du pommier a été ajouté à la fiche. Ce tableau intègre les nouvelles restrictions quant à l’utilisation des fongicides et les données d’une étude publiée par l’IRDA sur les doses équivalentes efficaces et la durée d’efficacité en post infection est calculée en degrés-heures (DH) depuis le début de la pluie.

 

MÉLANGE EN RÉSERVOIR
(S. Gervais)

Des changements réglementaires sont en cours sur les applications de pesticides en mélange. Pour plus d’informations sur les changements réglementaires, consultez le bulletin général No 1. Plusieurs étiquettes de pesticides utilisés en pomiculture ont déjà été modifiées pour répondre à cette directive. Voir le site Web de SAgE pesticides pour accéder aux nouvelles étiquettes.

 

TÉTRANYQUE ROUGE ET COCHENILLES

(S. Gervais)

Situation actuelle
La présence d’œufs de tétranyque rouge et de cochenilles est variable d’un verger à l’autre. Peu de mortalité des œufs de tétranyque rouge a été rapporté par un collaborateur dans la région des Laurentides. Le seuil d’intervention pour les applications d’huile est généralement atteint dans certaines parcelles, excepté quelques vergers dans la région de Québec où la présence des œufs de tétranyque rouge est très abondante. Des traitements d’huile ont été recommandés par plusieurs collaborateurs dans les vergers avec des historiques de dommage de cochenilles et pour les œufs de tétranyque rouge. Certains vergers ont profité de la chaleur du vendredi et samedi pour faire leur intervention avec l’huile.

Selon les prévisions CIPRA, l’éclosion des œufs de tétranyque rouge est prévue la semaine prochaine pour tout le secteur de la Montérégie (Voir la section Observations et prévisions du réseau pommier pour plus détails).

 

Dépistage
Pour déterminer le besoin d’appliquer ou non de l’huile par le comptage des œufs d’hiver de tétranyque rouge sur les lambourdes, la méthode de dépistage est décrite dans la fiche 92 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Traitement : application de l’huile
Voici quelques précautions à prendre si des conditions favorables à l’application d’huile sont présentes :

  • Température chaude (idéalement 18 °C ou plus);
  • Vents faibles (<10 km/h) et application soignée de façon à bien couvrir les bourgeons;
  • Attention aux risques de gel dans les 2-3 jours suivant l’application;
  • Attention à la phytotoxicité : ne pas appliquer de fongicide à base de captane, soufre et folpet de 8 à 10 jours avant ou après le traitement à l’huile.

 

PUNAISE TERNE

(S. Gervais)

Situation actuelle
Les journées chaudes de vendredi et samedi dernier ont favorisé l’activité de la punaise terne en Montérégie, Laurentides et l’Estrie. Quelques captures et quelques dommages d’exsudat ont été observés sans atteindre de seuil d’intervention. Il faudra le retour de températures plus chaudes afin qu’elle reprenne son activité.

Dépistage
Pour évaluer le risque posé par ce ravageur, il faut tenir compte non seulement des captures sur les pièges, mais aussi de l’activité observée sur les bourgeons, de l’historique de la parcelle, des variétés présentes, des conditions climatiques et du type de mise en marché (voir la fiche 65 du Guide de PFI pour les seuils d’intervention).

Intervention
Le moment de l’intervention est important et doit coïncider avec les conditions favorables à l’activité de la punaise (peu ou pas de vent, température au-dessus de 15 °C et pas de pluie) et également avec un stade de développement du pommier dont les dommages restent sur les fruits, ce qui se produit le plus souvent vers le « prébouton rose ».

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER EN DATE DU 25 AVRIL

(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

UN ÉNORME MERCI À GÉRALD CHOUINARD ET BIENVENUE À STÉPHANIE GERVAIS
(E. Barriault et K. Bergeron)

Avez-vous remarqué que la signature des avertissements a changé depuis le début de la saison 2023? En effet, Gérald Chouinard, agronome et chercheur, qui occupait le poste d’avertisseur pour le sous-réseau pommier depuis 30 ans a tiré sa révérence! Nous le remercions pour sa rigueur, son esprit visionnaire et rassembleur. Il laisse derrière lui un réseau solide et bien établi. Nous souhaitons la bienvenue à Stéphanie Gervais, agronome, qui cumule plusieurs années d’expérience comme conseillère en verger. Grâce à son expérience, l’héritage laissé par Gérald, et avec l’appui de Vincent Philion et Francine Pelletier, l’avenir du RAP pomme est entre bonnes mains. L’équipe du RAP remercie chaleureusement Gérald pour sa contribution au fil des ans et est enthousiaste de poursuivre le travail avec Stéphanie!

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Cliquez ici pour les messages des conseillers du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), les dernières prévisions et les observations en temps réel dans les vergers pilotes du Réseau-pommier.

 

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Dans la plupart des vergers du sud du Québec, le risque de tavelure de la période de pluie du 23 au 27 avril est en lien avec les ascospores éjectées dimanche le 23. Une fois ces spores tuées, doit-on s’inquiéter? Cette réponse est unique à chaque verger, mais le risque de tavelure à venir est faible. L’image en annexe montre l’intensité de l’éjection et de l’infection pour les prochains jours. Le risque cumulé augmente très peu puisque la maturation des spores, l’éjection et l’infection sont ralenties. Comme la croissance sera aussi ralentie et que le cumul de pluie sera faible, un traitement en protection aujourd’hui pourrait suffire pour couvrir tout le risque à venir. Si vous avez opté pour un traitement de bicarbonate (avec soufre ou pas), l’effet en protection est marginal et il est préférable d’attendre la pluie pour juger de la pertinence d’intervenir à nouveau. L’absence de vent jusqu’à mercredi facilite toutes les stratégies envisagées.

 

L’éjection des ascospores de la tavelure s’arrête presque complètement la nuit et par temps froid. Dans plusieurs secteurs, la température demain ne permettra pas l’éjection des spores. Le risque pour l’infection en cours est donc en lien avec des spores déjà éjectées. Si vous avez tué ces spores par un traitement bien positionné, il est inutile de les traiter une seconde fois. Un prochain traitement n’est nécessaire que si d’autres spores sont éjectées. Si vous n’avez pas appliqué de traitement fongicide à date, il est toujours temps de tuer l’infection. Un traitement de bicarbonate (préférablement en mélange avec du soufre) appliqué d’ici à demain soir pourra tuer toutes les spores en cours d’infection. Le lessivage de ce traitement n’a aucune importance puisque les spores visées seront tuées.