Avertissements

Résumé

  • Sécheresse et températures très chaudes pour tout le Québec.
  • Observation de stress hydrique en Montérégie.
  • Croissance du calibre ralentie.
  • Récolte en cours des cultivars hâtifs.
  • La récolte de ‘McIntosh’ prévue bientôt.

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

La sécheresse et les températures très chaudes ont ralenti la croissance du calibre des pommes et on observe des arbres flétris dans des parcelles non irriguées en Montérégie.

 

Surveillez les signes de stress hydrique : feuilles enroulées, pâles ou jaunâtres, flétries ou brûlées

Source : Vicky Filion (Conseillère en pomiculture Montérégie-Ouest)

 

Des averses et des cellules orageuses sont annoncées, mais il ne semble pas y avoir de grandes quantités de précipitations à venir.

Le stress hydrique peut avoir plusieurs conséquences dont diminuer la croissance du calibre des fruits et favoriser le développement de la tache amère en limitant l’absorption du calcium.

Pour en savoir davantage sur l’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI). Si vous ne possédez pas de système d’irrigation, l’eau peut être apportée au verger à l’aide de réservoirs, mais il ne faut pas oublier que le prélèvement de l’eau est soumis à une réglementation qui est expliquée dans la fiche Irrigation ci-haut.

Calibre moyen
Montérégie : 43-73 mm (cultivar ‘McIntosh’) variable selon l’impact de la sécheresse
Laurentides : 63,4 mm (cultivar ‘McIntosh’)
Québec, Chaudière-Appalaches et Mauricie : 55 à 62 mm (cultivar ‘McIntosh’).

 

 

RÉCOLTE ET STRATÉGIES D’INTERVENTION MINIMALISTES EN FIN DE SAISON
(S. Gervais)

La récolte des cultivars hâtifs est déjà commencée. Le gros de la récolte arrive bientôt. Selon l’estimation des dates de la récolte (CIPRA), la date prévue pour le cultivar ‘McIntosh’ se situe alentour du 13 septembre. Consultez le document Dates estimées pour les récoltes 2025 disponible sur Agri-Réseau.

Dans ce document, on retrouve :

  • L’estimation des dates de récolte pour plusieurs cultivars et régions;
  • Des conseils sur l’utilisation du RETAIN;
  • Le lien pour la charte de coloration pour différentes variétés de pommes dont : ‘Cortland’, ‘Empire’, ‘Honeycrisp’, ‘McIntosh’ et ‘Spartan’;
  • Le lien pour le document Évaluer la maturité des pommes – Test de l’amidon.

Certains ravageurs principaux sont toujours bien présents dans les vergers (mouche de la pomme, carpocapse de la pomme, tordeuses, acariens, tavelure secondaire). À quelques semaines de la récolte, les interventions doivent être limitées à protéger le fruit.

Il faut, en premier lieu, évaluer la pertinence et l’efficacité des traitements. Certains traitements peuvent être remis à l’année prochaine lors d’une période plus propice pour contrôler le ravageur et certains seuils de traitements peuvent être rehaussés en fin de saison pour certains ravageurs. Si le traitement est nécessaire, privilégier des produits qui sont moins toxiques pour les prédateurs et les parasitoïdes. Voir la section Toxicité pour les espèces utiles de l’affiche PFI 2025 (tableau à droite).

Il est obligatoire de vérifier et de respecter les délais avant la récolte, afin de ne pas laisser de résidus sur les fruits. Il faut aussi se donner une marge de manœuvre, car la maturation des fruits et la date de récolte peuvent être devancées selon les conditions météorologiques. Voir l’affiche PFI 2025 pour faire les choix qui seront adaptés à votre planification de récolte. Étant donné que l’affiche PFI est rédigée au début de l’année, vérifiez en tout temps l’étiquette du pesticide. En cas de changement, c’est celle-ci qui prévaut.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Résumé

  • Précipitations hebdomadaires sur les normales pour la majorité des régions sauf Montérégie-Ouest.
  • Vers la fin de la croissance annuelle en Montérégie.
  • Traitements en cours surtout contre le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme et, dans une moindre mesure, contre le scarabée japonais et les acariens.
  • Début des observations de dommages sur les fruits par la mouche de la pomme et la punaise pentatomide.

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

Au cours de la dernière semaine, les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches ont reçu beaucoup de précipitations, mais concentrées en une seule journée. Les autres régions se retrouvent dans les normales de précipitations hebdomadaires, sauf la Montérégie-Ouest qui est inférieure à la normale. Pour en savoir davantage sur l’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Calibre moyen
Montérégie : 46-55 mm (Cultivar McIntosh)
Laurentides : 53 mm (Cultivar McIntosh)
Estrie : 45 mm
Québec, Chaudière-Appalaches et Mauricie : 42 à 49 mm (Cultivar McIntosh)
Gaspésie : 55-60 mm (Cultivar Rouville)

 


Bourgeon terminal sur pousse de l’année
Source : IRDA

VERS LA FIN DE LA CROISSANCE ANNUELLE
(V. Philion et S. Gervais)

Dans les vergers en équilibre, la croissance annuelle est quasi terminée dans la plupart des vergers du sud du Québec. Dans les vergers très poussants, la croissance végétative qui perdure a plusieurs effets négatifs sur la récolte, notamment sur la fermeté des fruits, le point amer et d’autres désordres physiologiques. La fin de la croissance et la formation du bourgeon terminal a aussi un impact majeur pour plusieurs maladies et ravageurs du pommier.

Puceron
Les pucerons, dont le puceron vert, se nourrissent de la sève des jeunes feuilles et des pousses en croissance. Lorsque le bourgeon terminal se forme, les tissus deviennent plus durs et moins intéressants pour les pucerons, ce qui entraîne, avec la prédation, une réduction naturelle de leur présence.

Feu bactérien
En été, les risques de propagation du feu bactérien prennent fin avec la fin de la croissance. Alors qu’un orage en juin peut causer une épidémie de brûlure bactérienne, un ouragan après l’arrivée du bourgeon terminal ne permet pas à la maladie de se propager. À cette période de l’année, il est préférable d’attendre après la récolte pour terminer les travaux de nettoyage du verger en vue des risques de l’an prochain.

Tavelure du pommier
La fin de la croissance, la température élevée et les critères d’infection plus stricts des fruits contribuent à diminuer fortement les risques de tavelure en été. Dans les vergers exempts de tavelure après les infections primaires, les traitements contre cette maladie en été ne sont jamais nécessaires. Dans les vergers où on trouve un peu de tache mais où la situation est stable, les traitements ne sont plus utiles. Par contre, à l’approche de la récolte, la résistance naturelle des arbres diminue et on voit à l’occasion une progression de la tavelure, notamment sur la face inférieure des feuilles. Dans ces cas, la protection des fruits peut être utile pour éviter la tavelure d’entrepôt (pin-point en anglais). Mais autrement, les traitements sont inutiles.

Blanc du pommier
Les pousses à l’origine des infections de l’année ont cessé de produire des spores depuis plusieurs semaines. La propagation du blanc observée dans les vergers actuellement est essentiellement liée à une perte de contrôle. Pour être utiles et rentables, les interventions contre le blanc doivent être faites en début de saison. En plein été, les traitements fongicides contre cette maladie reviennent à une guerre perdue d’avance. Dans la plupart des cas, le retour sur le coût des traitements est absent et les bourgeons qui produiront les spores de l’année prochaine sont déjà infectés.

Suie-moucheture
L’indice de risque cumulé à ce jour est relativement faible par rapport à d’autres années dans les vergers où cette maladie est un problème. Notre expérience tend à démontrer que les risques à venir ne pèsent pas lourd dans la balance. Dans les vergers avec un historique de la maladie et où des traitements ont été appliqués en juin, il n’est plus nécessaire d’intervenir.

Diplocarpon (Marssonina)
Dans les rares vergers où la maladie fongique Marssonina est implantée, une couverture minimale est encore requise, puisque le bourgeon terminal ne freine pas sa progression. Cette maladie est « facile » à réprimer, mais peut défolier les arbres en absence complète de traitement.

RAVAGEURS DU MOMENT
(S. Gervais)

La majorité des traitements insecticides en cours dans la plupart des vergers au Québec visent le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme. Leurs captures sont variables entre les vergers. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

Les premiers dommages causés par la mouche de la pomme sont rapportés.

L’introduction de l’œuf dans la pomme provoque l’apparition d’un petit point rougeâtre sur la pelure, parfois accompagné d’un dépôt blanc. Les piqûres de ponte sont de la grosseur d’une aiguille et peuvent parfois passer inaperçues au début.
Source : IRDA

Dans une moindre mesure, les scarabées japonais font aussi l’objet de traitements. Ce sont des ravageurs mineurs en PFI et leurs attaques sont souvent localisées dans certaines parcelles ou variétés. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Les observations du tétranyque rouge et du tétranyque à deux points sont elles aussi variables entre les vergers et font l’objet de quelques traitements. Consultez la fiche Stratégie globale de lutte contre les acariens du guide de PFI pour les traitements en période estivale. Les seuils d’intervention pour les tétranyques présents dans la fiche 65 du Guide de PFI peuvent être réhaussés en présence de prédateurs. Consultez la fiche Description et efficacité des prédateurs d’acariens pour plus d’information sur les prédateurs présents dans les vergers.

Quelques collaborateurs rapportent l’observation de larves de tordeuse à bandes obliques et de fruits endommagés. Pour la génération estivale, la meilleure stratégie d’intervention est la méthode de lutte par la taille d’été et l’éclaircissage manuel. Dès la fin de croissance des pousses, la taille d’été peut augmenter la qualité des fruits et réduire la croissance des pommiers trop vigoureux. Il faut éviter les tailles sévères chez les pommiers qui manquent déjà de vigueur. La taille des gourmands et l’éclaircissage des fruits pourront aider à lutter contre les chenilles, car celles-ci adorent s’alimenter parmi les paquets de pommes collés. Pour plus d’information sur l’éclaircissage manuel, voir la fiche sur Contrôle de la charge (éclaircissage chimique, mécanique et manuel) du Guide de PFI.

Les premiers dégâts localisés de la punaise pentatomide visibles sur les fruits sont rapportés par quelques collaborateurs. Les dommages sur les fruits peuvent être facilement confondus avec les dommages causés par la grêle et la mouche de la pomme. La punaise pentatomide est un ravageur mineur au Québec et certaines espèces sont plutôt prédatrices d’autres insectes et méritent qu’on les laisse travailler. Une bonne gestion des mauvaises herbes à feuilles larges sur le rang (spécialement les légumineuses) évitera les dégâts sur les fruits, dans la majorité des cas. Aucun pesticide n’est homologué contre les punaises pentatomides au Canada. Pour plus d’information sur l’identification du dommage, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

 

Dommage sur le fruit causé par la punaise pentatomide
Source : IRDA

 

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Résumé

  • Arrivée du scarabée japonais.
  • Bonnes précipitations sauf en Montérégie-Ouest et quelques secteurs de Montérégie-Est.
  • Carpocapse de la pomme : traitements en cours pour tout le Québec et poursuite des observations de dommages.
  • Mouche de la pomme : les captures s’étendent jusqu’en Gaspésie et début des traitements avec le GF-120.
  • Acariens : hausse localisée des populations de tétranyque rouge et quelques seuils d’intervention sont atteints.

 

SITUATION GÉNÉRALE

(S. Gervais)

Tout le monde est arrivé dans les vergers du sud. Le petit dernier, le scarabée japonais, s’est pointé le bout du nez vers le milieu de la semaine dernière.

Étant donné que la période critique pour la tavelure est terminée, et que la majorité des interventions de base ont été effectuées en période préflorale et postflorale, la fréquence des avertissements sera réduite au cours des prochaines semaines.

Au cours de la dernière semaine, certaines régions telles que Chaudière-Appalaches, l’Estrie et les Laurentides ont reçu beaucoup de précipitations, tandis que la région de la Montérégie-Ouest est en dessous de la normale et certains secteurs de Montérégie-Est sont pile sur la normale. Pour en savoir davantage sur l’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Quelques secteurs pomicoles dans la région de Chaudière-Appalaches et Granby (3 juillet) ont reçu de la grêle vers la fin de la semaine dernière, mais aucun dommage dans les vergers n’est rapporté. En cas d’orage violent avec grêle, consulter Grêle, canicule et autres calamités amères en été.

Les traitements présentement en cours visent majoritairement le carpocapse de la pomme, la tavelure et les maladies secondaires dans plusieurs vergers au Québec. Les traitements visant la mouche de la pomme avec le GF-120 ont débuté dans plusieurs régions du Québec de la Montérégie-Ouest à la Gaspésie et quelques traitements conventionnels localisés ont été réalisés en Montérégie.

Calibre moyen pour plusieurs variétés :
Montérégie : 38-45 mm
Estrie : 40 mm
Québec, Chaudière-Appalaches et Mauricie : 34 à 38 mm
Gaspésie : 37 mm

 

Mésange nous accompagnant pendant le relevé des pièges à Saint-Bruno

Source : IRDA

 

LE CARPOCAPSE DE LA POMME ET LA MOUCHE DE LA POMME
(S. Gervais)

Les captures du carpocapse de la pomme sont soit à la hausse ou à la baisse selon les secteurs. Les premiers dommages sur les fruits sont observés en Estrie. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

La majorité des régions a capturé leurs premières mouches de la pomme sauf Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent. Toutefois, ce ne sont pas encore tous les vergers de la Montérégie qui ont capturé leurs premières mouches. Pour plus d’information sur le dépistage et le seuil d’intervention, consultez la fiche 65 du Guide de PFI et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.
 

SCARABÉES
(S. Gervais)

Les premiers scarabées japonais ont été observés vers le milieu de la semaine dernière dans les vergers dans le sud du Québec. Il n’y a pas encore d’attroupement; ils sont généralement seuls et ont commencé à grignoter le feuillage. Quelques individus du scarabée du rosier sont observés en Montérégie-Ouest. Ce sont des ravageurs mineurs en PFI et leurs attaques sont souvent localisées dans certaines parcelles ou variétés. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Scarabée japonais le 7 juillet 2025 à Saint-Bruno

Source : IRDA

 

 

ACARIENS
(S. Gervais)

Des formes mobiles et des œufs du tétranyque rouge sont observés un peu partout au Québec. Bien que les observations soient variables, on note une augmentation de leur présence dans les vergers. Quelques seuils sont atteints dans le sud du Québec. Les prédateurs sont aussi bien présents et certains collaborateurs notent soit une augmentation de leur présence, soit une stabilisation des populations du ravageur par le contrôle des prédateurs. Les observations de formes mobiles et d’œufs de tétranyque à deux points sont faibles pour la majorité des régions et commencent à être observés dans la région de Québec. Ils ne sont pas encore observés au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Consultez la fiche Stratégie globale de lutte contre les acariens du guide de PFI pour les traitements en période estivale.

Les seuils d’intervention pour les tétranyques présents dans la fiche 65 du Guide de PFI peuvent être réhaussés en présence de prédateurs. Consultez la fiche Description et efficacité des prédateurs d’acariens pour plus d’informations sur les prédateurs présents dans les vergers.

Punaise réduve adulte à gauche et éclosion d’œufs de punaise réduve à droite au verger de Saint-Bruno le 7 juillet 2025

Source : IRDA

 

AUTRES OBSERVATIONS
(S. Gervais)

Les vols du papillon de la tordeuse à bandes obliques (TBO) sont en baisse et les populations de la tordeuse à bandes rouges sont en hausse pour les deux vergers pilotes en Montérégie.

Les colonies de pucerons sont variables entre les régions et la présence des prédateurs dans les colonies est observée avec un bon contrôle par ceux-ci. Les pucerons verts ont fait l’objet de quelques traitements dans de jeunes implantations au cours de la dernière semaine.

Les captures de papillons de la sésie du cornouiller se poursuivent en Montérégie et quelques captures de la sésie du pommier dans la région de Québec sont notées. Le secteur de la Gaspésie n’a pas eu encore de capture de sésies. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Les observations de la cicadelle de la pomme de terre sont mentionnées un peu partout dans le sud du Québec. C’est un ravageur qui nécessite des traitements, surtout dans les jeunes arbres et en pépinière, afin de limiter les dommages reliés à une perte de croissance et de vigueur de l’arbre. Il n’existe pas de seuil d’intervention économique pour cette cicadelle. En Montérégie-Ouest, la présence de la cicadelle blanche du pommier est mentionnée et fait l’objet de traitements localisés. Pour plus d’information sur le seuil d’intervention et les traitements possibles, consultez la fiche du guide de PFI en cliquant sur le nom de l’insecte.
Les dommages de la cécidomyie du pommier sont toujours observés un peu partout au Québec. Cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI dans les pommiers en implantation.

Un individu de saperde du pommier a été observé lors de l’éclaircissage manuel au Bas-Saint-Laurent.

Saperde du pommier

Source : MAPAQ (LEDP)

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Résumé

  • Éclaircissage manuel débuté.
  • Précipitations variables et sous les normales pour certaines régions.
  • Carpocapse de la pomme : traitements en cours pour tout le Québec et poursuite des observations de dommages.
  • Mouche de la pomme : les premières captures s’étendent à la Montérégie et aux Laurentides.

 

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

 

Les fruits tombent avec la chute de juin… et les activités d’éclaircissage manuel sont débutées. Attention au délai entre l’application de certains pesticides et l’éclaircissage manuel. Voici un tableau résumé pour les produits présents sur l’affiche de production fruitière intégrée 2025 dont le délai pour l’éclaircissage manuel dépasse le délai de réentrée habituel. Consultez toujours l’étiquette des produits utilisés.

Les précipitations ont été variables entre les différentes régions du Québec. Certaines régions ont reçu des précipitations au-dessus de la normale et d’autres en dessous, comme l’Estrie et certains secteurs de la Montérégie. Pour en savoir davantage sur l’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI). Les orages qui ont eu lieu dans les différentes régions au cours de la dernière semaine n’ont pas occasionné de dommages dans les vergers. En cas d’orage violent avec grêle, consulter Grêle, canicule et autres calamités amères en été.

Les traitements présentement en cours visent surtout le carpocapse de la pomme, la tavelure et les maladies secondaires, dans plusieurs vergers au Québec.

Calibre moyen pour plusieurs variétés :

  • Montérégie : 32-40 mm
  • Estrie : 30 mm
  • Québec, Chaudière-Appalaches et Mauricie : 28-30 mm
  • Gaspésie : 20-25 mm

 

LES PRINCIPAUX RAVAGEURS DU MOMENT
(S. Gervais)

Les captures du carpocapse de la pomme sont toujours variables. Les premiers dommages sur les fruits sont observés pour toute la Montérégie et les Laurentides. L’éclosion des larves a été observée hier dans la région de Québec. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

Éclosion de l’oeuf du carpocapse de la pomme dans la région de Québec le 1er juillet 2025

Source : Marie-Eve Dion, agr.

Les premières captures de la mouche de la pomme ont eu lieu la semaine dernière pour la Montérégie et les Laurentides. Aucune capture n’est rapportée pour les autres régions. Pour plus d’information pour le dépistage et le seuil d’intervention, consultez la fiche 65 du Guide de PFI et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

Une approche à privilégier, autant en régie PFI qu’en régie biologique, est l’utilisation de l’attracticide GF-120. Cette méthode de lutte à moindre risque pour l’environnement et pour la santé donne de bons résultats avec peu de restrictions (délai de réentrée moindre, pas de restriction d’éclaircissage manuel). C’est aussi un outil intéressant pour limiter l’utilisation d’insecticides d’un même groupe au cours d’une saison et pour gérer le travail de vos employés en gardant des blocs ou parcelles à moindre risque pour leur santé.

Pour de plus amples informations sur la méthode de lutte GF-120 consultez :

 

Mouche de la pomme capturée sur une sphère rouge engluée

Source : IRDA

L’activité du charançon de la prune devrait se rapprocher de la fin selon le modèle prévisionnel CIPRA. Aucune autre journée n’est prévue selon le modèle pour les prochains jours. Quant au charançon de la pomme dans les régions plus au nord, il est toujours actif. Suivez le modèle du charançon de la prune sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité et de ponte de l’insecte et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

ACARIENS, SÉSIES, SCARABÉES ET PUCERONS
(S. Gervais)

Des formes mobiles et des œufs du tétranyque rouge sont observés un peu partout au Québec. Leur présence ne requiert pas d’intervention pour le moment. Un seul seuil d’intervention localisé a été atteint en Montérégie-Est. Les observations de formes mobiles et d’œufs de tétranyque à deux points sont faibles pour la majorité des régions et ne sont pas encore observés de la région de Québec jusqu’en Gaspésie.

Les captures des papillons de la sésie du cornouiller se poursuivent en Montérégie et possiblement dans la région de Québec (à confirmer). Si la capture se confirme, il ne resterait que le secteur de la Gaspésie qui n’a pas eu encore de capture, ce qui sonne la fin de la période d’installation des diffuseurs. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Les observations du scarabée du rosier en Montérégie-Ouest tendent à augmenter, mais n’ont pas requis de traitement jusqu’à maintenant. Le scarabée japonais devrait lui aussi être bientôt observé dans les vergers. Ce sont des ravageurs mineurs en PFI et leurs attaques sont souvent localisées dans certaines parcelles ou variétés. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Les observations du puceron rose sont variables, mais la présence de plusieurs prédateurs est mentionnée et ils contrôlent assez bien les colonies. Les ennemis naturels auraient également pris le dessus sur les colonies de pucerons dans la région des Laurentides, ce qui signifierait la fin des interventions dans cette région. Les colonies du puceron vert sont généralement faibles avec une bonne présence de prédateurs. Elles ont nécessité quelques interventions dans de jeunes plantations en Montérégie et dans les Laurentides. Les colonies de pucerons lanigères sont généralement faibles et stables, et présentes un peu partout en Montérégie. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI (à la toute fin de la fiche).

AUTRES OBSERVATIONS
(S. Gervais)

Les vols du papillon de la tordeuse à bandes obliques (TBO) sont en augmentation en Montérégie. La deuxième génération de la tordeuse à bandes rouges est débutée au verger pilote de Saint-Bruno.

Les observations de la cicadelle de la pomme de terre sont mentionnées un peu partout dans le sud du Québec. C’est un ravageur qui nécessite des traitements, surtout dans les jeunes arbres et en pépinière, afin de limiter les dommages reliés à une perte de croissance et de vigueur de l’arbre. Il n’existe pas de seuil d’intervention économique pour cette cicadelle. En Montérégie-Ouest, la présence de la cicadelle blanche du pommier est mentionnée, mais ne fait pas l’objet de traitements. C’est une cicadelle qui peut faire l’objet de traitement sous certaines régies, consultez la fiche du guide de PFI en cliquant sur le nom de l’insecte.

Les dommages de la cécidomyie du pommier sont toujours observés un peu partout au Québec. Cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI dans les pommiers en implantation.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Résumé

  • Chaleur accablante pour la Saint-Jean et bonnes précipitations pour la majorité des régions.
  • Carpocapse de la pomme : traitements en cours pour tout le Québec et premiers dommages sur fruit observés.
  • Mouche de la pomme : premières captures en Montérégie-Est.
  • Sésie du cornouiller : premières captures du papillon en Montérégie-Ouest.
  • Scarabée du rosier : premières observations en Montérégie.

 

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

C’était silencieux dans le verger de Saint-Bruno pour la Saint-Jean, avec une chaleur accablante record. Les oiseaux avaient cessé de chanter et de piailler, mais cette chaleur n’a pas empêché les premières captures vivantes de la mouche de la pomme.

Plusieurs régions ont reçu beaucoup de pluie au cours de la dernière semaine avec des précipitations cumulées de près de 100 mm pour la région de Québec. Grâce à cette pluie, certains vergers ont pu interrompre le système d’irrigation. De la pluie et des températures plus fraîches sont à venir. Pour en savoir davantage sur l’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI). En cas d’orage violent avec grêle, consulter Grêle, canicule et autres calamités amères en été.

Les traitements en cours présentement visent surtout le carpocapse de la pomme, dans plusieurs vergers au Québec. La pose des pièges pour la mouche de la pomme se poursuit dans le sud du Québec et débute ou est terminée dans les régions plus au nord.

Calibre moyen pour plusieurs variétés :

  • Montérégie : 28-35 mm
  • Estrie : 20 mm
  • Chaudière-Appalaches et Mauricie : 20-23 mm
  • Québec : 22 mm
  • Gaspésie et Bas-Saint-Laurent : 16-25 mm.

 

LES PRINCIPAUX RAVAGEURS DU MOMENT
(S. Gervais)

Les captures du carpocapse de la pomme sont toujours variables, mais avec des baisses notées à certains endroits dans les régions plus au sud. Les premiers dommages sur les fruits sont observés en Montérégie-Ouest. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

Dommage sur un fruit fraichement fait par le carpocapse de la pomme

Source : IRDA

Les premières captures de la mouche de la pomme ont eu lieu le 23 juin au verger pilote de Saint-Bruno. Pour plus d’information pour le dépistage et le seuil d’intervention, consultez la fiche 65 du Guide de PFI et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte. Une approche à privilégier, autant en régie PFI qu’en régie biologique, est l’utilisation de l’attracticide GF-120. Cette méthode de lutte à moindre risque, pour l’environnement et pour la santé, donne de bons résultats avec peu de restrictions (délai de réentrée moindre, pas de restriction d’éclaircissage manuel). C’est aussi un outil intéressant pour limiter l’utilisation des mêmes groupes de famille d’insecticide au cours d’une saison et pour gérer le travail de vos employés en gardant des blocs ou parcelles à moindre risque pour leur santé.

Pour de plus amples informations sur la méthode de lutte GF-120 consultez :

Mouche de la pomme adulte

Source : LEDP (MAPAQ)

L’activité du charançon de la prune s’est poursuivie la semaine dernière et se poursuivra au cours de la semaine, mais une baisse d’observation des dommages frais commence à être observée en Montérégie. Quant au charançon de la pomme dans les régions plus au nord, il est lui aussi toujours actif. Suivez le modèle du charançon de la prune sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité et de ponte de l’insecte et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

ACARIENS, SÉSIES, SCARABÉES ET PUCERONS
(S. Gervais)

Des formes mobiles et des œufs du tétranyque rouge sont observés un peu partout au Québec. La présence est faible partout au Québec. On rapporte également quelques observations des formes mobiles et œufs de tétranyque à deux points dans les régions plus au sud et le début des observations des adultes dans la région de Chaudière-Appalaches.

Les premiers papillons de la sésie du cornouiller ont été capturés en Montérégie-Ouest. Pour ceux qui utilisent la confusion sexuelle, l’installation des diffuseurs devrait être terminée pour cette région. Aucune capture pour les autres régions : donc la période d’installation des diffuseurs peut commencer ou se poursuivre, tant que le vol des adultes n’est pas commencé. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Sésie du cornouiller adulte

Source : IRDA

Premières observations du scarabée du rosier en Montérégie-Ouest. Le scarabée japonais devrait lui aussi être bientôt observé dans les vergers. Ce sont des ravageurs mineurs en PFI et leurs attaques sont souvent localisés dans certaines parcelles ou variétés. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Scarabée du rosier adulte

Source : IRDA

Les observations du puceron rose sont variables, mais plusieurs prédateurs sont mentionnés. Des interventions ont été nécessaires la semaine dernière pour la région des Laurentides. Pour les autres régions, la présence semble toujours faible avec parfois des augmentations sans seuil d’intervention atteint. Les colonies du puceron vert sont généralement faibles, mais ont nécessité des interventions dans de jeunes plantations dans la région des Laurentides. Les observations des pucerons lanigères se poursuivent en Montérégie, mais les colonies restent faibles. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI (à la toute fin de la fiche).

 

AUTRES OBSERVATIONS
(S. Gervais)

Les vols du papillon de la tordeuse à bandes obliques (TBO) sont en augmentation en Montérégie. Quelques larves sont toujours observées en Gaspésie.

Les observations de la cicadelle de la pomme de terre  se poursuivent en Montérégie. C’est un ravageur qui nécessite des traitements surtout dans les jeunes arbres et en pépinière, afin de limiter les dommages reliés à une perte de croissance et de vigueur de l’arbre. Il n’existe pas de seuil d’intervention économique pour cette cicadelle.

Les dommages de la cécidomyie du pommier sont toujours observés un peu partout au Québec. Cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI dans les pommiers en implantation.

En Montérégie-Ouest, la présence de larves de la mineuse du bourgeon du pommier et de la cicadelle blanche du pommier en régie biologique est stable.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Résumé

  • Peu de précipitations reçues et possibilité d’orage à venir.
  • Poursuite de l’activité du charançon de la prune.
  • Carpocapse de la pomme : traitements en cours pour le sud.
  • Tordeuse à bandes obliques : premières captures du papillon.
  • Cicadelle de la pomme de terre : premières observations en Montérégie-Ouest.
  • Acariens : présence mais toujours faible.

 

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

Très peu de pluie depuis deux semaines pour l’ensemble du Québec avec des précipitations inférieures à 10 mm dans la dernière semaine. Des orages sont peut-être à venir avec les températures chaudes et humides actuelles, mais ne seront pas suffisants pour bien irriguer le sol. Les besoins en eau des pommiers sont importants en ce moment pour la saison en cours (réduire le stress des arbres, calibre, etc.) et également pour la saison suivante, car l’induction florale est déjà débutée. Pour en savoir davantage sur l’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI). En cas d’orage violent avec grêle, consulter Grêle, canicule et autres calamités amères en été.

Ce sont surtout des traitements visant le charançon et le carpocapse de la pomme qui sont en cours présentement dans plusieurs vergers au Québec. Pour le sud du Québec, c’est le début de la pose des pièges pour la mouche de la pomme. La méthode de dépistage de ce ravageur, à l’aide de sphères rouges engluées, est décrite au tableau-synthèse Dépistage par pièges visuels de la fiche 65 Grilles de dépistage pour les verger .

Les interventions d’éclaircissage sont généralement terminées dans le sud du Québec et dans la région de Chaudière-Appalaches. Pour les régions plus au nord, voir l’avertissement N° 6 du 14 mai 2025 pour connaître les différents outils disponibles pour l’éclaircissage. Suivez votre conseiller régional du MAPAQ pour plus de détails dans les différentes régions.

Calibre moyen pour plusieurs variétés :

  • Montérégie : 21-33 mm
  • Estrie : 20 mm
  • Chaudière-Appalaches et Mauricie : 10 à 12 mm
  • Québec : 16-17 mm
  • Gaspésie et Bas-Saint-Laurent : 8 à 11 mm.

 

LES MALADIES SECONDAIRES PARFOIS PRIORITAIRES
(V. Philion)

Le blanc du pommier est bien installé dans les vergers où cette maladie est un problème récurrent et où les traitements de début de saison n’ont pas été adéquats. Débuter des traitements contre le blanc en juin ou juillet fait la fortune des vendeurs de pesticides mais ne changera rien à la situation. La meilleure stratégie est d’attendre l’an prochain pour intervenir.

Des observateurs rapportent la présence de Diplocarpon (Marssonina). Cette maladie en croissance peut provoquer une défoliation spectaculaire dans les parcelles avec un historique et où les traitements fongicides printaniers cessent trop tôt. Il est difficile d’arrêter un train en marche si des symptômes sont déjà présents. Comme pour le blanc, les dommages sur les fruits sont assez rares et les pertes économiques directes sont donc faibles. La défoliation en saison n’est jamais souhaitable, mais il est parfois préférable d’attendre l’an prochain pour reprendre le contrôle et éviter l’affaiblissement des arbres à plus long terme. Des traitements fongicides en cours d’été peuvent néanmoins ralentir la défoliation. La plupart des produits conventionnels homologués pour la tavelure sont efficaces contre cette maladie. En bio, le cuivre fonctionne mais pas le soufre ni le bicarbonate, utilisés seuls. La combinaison bicarbonate + soufre usuelle n’a pas été testée.

Taches de Diplocarpon (Marssonina) sur une feuille

Source : IRDA

 

LES PRINCIPAUX RAVAGEURS DU MOMENT
(S. Gervais)

L’activité du charançon de la prune s’est poursuivie la semaine dernière et se poursuivra ce soir et dans les prochains jours pour plusieurs régions. Quant au charançon de la pomme dans les régions plus au nord, il est lui aussi toujours actif. Suivez le modèle du charançon de la prune sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité et de ponte de l’insecte et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

Les captures du carpocapse de la pomme sont toujours variables, mais une hausse est tout de même observée par quelques collaborateurs. Aucun dommage sur les pommes n’est rapporté. Les premières captures sont également rapportées pour la région de la Gaspésie et un premier seuil d’intervention est atteint pour la région du Bas-Saint-Laurent. Les captures du petit carpocapse en Estrie sont toujours en forte augmentation. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

Les premiers vols du papillon de la tordeuse à bandes obliques (TBO) ont eu lieu au cours de la semaine dernière pour la Montérégie et les Laurentides. Les larves de TBO ont commencé à s’enrouler en Gaspésie, ce qui sonne la première cloche que les fenêtres d’intervention ne sont plus optimales.

Papillon tordeuse à bandes obliques

Source : LEDP (MAPAQ)

 

 

ACARIENS, SÉSIES ET PUCERONS
(S. Gervais)

Des formes mobiles et des œufs du tétranyque rouge sont observés un peu partout au Québec. La présence est faible partout au Québec. On rapporte également quelques observations du tétranyque à deux points, en Montérégie seulement et le début de la ponte pour ce dernier.

Des larves de la sésie du cornouiller sont toujours observées dans certains vergers en Montérégie-Ouest. Aucun adulte n’a été capturé. Pour ceux qui utilisent la confusion sexuelle contre la sésie, la période d’installation des diffuseurs peut commencer ou se poursuivre, tant que le vol des adultes n’est pas commencé. Les premiers vols devraient être imminents pour la région la plus au sud. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Augmentation des prédateurs du puceron rose dans la région des Laurentides et de Québec. Pour les autres régions, la présence semble toujours faible sans seuil d’intervention atteint. Une augmentation de ce dernier, parfois légère, a été rapportée par quelques collaborateurs. Les colonies du puceron vert sont en augmentation dans quelques secteurs dans le sud du Québec et un début des observations dans les pommiers en implantation. Les observations des pucerons lanigères se poursuivent en Montérégie-Ouest. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI (à la toute fin de la fiche).

Premières observations de la cicadelle de la pomme de terre en Montérégie. C’est un ravageur qui nécessite des traitements surtout dans les jeunes arbres et en pépinière, afin de limiter les dommages reliés à une perte de croissance et de vigueur de l’arbre. Il n’existe pas de seuil d’intervention économique pour cette cicadelle.

Larve de cicadelle de la pomme de terre

Source : LEDP (MAPAQ)

 

 

AUTRES OBSERVATIONS

(S. Gervais)

Dommages de la cécidomyie du pommier toujours observés un peu partout au Québec. Cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI dans les pommiers en implantation.

En Montérégie-Ouest, la présence de larves de la mineuse du bourgeon du pommier et de la cicadelle blanche du pommier en régie biologique est stable

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Résumé

  • Peu de précipitations reçues et prévues au cours de la prochaine semaine.
  • Éclaircissage : calibre moyen de 14 à 24 mm et outils disponibles.
  • Poursuite de l’activité du charançon de la prune.
  • Carpocapse de la pomme : grande variabilité des captures des papillons.
  • Acariens : présence mais très faible.

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

Dans l’ensemble du Québec, il y a eu très peu de pluie la semaine dernière et peu de précipitations sont à venir selon les prévisions météo. L’eau présente dans le sol ne pourrait peut-être pas subvenir complètement aux besoins du pommier et de la croissance des fruits. Les besoins en eau varient en fonction des porte-greffes, de la densité de plantation et d’autres facteurs comme la texture de sol, l’âge des arbres, le taux de matière organique et la variété. Pour en savoir davantage sur la planification d’un système d’irrigation, les outils d’aide à la décision et la réalisation d’un diagnostic du système d’irrigation, consultez la fiche Irrigation du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI). Ne pas oublier de consultez les règlementations provinciales et municipales s’appliquant à votre situation.

Les interventions d’éclaircissage sont toujours en cours dans le sud du Québec et les effets commencent à être observés en Montérégie. Voir l’avertissement N° 6 du 14 mai 2025 pour connaître les différents outils disponibles pour l’éclaircissage. Suivez votre conseiller régional du MAPAQ pour plus de détails dans les différentes régions.

Effet de l’éclaircissage : la petite pomme centrale continue de grossir et les fruits latéraux ont cessé de croître, leur pédoncule ont changé de couleur et ces fruits tomberont éventuellement, 9 juin 2025, Saint-Bruno

Source : IRDA

Calibre moyen pour plusieurs variétés :

  • Montérégie : 15 à 24 mm
  • Estrie : 6 à 12 mm
  • Laurentides : 14 à 20 mm
  • Chaudière-Appalaches : 7 à 8 mm
  • Québec : 6 à 7 mm.

Stades « pleine floraison » à fin de floraison pour les pommiers en Gaspésie. Les poiriers sont en fin de floraison et « début nouaison ». Pour la région du Bas-Saint-Laurent, les pommiers sont en fin de floraison et début « calice ». Voir l’avertissement N° 7 du 21 mai 2025 pour la stratégie postflorale contre l’hoplocampe des pommes, le charançon de la prune et la tordeuse à bandes obliques.

 

FEU BACTÉRIEN VISIBLE
(V. Philion)

Dans les vergers non protégés pendant l’éclosion des fleurs, des symptômes de feu bactérien sont apparus au cours des derniers jours. Un programme d’application de prohexadione-calcium (APOGEE, KUDOS) débuté rapidement pourrait fortement atténuer la propagation de la maladie, et donc la gravité des dommages en cours d’été.

 

LES PRINCIPAUX RAVAGEURS DU MOMENT
(S. Gervais)

L’activité du charançon de la prune s’est poursuivie la semaine dernière et davantage de dommages sont rapportés dans les vergers sous régie biologique dans les régions plus au sud. L’activité sous régie PFI semble faible pour ces régions. Les premiers dommages ont été observés pour la région des Laurentides et de Chaudière-Appalaches. Suivez le modèle de l’insecte sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité et de ponte de l’insecte et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

Il y a beaucoup de variabilité dans les captures du carpocapse de la pomme dans les régions du sud. Une hausse des captures est observée dans ces régions incluant la région de Chaudière-Appalaches, mais pas partout. Certains secteurs et vergers enregistrent leurs premières captures. Les premiers seuils d’intervention sont atteints pour l’Estrie, la Montérégie-Ouest et les Laurentides. La région de l’Estrie observe également une hausse importante des captures du petit carpocapse. Aucun dommage sur les pommes n’est rapporté pour ces régions. Les premières captures sont également rapportées pour la région de Québec et du Bas-Saint-Laurent. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

Bien qu’il était prévu dans la dernière semaine, le vol des premiers papillons de la tordeuse à bandes obliques (TBO) n’a pas encore été observé dans les régions plus au sud. Pour les régions plus au nord (Québec, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie), les chrysalides ne sont toujours pas observées. Des interventions sont toujours possibles si le seuil d’intervention est atteint pour ces régions. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

ACARIENS, SÉSIES ET PUCERONS
(S. Gervais)

Des formes mobiles et des œufs du tétranyque rouge sont observés un peu partout au Québec. La présence est faible partout sauf dans la région de Québec où des augmentations sont observées et le seuil d’intervention est atteint à quelques endroits. On rapporte également quelques observations du tétranyque à deux points, en Montérégie seulement.

Des larves de la sésie du cornouiller ont été observées dans certains vergers en Montérégie-Ouest. Aucun adulte n’a été capturé. Attention aux captures dans les pièges Multipher, la phéromone attire plusieurs espèces semblables à la sésie du cornouiller. En ce moment, dans les pièges du verger pilote à Saint-Bruno, on capture beaucoup de Synanthedon fulvipes. Pour ceux qui utilise la confusion sexuelle contre la sésie, la période d’installation des diffuseurs peut commencer ou se poursuivre, tant que le vol des adultes n’est pas commencé. Les premiers vols sont prévus la semaine prochaine pour la région la plus au sud. Pour plus d’information, cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus.

Les populations du puceron rose ont atteint le seuil d’intervention dans plusieurs vergers de la région des Laurentides et une augmentation des prédateurs dans les colonies a également été observée. Pour les autres régions, la présence semble toujours faible. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI (à la toute fin de la fiche).

Premières observations du puceron lanigère en Montérégie. C’est un ravageur secondaire en PFI et nécessite rarement des traitements. Les colonies sont souvent parasitées par la guêpe parasitoïde Aphelinus mali. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI. Cette section se retrouve à la toute fin de la fiche.

Pucerons lanigères sur une tige

Source : LEDP (MAPAQ)

 

 

AUTRES OBSERVATIONS
(S. Gervais)

Charançon de la pomme : observation dans les poiriers pour les régions du nord. La pression est parfois élevée dans la région de Chaudière-Appalaches et on note les premiers dommages de ponte en Gaspésie.

Première apparition des dommages de la cécidomyie du pommier dans la région des Laurentides et de Québec et augmentation des observations en Estrie. Cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI dans les pommiers en implantation.

Premières observations de la punaise de la molène dans la région de Chaudière-Appalaches. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI. Cette section se retrouve à la toute fin de la fiche.

Augmentation de dommages de la mineuse du bourgeon du pommier en Montérégie-Ouest, en régie biologique.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU SOUS-RÉSEAU POMMIER
(S. Gervais)

Pas d’observation et de prévisions cette semaine.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Dans les vergers non protégés pendant l’éclosion des fleurs, des symptômes de feu bactérien sont apparus au cours des derniers jours. Un programme d’application de Prohexadione-Ca (Apogee, Kudos) débuté rapidement pourrait fortement atténuer la propagation de la maladie et donc la gravité des dommages en cours d’été.

Résumé

  • Début à fin floraison pour les régions plus froides. 
  • Éclaircissage : calibre moyen de 6 à 15 mm et outils disponibles.
  • Maladies : transition vers les maladies d’été.
  • Début de l’activité du charançon de la prune.
  • Carpocapse de la pomme : le début des captures progresse dans le sud du Québec.
  • Acariens : présence mais très faible.

 

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

Malgré une température en dents de scie et des températures minimales un peu sous les normales, la croissance des pommiers a repris la semaine dernière. Certaines régions ont reçu des précipitations bien au-dessus des normales la fin de semaine dernière, mais la majorité des régions se retrouvent dans les normales ou en dessous. Les interventions d’éclaircissage sont toujours en cours pour les régions du sud du Québec. Les dommages sur les fruits causés par les insectes avant ou pendant la floraison, comme la punaise terne et les hoplocampes, sont visibles sur les petites pommettes dans les vergers des régions plus au sud.


Petites pommettes, 2 juin 2025, Saint-Bruno
Source : IRDA

Calibre moyen pour cv. ‘McIntosh’

  • Montérégie : 8 à 13 mm
  • Estrie : 5 mm
  • Laurentides : 6 à 9 mm

Les pommettes des variétés hâtives comme la ‘Paulared’ peuvent atteindre 15 mm dans les régions les plus chaudes.

Fin de la floraison (cv. ‘McIntosh’) pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Voir l’avertissement N° 7 du 21 mai 2025 pour la stratégie postflorale.

C’est le début de la floraison » pour les pommiers au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Les poiriers sont également au stade « floraison ». Voir l’avertissement N° 5 du 7 mai 2025 pour la protection des pollinisateurs et des espèces utiles et des conseils sur la pollinisation.

Éclaicissage : Voir l’avertissement N° 6 du 14 mai 2025 pour connaitre les différents outils disponibles pour l’éclaircissage. Suivez votre conseiller régional du MAPAQ pour plus de détails dans les différentes régions.

TRANSITION VERS LES MALADIES D’ÉTÉ
(V. Philion)

La pluie des derniers jours a engendré des infections primaires de tavelure assez importantes dans la plupart des régions pomicoles du Québec. Dans plusieurs vergers du sud, le potentiel des spores éjectables est à peu près épuisé et le risque résiduel d’infection est négligeable, notamment dans les vergers historiquement “propres”. Selon la localité, les infections primaires sont encore possibles pour une à deux semaines. Dans les régions plus froides (ex. : Québec), les infections primaires à venir sont encore à risque maximal. Consultez RIMpro pour votre localité. Adaptez votre stratégie au risque : une infection à 10 sur l’échelle de RIM n’a pas besoin d’autant d’attention qu’une infection à 1000.

Dans le sud du Québec, la recommandation usuelle à cette étape est de réduire la fréquence de traitement mais de maintenir une protection allégée jusqu’à la fin de l’apparition des taches issues des infections primaires. Cette recommandation est valable à moins que la suie-moucheture ou le Diplocarpon (Marssonina) ne soient problématiques dans votre verger. Dans ces cas, RIMpro peut vous aider à cibler les infections les plus à risque pour ces maladies. Dans toutes les régions limitrophes à Montréal jusqu’en Estrie, les taches de la plus grosse infection de la saison (17 mai) ont commencé à sortir et seront entièrement visibles d’ici le 10 juin. Les taches des infections plus récentes apparaitront graduellement mais seront moins nombreuses (RIM plus faible).

Feu bactérien : Aucun symptôme de brûlure sur fleur n’a été rapporté. Les symptômes sur les fleurs en éclosion du 13 au 15 mai devraient être visibles ou sur le point d’apparaitre. Une détection rapide des symptômes est importante pour minimiser les dégâts.

 

LES PRINCIPAUX RAVAGEURS DU MOMENT
(S. Gervais)

L’activité du charançon de la prune a débuté vers la fin de la semaine dernière et les premiers dommages sont rapportés par les collaborateurs. L’activité semble encore faible pour les régions plus au sud, même sous régie biologique, pour plusieurs vergers. Certaines soirées chaudes, incluant celle d’aujourd’hui sont prévues. Suivez le modèle de l’insecte sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité et de ponte de l’insecte et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

Les chrysalides de la tordeuse à bandes obliques (TBO) sont de plus en plus observées dans les régions plus au sud, incluant les Laurentides. La meilleure période d’intervention contre les larves est donc terminée pour ces régions. Le vol des premiers papillons est prévu cette semaine pour les secteurs plus chauds. Pour les régions plus au nord (Québec, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie), il y a présence de larves, mais l’activité semble faible. Des interventions sont toujours possibles si le seuil d’intervention est atteint pour ces régions. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI.

Le début des captures du carpocapse de la pomme s’étend à d’autres vergers dont le verger pilote de Saint-Bruno dans les régions plus au sud. Les premières captures sont également rapportées pour la région de Chaudière-Appalaches. Les premières pontes sont prévues cette semaine pour les secteurs plus chauds. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

Pour les régions plus au nord : les captures de l’hoplocampe du pommier sont élevées seulement dans la région de Chaudière-Appalaches. Aucun seuil d’atteint pour la région de Québec et aucune capture pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

 

ACARIENS, PUCERON ROSE ET PUNAISE DE LA MOLÈNE
(S. Gervais)

La présence des acariens est encore faible dans les vergers de la Montérégie. Des formes mobiles et des œufs du tétranyque rouge sont observés dans cette région et quelques observations du tétranyque à deux points sont rapportées.

Les populations de puceron rose ont atteint le seuil d’intervention dans quelques vergers de la région des Laurentides. Pour les autres régions, la présence semble toujours faible. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI. Cette section se retrouve à la toute fin de la fiche.

Quelques dommages sur les fruits causés par les larves de la punaise de la molène sont rapportés en Montérégie. Les dégâts les plus importants sont produits entre les stades « calice » et « nouaison » (10 mm), période qui s’achève bientôt pour les régions plus au sud. Après quoi, il est préférable de laisser les larves exercer leur action prédatrice. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI. Cette section se retrouve à la toute fin de la fiche.

 

Dommage sur fruit de punaise de la molène
Source : Olivier Aubry

 

 

AUTRES OBSERVATIONS
(S. Gervais)

Certaines observations sont rapportées, mais le ravageur ne se trouve pas nécessairement partout et elles sont parfois très spécifiques à la régie de culture ou à un verger en particulier.

 

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER
(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

La pluie des derniers jours a engendré des infections primaires de tavelure assez importantes dans la plupart des régions pomicoles du Québec. Dans plusieurs vergers au sud, le potentiel des spores éjectables est à peu près épuisé et le risque résiduel d’infection est négligeable, notamment dans les vergers historiquement « propres ». Selon les localités, les infections primaires sont encore possibles pour une à deux semaines. Dans les régions plus froides (ex: Québec), les infections primaires à venir sont encore à risque maximal. Consultez RIMpro pour votre localité. Adaptez votre stratégie au risque: Une infection à 10 sur l’échelle de RIM n’a pas besoin d’autant d’attention qu’une infection à 1000.

Dans le sud du Québec, la recommandation usuelle à cette étape est de réduire votre fréquence de traitement mais de maintenir une protection allégée  jusqu’à la fin de l’apparition des taches issues des infections primaires. Cette recommandation est valable à moins que la suie-moucheture ou diplocarpon (Marssonina) ne soient problématiques dans votre verger. Dans ces cas, RIMpro peut vous aider à cibler les infections les plus à risque pour ces maladies. Dans toutes les régions limitrophes à Montréal jusqu’en Estrie, les taches de la plus grosse infection de la saison (17 mai) ont commencé à sortir et seront entièrement visibles d’ici au 10 juin. Les taches des infections plus récentes apparaitront graduellement mais seront moins nombreuses (RIM plus faible).

Feu bactérien: Aucun symptôme de brûlure sur fleur n’a été rapporté. Les symptômes sur les fleurs en éclosion le 13-15 mai devraient être visibles ou sur le point d’apparaitre. Une détection rapide des symptômes est importante pour minimiser les dégâts.

 

 

Résumé

  • Développement des pommiers ralenti la semaine dernière pour toutes les régions.
  • Floraison à venir pour les régions plus froides. Éclaircissage : calibre moyen des fruits de 4 à 12 mm et outils disponibles.
  • Maladies : bientôt la fin des primaires pour la tavelure en Montérégie? Mais pas pour les traitements contre le blanc et les maladies estivales et contre le feu bactérien pour les fleurs non écloses.
  • Stratégie postflorale : traitements en voie d’être réalisés dans le sud du Québec.
  • Carpocapse de la pomme : début des captures pour plusieurs secteurs.
  • Acariens, puceron rose, punaise de la molène et autres : les auxiliaires se mettent au boulot.

 

SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)

Les températures plus froides de la dernière semaine ont ralenti, voire même arrêté, le développement des pommiers ainsi que l’activité des insectes dans plusieurs régions. Le tout reprend cette semaine avec les températures plus chaudes. L’étape de l’éclaircissage bat son plein cette semaine pour les régions du sud du Québec et des traitements insecticides postfloraux sont réalisés ou en voie de l’être.

Quelques fleurs subsistent (variétés tardives ou à cidre), mais le stade « nouaison » est bien atteint en Montérégie. La nouaison semble très bonne cette année, les fruits sont bien accrochés et les conditions d’éclaircissage sont bonnes. Le calibre moyen pour plusieurs variétés varie entre 4 et 8 mm. Pour les variétés plus hâtives comme ‘Paulared’, le calibre moyen se situe entre 6 et 10 mm.

En Estrie, les pommiers sont aux stades « calice » à « début nouaison ». Les poiriers sont au stade « nouaison ».

Dans les Laurentides, le stade des pommiers varie de « floraison » à « nouaison » avec des calibres moyens entre 8 et 12 mm. La nouaison est bonne en général.

Le stade « bouton rose avancé » (cv. ‘McIntosh’) est atteint dans la région de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. La floraison est débutée dans les variétés hâtives de pommiers pour ces deux régions et les poiriers sont en pleine floraison. Voir l’avertissement N° 5 du 7 mai 2025 pour la protection des pollinisateurs et des espèces utiles et des conseils sur la pollinisation.

C’est toujours le stade « pré-bouton rose » pour les pommiers au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Le début de la floraison des poiriers est imminent et les pruniers sont en pleine floraison. Voir l’avertissement N° 5 du 7 mai 2025 pour la protection des pollinisateurs et des espèces utiles et des conseils sur la pollinisation.

ÉCLAIRCISSAGE: Voir l’avertissement N° 6 du 14 mai 2025 pour connaitre les différents outils disponibles pour l’éclaircissage. Suivez votre conseiller régional du MAPAQ pour plus de détails dans les différentes régions.

 

TAVELURE, BLANC ET FEU BACTÉRIEN
(V. Philion)

Tavelure
Dans toutes les régions limitrophes à Montréal, la pluie prévue entre le 29 et le 31 mai marquera la fin de la période des infections primaires. Selon la simulation RIMpro, l’inventaire d’ascospores tire à sa fin et cette dernière infection n’atteindra pas le risque extrême. La fin des primaires ne signifie pas la fin des traitements fongicides. Dans les vergers dépistés où la tavelure est bien réprimée, il peut être tentant de ranger le pulvérisateur pour la saison. Malheureusement, l’intensification du blanc et de la suie-moucheture, l’apparition de Diplocarpon (Marssonina) et des pourritures estivales (ex: pourriture amère) forcent à la vigilance selon les cultivars et l’historique local. Quelques traitements localisés peuvent donc être utiles en cours d’été, notamment en juin. Le modèle RIMpro peut vous aider à cibler les infections importantes de suie-moucheture et Diplocarpon jusqu’à la mi-juillet. Par la suite, les traitements fongicides sont souvent inutiles au Québec.

 

Blanc
Dans les vergers où cette maladie est un problème, un traitement ciblé est certainement à considérer aujourd’hui. Ce traitement pourrait aussi servir de rempart à l’infection de tavelure prévue demain.

 

Feu bactérien
Dans les vergers où l’éclosion des fleurs n’est pas terminée, les risques d’infection ne sont pas négligeables. Les fleurs en éclosion hier (27 mai) sont à risque demain (29 mai). Les symptômes sur les fleurs devraient apparaitre à partir du 31 mai. Une intervention rapide avec du prohexadione-calcium (APOGEE, KUDOS) dès l’apparition des symptômes sur les fleurs est très efficace pour limiter les dégâts. Ne confondez pas les infections sur les fleurs (graves et moins fréquentes) et les infections à partir des chancres qui ont lieu à tous les ans. Des symptômes de chancres sont déjà visibles dans les vergers. L’élimination rapide des symptômes de feu bactérien limite les dégâts.

 

 

STRATÉGIE POSTFLORALE : pour une application bien ciblée contre le charançon de la prune, l’hoplocampe des pommes et la tordeuse à bandes obliques
(S. Gervais)

 

Voir l’avertissement du N° 7 du 21 mai 2025 pour la stratégie postflorale.

Les charançons de la prune n’étaient pas en activité la semaine dernière à cause des températures fraîches, mais certaines soirées un peu plus chaudes sont à venir pour certains secteurs. Suivez le modèle de l’insecte sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité et de ponte de l’insecte.

La présence et l’activité des larves de tordeuses à bandes obliques (TBO) sont toujours observées et variables pour toutes les régions au Québec. Les premières chrysalides ont été observées en Montérégie-Est, ce qui sonne tranquillement la fin des traitements possibles sur les larves de ce ravageur.

 

Chrysalide de TBO sur un bouquet floral le 27 mai en Montérégie-Est

Source : conseillère pomicole M-E

 

CARPOCAPSE DE LA POMME
(S.Gervais)

 

Le carpocapse de la pomme est à nos portes. Les premières captures sont mentionnées par plusieurs conseillers dans plusieurs régions au sud. Les premières pontes sont prévues la semaine prochaine pour les secteurs plus chauds. Pour plus d’information, consultez la fiche 65 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour le dépistage et les seuils d’intervention, et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI en fonction du stade de développement de l’insecte.

 

ACARIENS, PUCERON ROSE, PUNAISE DE LA MOLÈNE ET AUXILIAIRES
(S. Gervais)

 

Des formes mobiles du tétranyque rouge sont observées dans les vergers en Montérégie et les premiers tétranyques à deux points sont mentionnés en Montérégie-Est.

Quelques colonies de pucerons roses ont été observées dans toutes les régions sauf au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. C’est un ravageur secondaire en PFI dont la présence est favorisée par des printemps frais et pluvieux. Ce puceron s’attaque aux bourgeons à fruits et végétatifs ainsi qu’aux fruits. Consultez la fiche 65 du Guide de PFI pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles en PFI. Cette section se retrouve à la toute fin de la fiche.

Pucerons roses sous une feuille d’une nouvelle pousse

Source : IRDA

 

Les ravageurs ne sont pas les seuls à être observés, les prédateurs font aussi leur apparition et sont déjà actifs en Montérégie. Des larves de la punaise de la molène ont été aperçues en train de se nourrir de larves de tordeuses à bandes obliques. Bien que la punaise de la molène soit un excellent auxiliaire au verger, elle peut parfois s’attaquer aux fruits, lorsque la population est importante, et les proies rares. Une méthode de dépistage par observation des bouquets floraux et des fruits est disponible pour estimer le risque économique posé par la punaise de la molène. Des larves de syrphe ont aussi été observées dans les colonies de pucerons roses en Montérégie.

Les premiers stigmaéides sont mentionnés en Montérégie et les punaises pentatomides sont davantage observées par les collaborateurs de cette région. Les stigmaéides sont d’importants alliés contre l’ériophyide et les tétranyques en verger. Leur présence justifie aussi un dépistage « serré » du tétranyque rouge et du tétranyque à deux points avant d’intervenir. Quant aux pentatomides, certaines espèces sont prédatrices et se nourrissent d’acariens, de pucerons, de chenilles, d’autres punaises et même de coléoptères (voir la fiche Description et efficacité des prédateurs de pucerons pour en savoir plus sur ces espèces prédatrices. Pour les espèces qui sont phytophages et qui peuvent occasionner parfois des dommages d’alimentation sur les fruits, c’est beaucoup tard en saison.

 

Punaise pentatomide adulte du genre Brochymena qui peut être à la fois phytopage et prédatrice

Source : IRDA

Pour plus d’information sur les seuils d’intervention et les traitements possibles de ces différents ravageurs, consultez la fiche 65 du Guide de PFI et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessus pour consulter les traitements possibles.

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER
(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Tavelure: Dans toutes les régions limitrophes à Montréal, la pluie du 29 au 31 mai marquera la fin de la période des infections primaires. Selon la simulation RIMpro, l’inventaire d’ascospore tire à sa fin et cette dernière infection n’atteindra pas le risque extrême. La fin des primaires ne signifie pas la fin des traitements fongicides. Dans les vergers dépistés où la tavelure est bien réprimée, il peut être tentant de ranger le pulvérisateur pour la saison. Malheureusement, l’intensification du blanc et de la suie-moucheture, l’apparition de diplocarpon (Marssonina) et des pourritures estivales  (ex: pourriture amère) forcent à la vigilance selon les cultivars et votre historique local. Quelques traitements localisés peuvent donc être utiles en cours d’été, notamment en juin. Le modèle RIMpro peut vous aider à cibler les infections importantes de suie-moucheture et diplocarpon jusqu’à la mi juillet. Par la suite, les traitements fongicides sont souvent inutiles au Québec.

Blanc: Dans les vergers où cette maladie est un problème, un traitement ciblé est certainement à considérer aujourd’hui. Ce traitement pourrait aussi servir de rempart à l’infection de tavelure prévue demain.

Feu bactérien: Dans les vergers où l’éclosion des fleurs n’est pas terminée, les risques d’infection ne sont pas négligeables. Les fleurs en éclosion hier (27 mai) sont à risque demain.  Les symptômes sur fleurs devraient apparaitre à partir du 31 mai. Une intervention rapide avec du prohexadione-Ca (Apogee, Kudos) dès l’apparition des symptômes sur fleur est très efficace pour limiter les dégâts. Ne confondez pas les infections sur fleurs (graves et moins fréquentes) et les infections à partir des chancres qui ont lieu à tous les ans. Des symptômes sur chancres sont déjà visibles dans les vergers. L’élimination rapide des symptômes de feu bactérien limite les dégâts.

 

Les producteurs accompagnés par des agronomes bénéficient d’un atout majeur : des yeux sur le terrain pour les aider à prendre des décisions éclairées. En l’absence de conseil professionnel, la peur prend souvent le dessus, menant à des interventions inutiles. Dans les vergers dépistés où la croissance des feuilles et des fruits est suivie régulièrement, cette information agronomique peut justifier de **ne pas** traiter aujourd’hui, malgré le risque d’infection. Par exemple, s’il n’y a eu ni croissance ni pluie depuis mardi 20 mai, les traitements appliqués plus tôt cette semaine suffisent contre les ascospores éjectées aujourd’hui ou les conidies dispersées par la pluie. Le logiciel RIMpro peut aussi vous confirmer que la protection en place est toujours efficace (avec abonnement).

Résumé

Stades « calice » et début de nouaison en Montérégie.

Éclaircissage : outils disponibles.

Premières taches de tavelure.

Stratégie post-florale : application ciblée contre le charançon de la prune, l’hoplocampe des pommes et la tordeuse à bandes obliques.

Cécidomyie du pommier : premiers symptômes sur les feuilles.

Acariens : deuxième fenêtre d’intervention contre le tétranyque rouge.

Première mention de la punaise de la molène en Montérégie.

 

DÉVELOPPEMENT DES ARBRES FRUITIERS
(S. Gervais)

Le stade varie de « fin floraison » à « nouaison » (cv. ‘McIntosh’) en Montérégie. Le calibre moyen varie entre 5 et 6 mm. Quelques fleurs sont encore présentes.

En Estrie, les pommiers sont au stade « calice ».

Dans les Laurentides, on se situe entre « boutons roses avancés » à « pleine floraison ».

Le stade « bouton rose » (cv. ‘McIntosh’) est atteint dans la région de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. La floraison est débutée pour les poiriers dans la région de la Capitale-Nationale. Voir l’avertissement N° 5 du 7 mai pour la protection des pollinisateurs et des espèces utiles et des conseils sur la pollinisation.

Le stade « pré-bouton rose » est atteint au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Fin de floraison et stade « calice » à St-Bruno le 20 mai 2025. Plusieurs stades de développement se côtoient pour un même cultivar dans certains vergers

Source : IRDA

 

ÉCLAIRCISSAGE: Voir l’avertissement N° 6 du 14 mai 2025 pour connaitre les différents outils disponibles pour l’éclaircissage. Suivez votre conseiller régional du MAPAQ pour plus de détails dans les différentes régions.

 

 

LES PREMIÈRES TACHES DE TAVELURE SONT SORTIES
(V. Philion)

Les observateurs du réseau confirment les prévisions de RIMpro : des taches de tavelure ont été observées cette semaine sur les feuilles de rosette (bouquet), en lien avec l’infection du 26-27 avril. Dans la plupart des régions du sud du Québec, la longue pluie des derniers jours correspond à la dernière infection primaire (ascospores) en l’absence de conidies. Dans les vergers où des taches sont déjà visibles, la sévérité des prochaines infections sera aggravée par la propagation des spores d’été (conidies). Là où aucun symptôme n’est détecté, les prévisions d’infections primaires de RIMpro demeurent pertinentes. En présence de taches, ce sont plutôt les risques d’infection secondaire — également modélisés dans RIMpro — qui deviennent pertinents.

Apparition des taches issues des infections primaires selon RIMpro (ce modèle n’est pas en ligne)

L’onglet Infections secondaires de RIMpro permet d’accéder au calcul d’infection secondaire (selon Mills et Schwabe)

 

 

STRATÉGIE POSTFLORALE : pour une application bien ciblée contre le charançon de la prune, l’hoplocampe des pommes et la tordeuse à bandes obliques
(S. Gervais)

Entre les stades « calice » et « nouaison », plusieurs ravageurs sont à un stade physiologique sensible aux insecticides et n’ont pas commencé à endommager les fruits. Le moment idéal de l’intervention, soit le calice ou la nouaison, dépendra de la présence et de l’atteinte du seuil d’intervention du ravageur, ainsi que de l’historique du verger.

Il est important de bien planifier la stratégie post-florale en tenant compte de la stratégie estivale; la majorité des produits homologués contre le charançon de la prune et de l’hoplocampe des pommes sont les mêmes que pour le carpocapse de la pomme et la mouche de la pomme. Il faut donc tenir compte de la gestion de la résistance aux pesticides, et ne pas utiliser plusieurs fois un produit du même groupe chimique. Consultez l’affiche PFI 2025 dans la section à droite de l’affiche (catégorie et groupe chimique) pour les catégories de pesticides.

Il n’y pas eu encore d’observation du charançon de la prune dans le sud du Québec. Le modèle prévisionnel de CIPRA ne prévoit pas non plus en ce moment une activité de cet insecte car les nuits à venir sont fraîches. Suivez le modèle de l’insecte sur Agrométéo Québec pour les prévisions d’activité de l’insecte et de ponte.

Charançon de la prune adulte et dommage sur un fruit

Source : LEDP (MAPAQ) et IRDA

Les premières captures d’hoplocampe des pommes ont débuté dans les Laurentides. Très peu présent en Montérégie-Est, il a été davantage observé dans les vergers biologiques en Montérégie-Ouest.

La présence des larves de tordeuses à bandes obliques est variable, mais elle est plus présente dans les vergers sous régie biologique. Aucune chrysalide n’a été observée pour le moment et il n’y a eu aucune capture du papillon dans les vergers pilotes. Un premier parasitoïde a été observé à proximité de larves de TBO en Montérégie.

Consultez la fiche 65 du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI) pour le dépistage et les seuils d’intervention et cliquez sur le nom de l’insecte ci-dessous pour consulter les traitements possibles en PFI :

  • Si le seuil d’intervention de l’hoplocampe des pommes est atteint, le traitement se rapprochera du stade « calice ». Régie biologique : intervention avec le trappage massif.
  • Si le nombre de fruits portant des marques fraîches de ponte par le charançon de la prune ou si le verger a un fort antécédent de dommages de charançon de la prune, la majorité de la ponte des femelles se produit généralement vers la nouaison. Régie biologique : intervention avec le SURROUND WP.
  • Si le seuil d’intervention des larves de tordeuse à bandes obliques est atteint, et pour que le traitement soit efficace, il doit être ciblé avant que les larves ne se transforment en chrysalides. Souvent, une intervention peut être jumelée avec un traitement contre un autre ravageur, afin d’éviter des passages inutiles de tracteur. Régie biologique et PFI : une intervention avec le Bt peut être possible pour les régions dont les pommiers sont en floraison ou en voie de l’être.

 

CECIDOMYIE DU POMMIER
(S. Gervais)

Les premiers symptômes sont apparus dans les vergers en Montérégie. La cécidomyie du pommier est un ravageur mineur en PFI. Un pommier bien développé peut supporter de grandes populations sans affecter la récolte de celui-ci. Cet insecte peut devenir plus problématique dans les jeunes plantations, en limitant la croissance, et peut nécessiter un traitement au stade « calice » sur la première génération de larves. Aucun seuil d’intervention n’existe en ce moment pour cet insecte.

Dommages des larves de cécidomyie du pommier

Source : IRDA

 

ACARIENS
(S. Gervais)

Des formes mobiles du tétranyque rouge  sont observées dans les vergers en Montérégie, mais ne sont pas mentionnées par tous les collaborateurs. Si le seuil d’intervention est atteint, voir Le dépistage sur feuillage et les seuils d’intervention synthétisé dans le tableau Dépistage par observation visuelle des fruits ou du feuillage (Fiche 65 sur les Grilles de dépistage pour les vergers). Une stratégie de traitement de début de saison avec AGRI-MEK peut être envisagée jusqu’à la nouaison.

L’éclosion des œufs de tétranyque rouge a été observée dans la région de Québec, mais pas encore dans la région du Bas-Saint-Laurent, ce qui laisse encore la chance d’intervenir avec l’huile de dormance dans cette région.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER
(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Les observateurs du réseau confirment les prévisions de RIMpro : des taches de tavelure ont été observées cette semaine sur les feuilles de rosette (bouquet), en lien avec l’infection du 26-27 avril. Dans la plupart des régions du sud du Québec, la longue pluie des derniers jours correspond à la dernière infection primaire (ascospores) en l’absence de conidies. Dans les vergers où des taches sont déjà visibles, la sévérité des prochaines infections sera aggravée par la propagation des spores d’été (conidies). Là où aucun symptôme n’est détecté, les prévisions d’infections primaires de RIMpro demeurent pertinentes. En présence de taches, ce sont plutôt les risques d’infection secondaire — également modélisés dans RIMpro — qui deviennent pertinents.

Apparition des taches issues des infections primaires selon RIMpro (ce modèle n’est pas en ligne).

 

L’onglet « infections secondaires » de RIMpro permet d’accéder au calcul d’infection secondaire (selon Mills et Schwabe)

 

Les pluies successives qui ont débuté vendredi soir (16 mai) à plusieurs endroits ont favorisé de fortes éjections vendredi, samedi et il en reste encore pour aujourd’hui (dimanche). Le risque RIM a atteint le niveau extrême pour les éjections de vendredi (>500) et samedi (>1000) et atteindra un niveau de risque important pour les spores d’aujourd’hui (300) si la pluie continue toute la journée demain comme c’est prévu. Les traitements appliqués jeudi sont délavés dans la plupart des cas. La croissance importante depuis votre dernier traitement et le risque cumulé de toute cette pluie commande certainement un deuxième passage. La seule bonne nouvelle est que le temps froid va ralentir l’infection et permettre un traitement de bicarbonate + soufre jusqu’à lundi en soirée pour tuer les spores éjectées aujourd’hui. Pour les spores éjectés hier, il est déjà trop tard pour le bicarbonate.

Résumé

Stades « bouton rose avancé » et « floraison » en Montérégie.

Éclaircissage : outils disponibles.

Protection des espèces utiles.

Risques de blanc et de tavelure du pommier.

Hoplocampe des pommes : premières captures.

Chenilles, tordeuses et carpocapse de la pomme : premières captures du carpocapse de la pomme.

 

DÉVELOPPEMENT DES ARBRES FRUITIERS
(S. Gervais)

Le stade varie de « bouton rose avancé » à « pleine floraison » (cv. ‘McIntosh’) en Montérégie.

En Estrie, le stade varie de « pré-bouton rose » à « bouton rose ».

Dans les Laurentides, les premières fleurs sont apparues dans les cultivars hâtifs de pommier.

Le stade « débourrement avancé » est atteint dans la région de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

La pleine floraison débutera sous peu pour l’Estrie, les Laurentides et certains secteurs de la Montérégie. Pour des conseils sur la pollinisation (nombre de ruches, période d’introduction des ruches, emplacement des ruches, approvisionnement en eau pour les abeilles), consulter la fiche Conduite pour un développement et une mise à fruit optimaux du Guide de référence en production fruitière intégrée (Guide de PFI).

Floraison à Franklin le 12 mai 2025

Source : IRDA

Les pruniers et les poiriers sont en floraison en Montérégie et dans les Laurentides et sont presque au stade « bouton blanc » en Gaspésie.

Surveillez vos pommiers! Vous pouvez sélectionner le modèle prévisionnel Phénologie McIntosh pour la station météo près de chez vous sur le site Agrométéo Québec.

 

 ÉCLAIRCISSAGE

   (S. Gervais)

Le contrôle de la charge fruitière des pommiers est une étape essentielle dans la régie PFI afin de favoriser la qualité de la récolte, une meilleure gestion du rendement et améliorer la stratégie de lutte contre certains insectes. Plusieurs larves comme la tordeuse à bandes obliques ou le petit carpocapse adorent les paquets de pommes. Ce sont d’excellents abris pour eux contre les prédateurs, en plus de restreindre la portée des traitements phytosanitaires.

Pour un éclaircissage réussi, il faut intervenir à plusieurs reprises à différents stades du pommier. Plusieurs outils sont disponibles :

 


RIMpro éclaircissage le 14 mai 2025 pour Hemmingford

 

  • Une nouvelle fiche, Mode d’emploi des agents éclaircissants, a également été créée et explique les règles générales à suivre, la description des agents éclaircissants et une suggestion de programme d’éclaircissage.

 

PROTECTION DES POLLINISATEURS ET DES ESPÈCES UTILES
(S. Gervais)

La floraison est en cours ou en voie de l’être pour le sud du Québec. Bourdons, abeilles, pollinisateurs sauvages, araignées, punaises réduves, coccinelles et chrysopes ont été aperçus dans les vergers. Il est de votre devoir en tant qu’utilisateur de pesticides de prévenir l’intoxication des abeilles, des pollinisateurs indigènes et autres espèces utiles. Ceci inclut notamment l’obligation légale de ne pas pulvériser un pesticide toxique aux abeilles pendant la floraison.

S’il est indispensable d’appliquer des pesticides pendant la floraison, il faut se limiter aux produits peu toxiques ou inoffensifs et le faire entre 19 h et 7 h, moment où les abeilles sont normalement à la ruche. La toxicité des pesticides envers les abeilles et les autres espèces utiles est disponible sur l’affiche PFI 2025 et dans la fiche Les espèces utiles, une ressource à protéger du Guide de PFI.

RISQUES DE BLANC ET DE TAVELURE DU POMMIER
(V. Philion)

Cliquez ici

 

RISQUES DE FEU BACTÉRIEN

(V.Philion)

Cliquez ici

 

HOPLOCAMPE DES POMMES
(S. Gervais)

Hoplocampe des pommes adulte

Source : Bernard Drouin (MAPAQ)

 

Les premiers adultes ont été observés sur les fleurs et capturés en Montérégie, en Estrie et dans les Laurentides. La population devrait atteindre son « pic » cette semaine pour ces régions. Les œufs éclosent au stade « calice », en moyenne 10 à 12 jours après la ponte.

Pour l’estimation du risque : la méthode de dépistage de ce ravageur est décrite au tableau-synthèse Dépistage par pièges visuels de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers. Les pièges doivent être installés au stade « bouton rose ».
Pour la stratégie d’intervention, si le seuil d’intervention est atteint, consultez la fiche l’Hoplocampe des pommes. Il arrive souvent que le seuil d’intervention soit atteint pendant la floraison, alors que l’usage des insecticides est interdit pendant cette période. Il faudra attendre l’émergence des larves du réceptacle de la fleur au stade « calice » et aussi la sortie des ruches du verger pour le traitement post-floral.

Un œuf d’hoplocampe des pommes pondu à la base du réceptacle, visible après dissection de la fleur

Source : IRDA

PAPILLONS PRINTANIERS, TORDEUSES ET CARPOCAPSE
(S. Gervais)

Les papillons de la noctuelle du fruit vert sont en forte baisse et la tordeuse à bandes rouges est en augmentation en Estrie et en Montérégie. La présence de larves (toutes espèces confondues) est variable mais plus présente dans les vergers sous régie biologique.

Premières mentions de la présence de larves de la tordeuse à bandes obliques dans les Laurentides.

Premières captures du carpocapse de la pomme dans les Laurentides.

La méthode de dépistage des tordeuses sur le feuillage est décrite au tableau-synthèse Dépistage par observation des fruits ou du feuillage de la fiche 65 (Grilles de dépistage pour les vergers).

 

 

COCHENILLE, TÉTRANYQUE ROUGE, PUNAISE TERNE ET PSYLLE
(S. Gervais)

Dans les régions plus au nord (Québec, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie), les pommiers sont au stade « débourrement avancé ».

Voir l’avertissement N° 2 du 16 avril 2025 pour les méthodes de dépistage et les traitements à réaliser si le seuil d’intervention est atteint pour la cochenille et le tétranyque rouge. Les œufs de tétranyques rouges ne sont pas encore éclos selon les collaborateurs. L’éclosion des œufs est prévue cette semaine, selon CIPRA, pour la région de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches et vers la fin de la semaine prochaine pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Pour la punaise terne, l’activité est variable selon les secteurs : les stratégies de dépistage et les méthodes d’intervention sont décrites dans la fiche La punaise terne du Guide de PFI.

La présence de larves du psylle du pommier a été observée dans la région de la Gaspésie et possiblement au Bas-Saint-Laurent. Il n’existe pas de seuil d’intervention validé pour cet insecte. Les psylles du poirier peuvent causer un flétrissement et une chute précoce des feuilles, mais sont aussi des proies pour les prédateurs.

 

FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)

Le calendrier de fertilisation foliaire selon la fiche La fertilisation sans nuire à la phytoprotection du Guide de PFI a été déposé sur Agri-Réseau : Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers.

 

 

OBSERVATIONS ET PRÉVISIONS DU RÉSEAU-POMMIER
(S. Gervais)

Cliquez ici pour consulter le sommaire préparé chaque semaine pour les différentes régions pomicoles.

 

Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.

 

Dans les vergers où le blanc était problématique l’an dernier, la chaleur et l’humidité prévue cette semaine vont certainement favoriser la maladie. (Voir RIMpro). Le modèle identifie bien les périodes de sporulation, mais l’infection n’est pas toujours prédite correctement. N’attendez pas une ligne rouge pour agir.

Une intervention avec un produit efficace contre le blanc est à envisager le 14 ou le 15 mai. Selon son positionnement, ce traitement agira également comme première ligne de défense contre l’infection de tavelure prévue pour le vendredi 16 mai. Dans les vergers où le blanc est plus problématique que la tavelure (ex: HoneyCrisp), un traitement le 14 est préférable.

 

Les fongicides des groupes 3 (ex. : Cevya) et 7 (ex. : Sercadis) sont à privilégier. Les produits « spécialisés » contre le blanc (ex. : Fullback) sont généralement déconseillés au Québec, car ils peuvent nuire à la gestion de la résistance de la tavelure. Dans le même esprit, le groupe 11 (ex. : Flint) est déjà compromis par la résistance, et son utilisation contre la tavelure est risquée. Le groupe 11 est plus utile pour des traitements en été (Vidéo) Le soufre et le bicarbonate de potassium sont efficaces contre le blanc, mais un traitement appliqué mercredi serait délavé avant l’infection de tavelure.

Plusieurs fongicides n’ont aucune efficacité contre le blanc. Évitez le Captan, Folpan, Mancozeb, Scala, Allegro, Cuivre dans les traitements qui ciblent le blanc.

 

Ne ratez pas cette occasion d’intervenir si le blanc est un problème dans votre verger : en l’absence de traitement, la propagation est rapide et des symptômes seront visibles en moins d’une semaine.

La ligne d’infection (en rouge) n’est pas fiable pour le modèle du blanc. N’attendez pas son apparition pour agir.

 

Dans plusieurs cas, un traitement visant à la fois le blanc et la tavelure est possible. Des traitements spécifiques pour le blanc ou la tavelure peuvent être justifiés si le blanc est très problématique.

Dans les vergers où les fleurs ont commencé à éclore à partir du 12 mai (poiriers et pommiers), une infection de feu bactérien est possible notamment jeudi (15) et vendredi (16). Entre l’éclosion et l’infection, il faut 48 h pour que la bactérie atteigne la fleur et développe une population importante. Les modèles qui prédisent une infection le lendemain de l’éclosion sont trop alarmistes et entraînent des traitements fréquents qui ne sont pas utiles. Ciblez votre énergie là où ça compte. Un traitement de streptomycine appliqué le 14 mai couvre les fleurs écloses au moment du traitement et à risque pour cette semaine. Les fleurs en éclosion le 15 mai pourraient être à risque vers le 17 ou 18 mai selon l’évolution de la température. Un deuxième traitement est donc à prévoir vers le 17 mai (ou plus tard). Il est impossible de couvrir toute la floraison avec un seul traitement, mais il est également épuisant et inutile de traiter tous les deux jours. Ciblez vos interventions.

Le produit bio le plus efficace contre le feu (Blossom Protect) est indisponible cette année. Exceptionnellement, la streptomycine a été autorisée en production biologique pour pallier à ce problème. Selon la littérature scientifique disponible, les autres options certifiées biologiques ne sont pas aussi fiables que Blossom Protect.

La pluie du vendredi 9 mai a provoqué une éjection très importante (Potentiel RIM > 1000). Au moment d’écrire ce billet (10 mai à 11 h), l’infection de tavelure a déjà dépassé le seuil « extrême » (> 500). Selon le moment où surviendra le séchage des feuilles aujourd’hui, il est possible que le risque atteigne son plein potentiel. La pluie du samedi 10 mai a permis l’infection des spores éjectées hier, mais le séchage empêchera l’infection de celles éjectées aujourd’hui (voir l’image de RIMpro pour Rougemont).

Si les arbres étaient complètement protégés hier, le lessivage ne pose pas de problème : le traitement a fait son œuvre en éliminant les spores susceptibles d’infecter.

Dans les vergers protégés « à moitié » hier, la situation est différente. Si vous avez traité un rang sur deux avant la pluie, il est temps de compléter votre intervention. Un risque « extrême » exige une stratégie sans faille.

Dans les vergers ayant un historique de blanc du pommier, le retour du beau temps favorisera la maladie. Il est préférable d’attendre à lundi ou mardi pour intervenir afin de bien couvrir le nouveau feuillage, mais ne ratez pas cette occasion de traiter avant que la maladie ne se propage.

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